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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 08:25

Chers lecteurs, en raison du succès d'intime conviction dont vous êtes les principaux responsables, votre quotidien judiciaire déménage
pour devenir plus performant, plus attrayant....bref, ce n'est que justice à votre égard :

voici sa nouvelle adresse :


      
       
          http://www.intimeconviction.fr/


              - nouvelles chroniques/nouveaux chroniqueurs  
- des vidéos en ligne relatives à la justice
- des interviews sur  l'actualité judiciaire


                              La justice : ses réformes, ses affaires, ses dysfonctionnements... n'ont jamais été aussi présents dans l'actualité, il est donc nécessaire qu'un média se spécialise dans ces domaines qui touchent souvent à nos libertés fondamentales.

Les affaires judiciaires sont trop régulièrement survolées par des journalistes n'ont spécialisés qui s'attachent plus au(x) scandale(s) qu'au fond.

Intime Conviction continuera de faire une revue de presse, mais nous ajouterons, quand nous le jugerons nécessaire, des bandeaux d'informations, quand nous trouverons l'information incomplète où tout simplement mal comprise.

A ce titre, ne possèdant pas la science infuse, l'équipe d'Intime Conviction vous encourage à publier des commentaires; en effet, nous sommes très attachés à vos avis qu'ils soient étayés d'arguments juridiques ou non, car nous sommes convaincus qu'en ce domaine, le fameux principe de transparence de la justice ne représente rien si les citoyens ne sont pas en mesure de donner leurs impressions.
(nous n'effectuons aucune censure excepté si les propos prennaient une tournure illégale, raciste ou incitatrice à la violence)


Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre journal ainsi qu'à la justice en général.
A ce titre, n'hésitez pas à répondre au sondage (en un clic) sur la justice, que nous vous proposons sur notre nouveau support :
http://www.intimeconviction.fr/


Enfin, le nouveau site garde un lien permanent avec l'ancien intimeconviction.com en guise d'archives des centaines d'articles déjà publiés.
 

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Published by Benjamin Brame - dans Intime Conviction
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 17:17

10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution



3  Deux poids et deux mesures pour la justice
Selon la constitution et la
déclaration des droits de l'homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu'on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n'a pas causé d'accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l'école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d'une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l'affaire d'Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l'affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...
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Published by David Castel - dans Intime Conviction
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 11:20

Encore une fois intime conviction s'intéresse à l'affaire Achoui, appelée anciennement "affaire Ferrara" !

Pourquoi ?
Tout simplement car quasiment aucun média ne s'y intéresse alors qu'elle constitue une des affaires judiciaires les plus intéressantes du moment.

Ensuite, parce qu'elle touche directement aux qualités de la profession d'avocat , et en cela elle est historique !

Enfin, et ici, nous nous y intéressons plus particulièrement aujourd'hui car hier nous avons pu receuillir le témoignage de Maître Florand, avocat pénaliste et ancien collaborateur de Karim Achoui, qui nous livre les raisons qui ont justifié le report de l'audience de mise en liberté par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris.



Ce mercredi 21 janvier 2009 à 9h, la Chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Paris devait rendre sa décision quand à la mise en liberté de l'avocat Maître Karim Achoui.

Les cafouillages du parquet général ont contraint la chambre de linstruction de la cour dappel de Paris à renvoyer l'audience qui devait statuer, mercredi matin, sur léventuelle remise en liberté de lavocat Karim Achoui.

L'audience de mise en liberté est donc reportée au mercredi 28 janvier 2009.

« Cest une attitude extrêmement désinvolte envers une personne détenue, auxiliaire de justice et présumé innocent ! » fulmine Me Jean-Marc Florand, l'ancien associé du pénaliste Karim Achoui dont il était venu plaider la cause, hier à 9 heures, devant la chambre de l'instruction à Paris. « Je trouve incroyable de sapercevoir, à J moins 5 minutes, que lon a commis une boulette dans un dossier en omettant de prévenir des conseils de parties civiles comme le Code de procédure pénale le prévoit. En plus, il y a un grave problème quant à la légitimité du titre de détention. Tout cela est pour le moins surprenant »

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Published by Benjamin Brame - dans Intime Conviction
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 22:12
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:46

Le 15/01/2009 à 20:45

Un homme qui avait tué un malfaiteur lors d'un cambriolage en Vendée en 2006 a obtenu un non lieu pour légitime défense, a-t-on appris jeudi lors du procès du fils du cambrioleur décédé, suspecté d'être l'un des complices de son père.

En novembre 2006, quatre hommes avaient tenté de cambrioler une maison de Saint-Gervais (Vendée) habitée par des retraités de plus de 80 ans qui avaient déjà été victimes d'une demi-douzaine de cambriolages au cours des dix années précédentes.

