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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:03
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Published by David Castel - dans Justice Carcérale
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 14:46

Tania Parnisari attend le début de son procès en appel devant la Cour d'assises du Bas-Rhin à Strasbourg, le 25 mars 2008

©2008 Google - Données cartographiques ©2008 Tele Atlas - Conditions d'utilisation

Tania Parnisari condamnée à 18 ans de prison pour le meurtre de sa fille

STRASBOURG (AFP) — La Cour d'assises d'appel du Bas-Rhin a condamné jeudi à 18 ans de réclusion criminelle Tania Parnisari, une mère de 33 ans qui était rejugée depuis une semaine et demi pour le meurtre en mars 2003 de sa fille de 7 ans Sophia.

La peine est légèrement en retrait par rapport aux réquisitions du ministère public qui avait demandé mercredi 20 années de prison, sentence à laquelle avait été condamnée Mme Parnisari en février 2007 par les assises du Haut-Rhin.

La décision a été accueillie dans un silence crispé, Tania Parnisari s'effondrant à la lecture du verdict. Son fils Mickaël, 15 ans, est sorti de la salle avant même l'énoncé de la peine.

Son avocat Me Ange Bujoli a immédiatement annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

Le corps sans vie de Sophia, disparue le 10 mars 2003, avait été retrouvé le lendemain dans un ruisseau proche du domicile familial à Brunstatt (Haut-Rhin, banlieue de Mulhouse).

Selon les médecins-légistes, qui avaient conclu à une mort par asphyxie mécanique, la fillette avait été déposée encore vivante dans le ruisseau, où elle avait fini d'agoniser.

Mercredi, l'avocat général Olivier Collonniers, qui avait requis 20 années de réclusion criminelle, s'était appuyé sur une chronologie détaillée de l'après-midi du drame pour tenter de démontrer la culpabilité de l'accusée.

Celle-ci n'aurait pas supporté que son amant refuse de passer la soirée avec elle. Ivre de rage et de frustration, psychologiquement "au bord de l'ébullition", elle aurait alors étouffé sa fille avant de déposer le corps dans un ruisseau.

Me Bujoli s'était employé jeudi matin à balayer cette thèse et avait souligné l'absence de preuves à l'encontre de sa cliente, se disant "convaincu de son innocence".

"Rien ne tient dans cette affaire, si ce ne sont des accusations purement gratuites", avait-il tempêté, avant de tirer à boulets rouges sur l'enquête et l'instruction, émaillées selon lui d'"imprécisions" et de "manipulations".

Il avait également mis en exergue les "incohérences" des "témoins capitaux" qui avaient déclaré avoir aperçu Tania Parnisari revenir du lieu de la découverte du corps de Sophia avec une poussette l'après-midi même de la disparition de la fillette.

Mercredi, les avocats des parties civiles avaient pour la plupart réclamé la condamnation de l'accusée, l'avocat de l'association Enfance Majuscule, Me Pierre Schultz, martelant que dans ce dossier, "tous les chemins mènent à Tania Parnisari".

Me Marc Muller, avocat du père de la petite Sophia, avait qualifié le système de défense de l'accusée de "pitoyable". "Vous êtes manipulatrice, vous êtes machiavélique et vous êtes une mante religieuse", lui avait-il asséné.

"Je m'en remets à vous (...) Quelle que soit votre décision, ça ne me ramènera pas ma petite fille", avait lancé Tania Parnisari aux jurés jeudi, juste avant qu'ils ne se retirent pour délibérer. "Le combat reste,
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Published by David Castel - dans Justice Carcérale
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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 22:00
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:49

Vidéo-Débat : la rubrique où les internautes font l'actualité

regardez cette vidéo filmée par des détenus de la prison de Fleury-Mérogis

 



Cette vidéo exceptionnelle arrive à un moment où le gouvernement cherche à développer les bracelets électroniques et où paradoxalement on envisage de baisser l'âge des mineurs susceptibles d'entrer en détention.

Il y a aujourd'hui environ 65 000 personnes en détention en France, pensez-vous que le système pénitentiaire soit une solution pour tous les délinquants?

Pensez-vous que la prison soit acceptable en matière de détention provisoire, c'est-à-dire avant qu'un jugement définitif soit rendu à l'encontre d'un prévenu ou d'un accusé ?

Enfin, pensez-vous que l'état et le fonctionnement de nos prisons sont en mesure de faire des détenus, des "hommes meilleurs" à la sortie ?


L'équipe d'Intime Conviction vous encourage à poster des commentaires sur cette vidéo-débat qui représente un des sujets les plus brûlant de notre société et elle vous rappelle son mot d'ordre : "un mauvais commentaire est un commentaire gardé pour soi!"

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Published by Benjamin Brame - dans Justice Carcérale
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 02:23

Jean Bérard historien (université Paris-VIII)et Gilles Chantraine sociologue (CNRS et Centre de recherches sociologiques et économiques de Lille).
http://s.liberation.fr/_looks/liberation/images/main_logo_329x101.gif
QUOTIDIEN : lundi 22 septembre 2008
3 réactions  

«Tenez-vous à carreau, et vous serez chez vous, libre, avec une chambre et des toilettes séparées. La prison, ce n’est pas l’hôtel», a répondu Rachida Dati à un détenu qui l’interpellait sur ses conditions de détention dans une prison de Metz. Le meurtre, quelques jours plus tard, d’un jeune homme par son codétenu donne à cette sortie brutale l’allure d’une provocation, d’une gaffe rendue dérisoire par le drame qui lui a succédé.

Il faut pourtant la lire de près, car, mieux que les discours lénifiants du ministère, elle en dit long sur la façon dont la ministre conçoit la «grande» réforme des prisons promise depuis 2007, et (toujours ?) programmée pour cet automne.

Elle renoue avec le discours traditionnel de la droite sur les prisons qu’il ne faudrait pas trop modifier sous peine de les transformer en «quatre étoiles». Les moments où, comme en 2000, le personnel politique, tous bords confondus, a regardé les prisons «en face» (selon le mot alors employé par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale) et jugé leur état «humiliant» pour la République (selon celui de la commission d’enquête du Sénat), semblaient prémunir contre cette rhétorique hôtelière. Il n’en est rien : lorsque la droite est lasse de répondre de l’écart criant entre les droits de l’homme et la situation des détenus, elle renoue avec une idée simple : la prison ne doit pas protéger la dignité, sans cela elle ne serait pas dissuasive.

Cette idée permet de comprendre pourquoi la ministre se permet de renvoyer l’indignité des conditions de détention à la responsabilité des détenus eux-mêmes. Elle prolonge un argument qui a servi pour justifier la mise en œuvre des peines plancher à l’été 2007 : pour empêcher les délinquants de sévir, il suffirait de brandir devant eux la menace de sanctions de plus en plus lourdes.

Un an plus tard, alors que les effets de la politique pénale se font sentir sous la forme d’une surpopulation record, il est temps de renforcer le message aux potentiels infracteurs : non seulement vous allez passer longtemps en prison, mais ne comptez pas que l’Etat y garantisse vos droits élémentaires, comme celui de disposer d’une cellule pour soi, ou de conserver un minimum d’intimité.

Un tel discours ne tient que par une occultation complète des conditions de la délinquance et de l’inégalité selon le statut social, sans même parler de la présence massive en détention de personnes souffrant de graves troubles psychiatriques. En 2002, l’Insee a publié une enquête sur l’histoire familiale des hommes détenus, qui montre que celle-ci est faite, pour une immense majorité d’entre eux, de précarité, d’échec scolaire, de ruptures familiales… Lors de la consultation organisée en 2006 par les Etats généraux de la condition pénitentiaire, et à laquelle plus de 15 000 personnes détenues ont participé, 79 % des réponses jugeaient nécessaire «d’élargir les possibilités d’accès des sortants de prison aux dispositifs d’accueil d’urgence, d’hébergement et de logements sociaux». Autrement dit, la provenance et la destination de très nombreux prisonniers, ce n’est pas «chez eux», ce sont des foyers, des hôpitaux, ou encore la rue.