Les malfaiteurs armés de pieds de biche avaient saucissonné le propriétaire avec du ruban adhésif et frappé son épouse pour la neutraliser mais n'avaient pas prévu la présence de leur fils qui dormait dans une chambre.

Réveillé, ce dernier avait pris un fusil de chasse et tiré sur un des malfaiteurs qu'il avait tué sur le coup. Mis en examen en mars 2007 pour homicide volontaire, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire.

La justice a prononcé un non lieu pour légitime défense le 28 septembre 2008, considérant que le tir n'était pas prémédité et que le fils, agé d'une soixantaine d'années, avait utilisé l'arme faute de pouvoir se défendre physiquement.

Un seul des malfaiteurs a été arrêté: le fils du cambrioleur tué, âgé de 22 ans, qui purge actuellement une peine de cinq ans de prison pour d'autres faits.

Le parquet a requis contre lui jeudi devant le tribunal correctionnel des Sables d'Olonne 3 ans de prison ferme pour complicité de tentative de vol avec violences. Le jugement a été mis en délibéré au 19 mars.



© 2009 AFP
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 13:28


- Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros
cigarette fumer clope tabac
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Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros

  • Ce patron d'un bar, fumeur invétéré tolérait ouvertement que ses clients consomment du tabac dans son établissement. Il était allé jusqu'à entamer une grève de la faim.

 

Il était allé jusqu'à perdre 15 kilos. Le patron du bar "Le Club" à Châlons-en-Champagne, Emmanuel Galante, qui avait effectué 26 jours de grève de la faim pour défendre le droit de fumer dans son établissement, a été condamné lundi à 300 euros d'amende par le tribunal de Reims. Cette peine est conforme aux réquisitions du ministère public, alors qu'il  risquait un maximum de 750 euros d'amende.
 
"C'est une décision hypocrite, d'autres patrons de bar font comme moi, mais je suis le seul à être poursuivi car je suis le seul à demander ouvertement l'aménagement du décret" a-t-il déclaré à la sortie du tribunal. "J'ai l'intention de reprendre dans les jours prochains une grève de la faim, dans un premier temps dans mon établissement et ensuite devant un lieu public" a-t-il précisé. Par ailleurs, son avocat, Me Jean Louis Audabran, a précisé à l'AFP que son client ferait appel de cette décision. A la suite de son mouvement en novembre dernier, ce sexagénaire avait dû être hospitalisé.
 
Ce fumeur invétéré avait lancé son bar --qui ouvre en fin d'après-midi et ferme tard-- il y a un an et demi, après une période de chômage. Il tolérait ouvertement que les clients puissent consommer du tabac à l'intérieur de son établissement.
 
Il avait été convoqué devant le juge de proximité le 8 décembre pour répondre d'aide ou d'incitation à la violation de l'interdiction de fumer dans un lieu à usage collectif. Il est également toujours sous la menace d'une fermeture administrative de la préfecture.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 12:54

 Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.










 Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui s’est exprimé avec la force du désespoir face à notre caméra :

"
Vous l’avez mis en prison parce qu’il défend bien, et  parce que c’est un bon avocat ! Il a réussi dans sa vie, vous n’aimez pas ça ! "

" Tous les gens ici c’est des Karim Achoui, ils sont tous des Karim, ils sont tous mes enfants!"

 A t’il clamé devant des policiers gênés par cette détresse d'un père aimant, mais obligés de maintenir une sécurité devant la place de l’ancienne mairie de Nanterre (la manifestation de soutien à Maître Karim Achoui n’ayant pas pu se tenir devant la maison d’arrêt pour des raisons de sécurité).

En grève de la faim depuis son incarcération il y a maintenant trois semaines, ayant été condamné à une peine de 7 ans de prison pour complicité d'évasion, dans le très chaotique procès Ferrara, l'état de Karim Achoui est jugé préoccupant et provoque une grande détresse parmi tous ses proches ou soutiens, dont un grand nombre d'avocats et de professionnels de la justice : " On dirait un petit garçon ." déclare son père avec une émotion palpable, " Y a que la peau sur les os, il a perdu beaucoup, beaucoup. "

" Ils l’ont conduit un jour à l’hôpital et ils lui ont attachés les pieds et les mains! "

Son père finit par invoquer la non assistance à personne en danger considérant que son fils est en danger de mort.

 

 

 


 

 

Nous avons aussi tenu à interviewer son frère, Mourad Achoui, qui avec pudeur et réserve nous explique que son frère n’intéresse plus ni presse ni médias depuis qu’il a été incarcéré le 15 décembre 2008.