Pour le savoir, il suffirait d’entendre ce qu’ils ont à dire sur la trajectoire de leur vie. Mais, et c’est peut-être le sens le plus profond de cette déclaration, pour Rachida Dati, celui qui ne s’est pas tenu «à carreau» n’a pas le droit de se plaindre. La revendication du détenu est exorbitante et plus encore sa volonté de revendiquer comme n’importe quel citoyen dans un Etat de droit.

Ainsi s’engage le «débat» sur la réforme des prisons que le gouvernement nous prépare : les prisonniers sont responsables de la surpopulation car ils n’entendent rien à la dissuasion pénale pourtant martelée depuis un an. L’Etat n’est pas tenu de respecter les droits fondamentaux des personnes car, pour avoir des droits, il ne fallait pas commettre d’infraction. Les détenus voudraient-ils prendre la parole contre cette situation que la ministre leur rappellerait promptement que la condamnation pénale est également une condamnation au silence.

Auteurs de : 80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l’institution pénitentiaire, paru en septembre 2008 aux éditions Amsterdam.

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 16:20
Actualité Loos


samedi 06.09.2008, 04:56 - La Voix du Nord

L'un est jeune, l'autre présente une apparence quasi juvénile. Tous deux sont pourtant riches d'une forte expérience... de la détention. Avant-hier, en comparution immédiate, ces garçons de 21 et 24 ans se sont enferrés dans leur attitude menaçante à l'égard de leurs gardiens de la prison de Loos.

A priori, l'affaire fait davantage penser à une histoire de cour de récréation qu'à un différend ayant pu naître dans le périmètre de promenade d'un centre de détention. Après s'être vu confisquer un téléphone portable, un détenu apostrophe deux autres pensionnaires des lieux. Il est persuadé que les deux compères l'ont dénoncé. Dans la foulée, le 20 août dernier, Mickaël Dupire, 24 ans, et Rudy Trancard, 21 ans, s'en prennent à un surveillant. Crachats, menaces contre la famille... Présentés devant les juges, et confrontés au gardien et au directeur adjoint du centre de détention, les deux prévenus n'auront pas vraiment idée de faire amende honorable. Au contraire.Des « gentillesses » fusent du box : « On se retrouvera ! » « Je ne parle pas aujourd'hui. Je réglerai mes comptes quand je sortirai. » Le tout est dûment acté par la greffière. Le directeur adjoint de la prison de Loos était venu, entre autres, évoquer un courrier où on lui annonçait de possibles « coups de batte ».

Les magistrats assèneront finalement six mois de prison ferme supplémentaires à Dupire et cinq mois à Trancard. • L. B.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 08:53
Société

Thomas Hammarberg, commissaire au Conseil de l’Europe.
Recueilli par PAUL QUINIO et FABRICE TASSEL
QUOTIDIEN : samedi 24 mai 2008
10 réactions  

Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, achevait vendredi une semaine de rencontres en France. Ministres (Rachida Dati, Brice Hortefeux, Christine Boutin, Rama Yade), associations, syndicats. Il un bilan critique de sa visite.

La France souffre d’une surpopulation carcérale record - au 1er mai, 63 645 personnes incarcérées pour 50 361 places -, quelles solutions pour y remédier ?

D’abord, c’est un énorme problème, et je suis surpris qu’il y ait toujours un tel niveau de surpopulation, alors que cela fait des années qu’on critique cette situation. Les mesures nécessaires n’ont pas été prises pour y remédier, et je répète que je suis surpris du peu de progrès effectués. On peut bien sûr construire davantage de places de prison, mais, plus sérieusement, il faudrait d’abord penser à des peines alternatives à la prison, ou organiser mieux le contrôle judiciaire. Or je n’ai pas l’impression que ces hypothèses soient sérieusement prises en compte.

D’après une loi de 2005, les prisons françaises auraient dû, en juin, disposer de cellules individuelles. Ce ne sera pas le cas, mais pensez-vous qu’un jour ce soit possible ?