 " Nous manifestons depuis son incarcération pour demander sa mise en libération immédiate, puisque les avocats de Karim Achoui ont fait appel dès le lendemain du procès. Sa demande de mise en liberté va être examinée le 23 janvier, nous espérons tous bien sûr qu’il sera remis en liberté, comme la loi l’autorise, puisqu’il présente toutes les garanties nécessaires. C’est un citoyen modèle, c’est un avocat. Il faut qu’il puisse préparer tranquillement avec ses avocats son procès en appel. " 

 .

 

" Je suis très triste de voir que pendant le procès tous les journaux vendaient du papier, ce procès Ferrara où on parlait plus d’Achoui que de quelqu’un d’autre, et aujourd’hui, depuis qu’il est incarcéré, apparemment il n’intéresse plus la presse."


Mourad Achoui tient aussi tout particulièrement à revenir sur le fait que Karim Achoui a été victime d’une tentative d’assassinat en juin 2007 et que un an et demi après " il se retrouve derrière les barreaux dans un dossier sans preuves."

 





La famille ainsi que l’ensemble des soutiens de l’avocat appellent à manifester samedi 10 Janvier à partir de 14h30  devant le Palais de Justice de Paris afin que la cause de Maître Karim Achoui soit entendue.



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Published by Benjamin Brame - dans Intime Conviction
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:42




C
eci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où vous êtes cité, estimez-vous, ou non, que vous devez donner votre accord avant la diffusion de votre intervention ? Enfin, vouloir maîtriser l'utilisation de votre image implique-t-il, selon vous, que l'on continue à interdire en France l'entrée d'une quelconque caméra dans les prétoires ?

Pourquoi toutes ces questions ? Parce qu'elles reviennent régulièrement sur le devant de la scène politique et judiciaire, lorsqu'une "affaire" ou une déclaration mettent en cause la législation française qui veut que les débats judiciaires soient publics, mais interdits aux appareils d'enregistrement.

 

CRISE DE CONFIANCE

 

En 2008, la loi aura subi plusieurs coups de boutoir. Le plus fort venant de l'institution elle-même ! Dans son rapport annuel, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) - qui est chargé de nommer les magistrats et d'assister le président de la République dans son rôle de garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire - recommande en effet un changement de cap radical, au vu d'"une crise de confiance" et "du divorce entre l'opinion publique et la justice".

Le CSM fait un constat : "Les Français connaissent mal le fonctionnement de leur système judiciaire (...). Le public ne maîtrise pas des notions et des distinctions de base telles que le siège et le parquet, les avocats et les magistrats, les juridictions de première instance et les cours d'appel." Une étude IFOP réalisée en mai 2008 montre ainsi que seul un Français sur trois déclare faire la distinction entre les fonctions de juge et de procureur et qu'un sur quatre avoue "très mal" la connaître.

D'où cette préconisation du CSM, parmi d'autres. "Les tribunaux doivent s'ouvrir aux modes actuels de communication : on ne peut pas, à la fois, faire le constat d'un important déficit de l'institution judiciaire en ce domaine, et rejeter toute réflexion sur l'entrée des micros et des caméras dans les prétoires. (...) Mais les règles strictes de la législation sur la presse leur interdisent de montrer la justice à l'oeuvre, telle qu'elle se déroule, ainsi que les acteurs centraux qu'en sont les magistrats."

 

DES AUTORISATIONS EXCEPTIONNELLES

 

Selon les époques, les gardes des sceaux en place et les documentaristes, certains ont été autorisés, exceptionnellement, à tourner au sein d'un tribunal, tandis que d'autres se voyaient interdire toute image dans une salle d'audience. "Que les positions dans ce domaine changent aussi souvent selon les gardes des sceaux, ce n'est pas possible !", s'insurgeait Richard Michel, PDG de La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN), fin novembre à Grenoble, dans le cadre du festival Justice à l'écran.

 

DES QUESTIONS EN SUSPENS

 

A l'initiative d'André Vallini, qui présida la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, de janvier à avril 2006 - et qui remit un rapport pour une profonde réforme de la justice -, cette première édition de "Justice à l'écran" proposait une compétition internationale de documentaires et de fictions sur la justice mais aussi des débats. "Je craignais que tout le monde soit d'accord autour du thème "Filmer la justice". En fait, nous restons avec plein de questions en suspens et de doute", notait André Vallini à l'issue de cette table ronde qui réunissait des magistrats, des patrons de chaîne et des réalisateurs ainsi que des chroniqueurs judiciaires.

 

LE DROIT À L'IMAGE ET À L'OUBLI

 

De fait, les désaccords entre professionnels restent nombreux. A demander l'autorisation de toutes les personnes filmées dans un procès, ne risque-t-on pas de ne pouvoir filmer qu'un certain type d'affaires, mineures, et de ne donner qu'une image très partielle de la justice ? Et en cas de rediffusion, un peu ou bien plus tard, faudra-t-il renouveler cette demande d'autorisation ? Comment faire si un justiciable ne veut pas se retrouver sur des écrans ad vitam aeternam via Internet ? Alors que la justice agit dans l'ici et le maintenant, et clôt une affaire en énonçant un verdict, le droit à l'oubli sur les écrans est quasiment impossible.