Alors que la surpopulation ne cesse de s’aggraver, nous sommes très loin de cet objectif. A Fresnes, où je me suis rendu, il existe de petites cellules occupées par deux ou trois détenus. On perçoit vite les tensions entre eux. Il faudrait fournir un effort important, mais je n’ai pas été convaincu par la détermination de Rachida Dati à prendre des mesures à la hauteur de cette situation.

Que pensez-vous de la loi qui vise à créer des centres de rétention de sûreté, où des condamnés seraient enfermés après avoir purgé leur peine ?

Cela dépend de quoi on parle. Il existe dans plusieurs pays des centres de fin de peine dans lesquels des détenus préparent leur réinsertion. Si le projet vise à instaurer ce type de centres, il n’y a pas de,problème. Mais si on parle d’un prolongement de la peine, je suis en total désaccord.

Lors de vos rencontres de cette semaine, quel autre problème vous a le plus préoccupé ?

Je suis inquiet du projet de réforme de l’ordonnance de 1945 qui vise à rendre des jeunes de moins de 13 ans accessibles à une sanction pénale. Les enfants qui ont commis des délits sont avant tout des victimes. Par ailleurs, je suis inquiet de l’approche françaises à l’égard de l’immigration irrégulière, et notamment des arrestations de sans-papiers à proximité de lieux publics comme les écoles ou les préfectures, qui devraient rester des endroits sûrs. J’en ai parlé avec Brice Hortefeux, mais nous sommes en désaccord sur ce sujet.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 12:14

SAINT-ETIENNE - Trois détenus de la prison de La Talaudière (Loire) ont été condamnés à trois ans de prison ferme chacun, mercredi soir, par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, pour avoir grièvement brûlé un de leur compagnon de cellule avec un thermo-plongeur, une résistance servant à faire bouillir de l'eau.


De source judiciaire on précisait jeudi que les accusés, dont les condamnations sont conformes aux réquisitions du ministère public, ont été reconnus coupables de "violences volontaires en réunion, avec arme, dans un local de l'administration pénitentiaire".

Le 26 avril dernier, dans le cadre d'un litige relatif à un objet lancé dans la cour de la maison d'arrêt par-dessus le mur d'enceinte, trois détenus avaient grièvement blessé à la cuisse gauche un autre détenu en lui appliquant la résistance du thermo-plongeur. AP

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:53


SOCIÉTÉ L’Établissement pour mineurs, prison d’un genre nouveau, tournée vers l’éducatif, a ouvert ses portes en septembre. Nous avons pu le visiter.

 Chaque unité de vie, sorte de pavillon où vivent les jeunes par groupes de dix, est gérée par un binôme composé d’un surveillant et d’un éducateur.

Près de Valenciennes, l’Établissement pour mineurs de Quiévrechain (EPM), ouvert depuis septembre, remplace les vétustes quartiers des prisons traditionnelles.

PAR NICOLAS FAUCON
region@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT Au fond d’une impasse, un vaste rectangle de béton. Avec un drapeau tricolore secoué par les vents. L’enceinte est close ; les murs sans fenêtres.
Ouvert depuis le 17 septembre, l’EPM de Quiévrechain est l’un des sept établissements créés en France pour remplacer à terme les quartiers pour mineurs des prisons traditionnelles, qui étaient de plus en plus critiqués pour leur vétusté et leur manque de contenu éducatif. À ce jour, 136 ados sont déjà passés par Quiévrechain.
Répartis par groupes de dix dans six bâtiments distincts appelés « unités de vie », les jeunes condamnés ou en attente de jugement dorment dans des cellules individuelles de 9 m² et sont socialisés tout au long de la journée. Une sorte de prison trois étoiles, quoi.
Quelque 120 surveillants, éducateurs, enseignants et personnels de santé travaillent ensemble. La pluridisciplinarité des équipes, une autre des caractéristiques des EPM.
Lors de l’inauguration en 2007 du premier établissement à Meyzieux, près de Lyon, le ministre Pascal Clément avait évoqué sa « volonté de sortir les mineurs des prisons pour adultes », qualifiant même les EPM de lieux « humanistes, de salles de classe entourées de murs ». De fait, les quartiers pour mineurs des prisons de Valenciennes et Sequedin ont disparu. Reste juste, dans la région, celui de Longuenesse, près de Saint-Omer.
Les juges envoient davantage les mineurs en prison depuis la naissance de l’EPM de Quiévrechain. « Avant sa création, ils étaient 30 à être incarcérés dans le département du Nord. Au moment où je vous parle, ce chiffre est passé à 49 », dit Gilles Haudiquet, directeur du service éducatif rattaché à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Pour le principal syndicat des éducateurs de la PJJ, les EPM ont un effet pervers, celui de banaliser la prison. Des associations comme le Genepi et des magistrats dénoncent eux les moyens mis dans les EPM au détriment des centres ouverts.
« Pour l’instant, pas de suicide, pas d’évasion, pas d’émeutes, rien de sensationnel », lâche, un brin ironique, le directeur, Christophe Millescamps. « Mais personne n’est à l’abri de ce qui s’est passé à Meyzieu (en février, un ado s’est suicidé) et la vigilance des équipes est toute particulière », enchaîne Gilles Haudiquet.

De 13 à 18 ans
Ce jour-là, 49 ados sont emprisonnés (la capacité maximale est de 64 places). Âgés de 13 à 18 ans, ils suivent des cours, font du sport, regardent la télé, préparent un diplôme. 75 % viennent du Valenciennois et de la métropole lilloise. Et 91 % étaient déjà « connus » par la PJJ avant leur incarcération. Jean-Frédérick Henrard, chef de la détention : « La majorité est ici pour des vols avec violence. Il y a aussi pas mal d’outrages à agent. On a un certain nombre d’auteurs d’actes criminels aussi.
» À seize ans et demi de moyenne d’âge, « ils sont plutôt dans un état de santé correct », juge Virginie Bardiaux, cadre de santé à l’EPM.
Thierry (prénom d’emprunt) se prélasse sur un sofa. Interdiction de l’interviewer. « On est chouchoutés ici », lâche-t-il juste, mi-ludion mi-trublion.
17 h 30 ; la journée de cours est terminée. Plus loin, au gymnase, un autre groupe joue au basket-ball. Jean-Michel Vandeville, éducateur sportif à la PJJ, fait l’arbitre. « Avant, sur un simple regard, ils pouvaient se battre. Mais ça va mieux.
» Dehors, Jean-Frédérick Henrard discute avec un ado de 17 ans qui sort le lendemain de détention. Pour Catherine Pech, la directrice adjointe, « les jeunes qui sont ici ont cumulé des problèmes. La plupart sont déscolarisés depuis plus d’un an et demi quand ils arrivent ici. Et plus de 50 % d’entre eux ne sont pas visités par leur famille aux parloirs ».  •

RÉAGISSEZ !

L’éducation en prison, est-ce possible ?
 devousanous@lavoixdunord.fr

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UGSP-CGT (2008-05) L’INFLATION CARCÉRALE CONTINUE : 63.645 DÉTENUS AU 1ER MAI 2008. 14161 PERSONNES EN SURNOMBRE DANS LES PRISONS FRANÇAISES
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La garde des Sceaux, Rachida Dati, a annoncé aujourd’hui qu’elle allait prendre un décret pour organiser la mise en œuvre de l’obligation d’encellulement individuel des détenus. Depuis 2000, l’administration a dérogé à la règle fixée par l’article 716 du Code de procédure pénale prévoyant que chaque détenu doit être enfermé dans une cellule individuelle.