Et puis l'instruction étant à la base d'un procès au pénal, ne faudrait-il pas filmer toutes les étapes, pour un documentaire, de l'enquête jusqu'à la sortie de prison et à la réinsertion s'il y a lieu, dans une visée véritablement pédagogique ? Sans même parler de diffusion des images vers le grand public, pour des gardés à vue ou des accusés détenus, la caméra pourrait même être une protection contre l'arbitraire, rappelait à Grenoble Karine Duchochois, acquittée de l'affaire d'Outreau.

"La crainte ne tient pas à l'oeil de la caméra, mais à la boîte de Pandore que l'on ouvrirait, notait Gilbert Thiel, juge d'instruction à la section antiterrorisme à Paris. Car la loi, si elle change, vaudra pour tous : les documentaristes sérieux aussi bien que des chaînes commerciales ayant le goût du sang, du sexe et du scandale, et qui exploiteront la misère humaine. Donc filmer la justice ? Je n'ai pas de réponse !"

 

PAR LA PETITE PORTE

 

Sans attendre que la loi évolue, éventuellement, la caméra est d'ores et déjà entrée par la petite porte dans les tribunaux et les prisons, explique Christian Delage, historien, cinéaste et producteur.

Il y a un an, pour des raisons strictement économiques, le ministère de la justice a décidé d'équiper petit à petit les juridictions de matériels de visioconférence, à usage interne, pour que les magistrats, en matière pénale, puissent interroger à distance des prisonniers, des témoins, des parties civiles ou des experts sans qu'ils aient à se déplacer d'une ville à l'autre. "Le ministère l'a fait sans penser qu'on introduisait la caméra à proximité du prétoire. Mais avec cette entrée par la petite porte, les magistrats vont se sensibiliser au fonctionnement de l'image. Et avec l'arrivée d'une génération plus jeune, ils en craindront moins les effets."

Pour autant, conclut Christian Delage - il est notamment coauteur du documentaire Caméras dans le prétoire (2007) -, "le jour où l'on s'attaquera vraiment aux problèmes posés, on trouvera des solutions, avec des règles et des limites. Mais ce n'est peut-être pas encore politiquement mûr".

 

ET LA FICTION ?

On ne peut pas entrer dans les prétoires avec une caméra ? Mais on peut tout reconstituer devant une caméra ! Universitaire et auteure de Séries télé, visions de la justice (PUF, 2005), Barbara Villez, d'origine américaine, vit depuis longtemps en France et s'étonne : "Les jeunes Français savent comment fonctionne la justice américaine, au travers des séries ou des films qu'ils regardent, mais sont perdus face à celle de leur pays !" Dommage que la télévision soit "la dernière roue du carrosse en France", note-t-elle, car "on pourrait très bien utiliser l'atout du divertissement, de la fiction, pour que, sans même s'en apercevoir, le public s'initie au monde judiciaire".


L'équipe d'intime conviction est ravie de vous faire partager cet article du Monde qui est un peu passé inaperçu avec l'avalanche d'évènements qui ont ponctué cette fin d'année 2008 et début 2009. Si vous êtes des lecteurs réguliers de notre premier magazine judiciaire, vous savez sans doute à quel point nous sommes attachés à cette idée d'enfin pouvoir librement filmer la justice ; en effet, nous sommes persuadés que si cette dernière était filmée nous éviterions grand nombre d'erreurs judiciaires, ainsi qu'un grand nombre d'articles de presse faits sur le pouce sachant que beaucoup de journalistes n'assistent en réalité que quelques heures aux procès (procès qui parfois durent des semaines voir des mois). Des exemples comme le procès Ferrara où le procès Outreau doivent nous faire réfléchir à cette question.
En effet, les opposants à la possibilité de filmer la justice brandissent souvent la bannière du respect de la vie privée, le procès Outreau, ou plus récemment le procès Ferrara, nous ont démontré qu'une fois le procès terminé la vie privée de nombreuses personnes pouvait être violée et de nombreuses discriminations pouvaient alors voir le jour.
Ne faudrait-il pas alors rendre publique le plus possible cette justice qui reste aujourd'hui une affaire de professionnels et qui sous couvert de sécurité empêche le grand public d'assister à certains procès comme la procès Ferrara ou Fofana  ainsi que l'Angolagate ?
Empêchant alors aux citoyens de se forger une intime conviction par eux-mêmes en les contraignant à boire comme des paroles divines les quelques lignes journalistiques annonçant les verdicts ?

(Benjamin Brame pour intimeconviction.com)

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 02:02
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 17:15
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