Décidément, notre ministre de la justice n’hésite pas à faire des déclarations surréalistes. Avec 14161 personnes en surnombre dans les prisons, nous ne comprenons pas par quel tour de passe-passe la ministre va réussir à éliminer la surpopulation pénale.
 Ou bien peut-être va-t-elle rompre radicalement avec la politique pénale actuelle, cesser une politique où l’obsession sécuritaire prime avec pour conséquence un recul effréné des droits et libertés ?
Comment va-t-elle effacer 6 années vouées à l’inflationnisme sécuritaire ?
Peut-être que la loi pénitentiaire nous réserve des changements profonds, serait-ce la raison pour laquelle aucun projet finalisé ne nous ait été révélé aujourd’hui ?

Aujourd’hui, 49 484 places en détention sont opérationnelles et peuvent être occupées par les détenus. Les constructions de prison ne permettent pas d’endiguer le nombre important d’incarcérations.
Au 1er mai 2007, 11734 détenus étaient en surnombre, la situation s’aggrave et est sans appel.
La CGT pénitentiaire dénonce à nouveau l’irresponsabilité des gouvernants Français qui continuent à nier la réalité du monde carcéral.
Le déni est si présent que, sans aucunes précisions, la ministre nous annonce que très prochainement chaque détenu pourra bénéficier de l’encellulement individuel.

Ce mépris institutionnel aggrave sérieusement les conditions de détention, les conditions d’exercice des personnels, entrave le service public pénitentiaire.

 

 

Montreuil, le 19 mai 2008.


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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 15:38

 



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mercredi 30 avril 2008, mis à jour à 14:25


Reuters

Lucien Léger, qui fut le plus ancien détenu de France avant sa libération conditionnelle, le 3 octobre 2005, a demandé à la Cour européenne des droits de l'homme de condamner la France pour détention arbitraire et traitement inhumain à son égard.

Pour son avocat, Me Jean-Jacques de Felice, c'est une affaire de principe, au-delà du cas d'un homme qui a passé 41 ans de sa vie en prison.

"Vous devez prendre clairement position sur les peines d'élimination", a-t-il déclaré à Strasbourg aux 17 juges de la grande chambre appelés à se prononcer en seconde instance.

Il a opposé la réinsertion, qualifiée de "priorité des priorités" par le garde des Sceaux, Rachida Dati, à la rétention de sûreté qui permet désormais de détenir indéfiniment, après la fin de leur peine, les personnes condamnées pour certains crimes graves.

"Comment dans le même temps peut-on parler d'un souci de réinsertion et accepter une sorte de rétablissement de la peine de mort par une détention prolongée au-delà de toute raison?", s'est-il interrogé.

Âgé de 71 ans, Lucien Léger avait été condamné le 7 mai 1966 à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises de Versailles pour l'assassinat d'un enfant de 11 ans, Luc Taron, le 27 mai 1964 dans les bois de Verrières (Essonne).

Cet infirmier psychiatrique avait soulevé une vague d'indignation en France en envoyant aux médias, avant d'être arrêté, une cinquantaine de messages signés "l'étrangleur", dans lesquels il donnait des détails sur la mort du petit Luc.

Dans un arrêt de première instance rendu le 11 avril 2006, la juridiction du Conseil de l'Europe avait débouté Lucien Léger.

Elle avait estimé que la durée "exceptionnellement longue" de sa détention était justifiée par "l'exceptionnelle gravité de l'infraction", l'assassinat d'un garçon de 11 ans, et par "le risque de récidive" attesté par les experts.

Encore incarcéré lors de la première audience, en avril 2005, Lucien Léger, petit homme sec tout habillé de noir, avait pris place cette fois dans la salle, derrière ses avocats.

L'ancien infirmier psychiatrique, qui touche une retraite de 631 euros par mois, occupe désormais son temps entre un travail pour la Croix rouge et l'écriture d'un livre sur sa détention étayé par "35 ans" d'étude du droit durant sa détention.

"ARRÊTER AVEC CES PEINES SANS FIN"

Il s'est exprimé devant la presse à défaut d'être autorisé par le règlement de la Cour à le faire devant elle.

"Où ils sont malades et il faut les soigner, ou ils sont responsables et il faut les faire sortir avec un suivi. Il faut arrêter avec ces peines sans fin", a-t-il dit à propos de ceux qui connaissent la situation qui fut la sienne.

Condamné à perpétuité et libérable au bout de 15 ans - le code pénal ignorait alors les périodes de sûreté -, Lucien Léger a formulé 15 demandes de libération conditionnelle, selon son avocat, avant d'obtenir gain de cause.

Me de Felice s'est attaché à dénoncer le "risque de récidive" avancé par les psychiatres.

"Le risque zéro est incompatible avec l'idée de justice et conduit à tous les arbitraires", a-t-il affirmé.

Il n'a pas exclu, en outre, que Lucien Léger ait pu être victime d'une erreur judiciaire.

"Ce n'est pas le risque zéro, mais le risque raisonnable qui est apprécié par deux niveaux de juridiction nationale", a répliqué Anne-Françoise Tissier, conseil du gouvernement français.

"Il n'existe pas un droit à la libération mais un droit à l'espoir de libération", a-t-elle ajouté.

Elle a souligné que 6.436 décisions de libération conditionnelle avaient été prises l'an dernier dont 16 concernant des condamnés à perpétuité.

Elle a affirmé que les demandes de libération de Lucien Léger avaient été plusieurs fois refusées parce qu'il refusait tout suivi psychologique "en raison de son innocence" proclamée.

Cette déclaration fait bondir l'intéressé. "Je n'ai pas refusé puisqu'on ne me l'a jamais demandé", affirme-t-il.

Anne-Françoise Tissier a enfin rappelé que Lucien Léger avait revendiqué le meurtre du petit Luc Taron à travers "49 lettres signées 'l'étrangleur'" avant de passer des aveux circonstanciés devant le juge, puis de se rétracter.

Lucien Léger, qui a interdiction de parler de cette affaire pendant dix ans, a annoncé qu'il formulerait "prochainement" une demande de révision de son procès.

Gilbert Reilhac

Lucien Léger aux assises : les quarante jours de l'Etrangleur
Le Monde - Publié depuis 1 heure
Un petit homme brun dans un costume d'alpaga gris. Lorsque Lucien Léger apparaît devant les assises de Seine-et-Oise, à Versailles, le 3 mai 1966, ...
La Cour européenne des droits de l'homme réexamine la question des ...
Le Monde - Publié depuis 1 heure
Lucien Léger, qui a été le plus ancien détenu de France, est venu plaider la cause des peines de perpétuité devant la Cour européenne des droits de l'homme ...
Lucien léger, en prison pendant 41 ans, poursuit la France devant ...
Ouest-France - 30 avr 2008
Lucien Léger, qui fut le plus ancien détenu de France avant sa libération conditionnelle, le 3 octobre 2005, a demandé ce matin à la Cour européenne des ...
Cas Léger: les longues peines en question
Le Figaro - 30 avr 2008
Lucien Léger, qui a passé 41 ans de sa vie en prison, a affirmé aujourd'hui avoir le sentiment d'avoir servi de "cobaye" pour l'Etat français afin ...
L'ex-plus ancien détenu de France devant la cour de Strasbourg
Le Point - 30 avr 2008
STRASBOURG (Reuters) - Lucien Léger, qui fut le plus ancien détenu de France avant sa libération conditionnelle, le 3 octobre 2005, se présente ce mercredi ...
La CEDH réexamine le cas de Lucien Léger
nouvelobs.com - 30 avr 2008
L'ex plus ancien prisonnier de France a porté plainte contre l'Etat français auquel il reproche ses 41 ans derrière les barreaux. ...
Le cas de Lucien Léger examiné par la Cour de Strasbourg
France Info - 29 avr 2008
Il a passé 41 années en prison. Le cas de l’ex plus ancien détenu de France est aujourd’hui examiné en appel par la Cour européenne des droits de l’homme. ...
Léger juge la France "inhumaine"
Le journal du dimanche en ligne - 29 avr 2008
Plus ancien détenu de France avant sa libération conditionnelle en octobre 2005, Lucien Léger doit se présenter devant la Cour européenne des droits de ...

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