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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:40

marseille2

Après la neige qui a bloqué Aix-en-Provence pendant deux jours, obligeant les avocats, les jurés et même l'escorte à rester chez eux, le procès en assises concernant le fourgon blindé de la de la société de transport de fonds Surf, attaqué en 2004 au lance-roquettes sur l'A50 ( lire notre article), a encore pris un retard considérable.

Après des discussions sans fin au sujet de l'éventuel désistement de témoins, c'est un des deux accusés, Dominique Bernard, l'ancien convoyeur de la Surf, accusé de complicité de braquage, qui a été victime d'un malaise. Un expert a été désigné et l'audience a été suspendue. Le verdict initialement attendu hier a été repoussé à lundi.

La Provence

 


Le convoyeur complice accable "son copain"destage

16 contributions

Publié le mardi 6 janvier 2009 à 08H12

Le 20 février 2004, un fourgon blindé était attaqué à l'explosif sur l'A50

Un convoyeur de la société "Surf" avait favorisé le braquage du fourgon, le 20 février 2004, sur l'A50, à hauteur de la Penne-sur-Huveaune. Plus d'un million d'euros avaient été volés.

Photo S.A.

Dominique Bernard collectionne les médailles. Celle de l'Outre-Mer avec agrafe "Moyen Orient", de la Défense nationale, la saoudienne commémorative "guerre du Golfe" et celle de la libération du Koweit! L'ancien légionnaire émérite, devenu un petit bonhomme rondouillard au crâne dégarni, n'a, en revanche, aucune chance de décrocher celle du travail. Convoyeur à la société de transport de fonds "Surf", il comparait, depuis hier, devant les assises des Bouches-du-Rhône pour avoir activement participé à l'attaque au lance-roquettes d'un fourgon blindé, le 20 février 2004, sur la bretelle d'autoroute de la Penne-sur-Huveaune. Perte sèche pour son employeur: plus d'un million d'euros!

"Je lui sers de bouc émissaire"

Même si un AVC lui a provoqué de nombreux, et bien commodes, trous de mémoires, le convoyeur n'a pas cherché à tergiverser. "Oui, quelques mois avant le braquage, j'ai été contacté par un tiers pour fournir des informations sur le fourgon". "Et ce tiers, c'était? " tente le président. Dominique Bernard est formel: "Ghalem Zougani". L'ancien coiffeur de 35 ans devenu chauffeur livreur au chômage, connu à Aubagne comme le loup blanc, surnommé "le maire" tant il connaît du monde, hoche la tête, dépité. "Je n'y étais pas", assène-t-il. "Quel intérêt a-t-il de vous accuser?" insiste le président. "Il se sert peut-être de moi parce que je suis la seule personne qu'il connaît à Aubagne, analyse le supposé braqueur. Je lui sers de bouc émissaire."

Mais Dominique Bernard n'en démord pas. Approché par Zougani, qu'il avait rencontré lors d'un stage de chauffeur poids lourd, il avait été "forcé" de lui livrer des informations capitales. Deux jours avant, les deux hommes mettent au point les derniers détails du plan, à deux pas du cimetière d'Aubagne. Le convoyeur l'informe que le 20 février, il fera partie de la tournée et qu'il y aura beaucoup d'argent. Le jour des faits, après avoir fait le plein à la Banque de France, le fourgon de Surf s'engage sur l'A 50.

"J'avais laissé une fenêtre ouverte pour bien confirmer la présence des billets", précise le convoyeur. Il n'est pas tout à fait 11h15 lorsque le fourgon est coincé par deux fourgonnettes sur la bretelle de sortie de la Penne-du-Huveaune. Une fausse charge explosive est posée sur le pare-brise tandis que les braqueurs sortent l'artillerie lourde: lance-roquettes, Kalachnikov, Famas, AK 47. Le dispositif de sécurité est facilement désamorcé grâce à une clé qui n'aurait jamais dû quitter la société. Or, si c'est cette entorse au règlement qui a favorisé le braquage, ce n'est pas elle qui fera tomber le convoyeur puisque tous ses collègues avaient pris la fâcheuse habitude d'emporter cette télécommande.

Sa chute a été précipitée par son impatience. Et son bavardage intempestif. Enrichi de 100 000 €, il s'était empressé d'investir à Djibouti. Une conversation téléphonique, captée plusieurs mois plus tard par les enquêteurs, mettra un terme à sa carrière professionnelle et à ses projets immobiliers.

Par Laetitia Sariroglou ( lsariroglou@laprovence-presse.fr
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Published by David Castel - dans Cours d'Assises
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:34
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AFP 10.01.09 | 14h29

Un tribunal yéménite a ouvert samedi le procès d'une cellule de trois islamistes, accusée d'avoir communiqué par internet avec le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, pour comploter contre le Yémen.

La cellule est accusée de "la publication de communiqués mensongers et tendancieux au nom de l'Organisation du Jihad islamique" sur de possibles attentats à Sanaa et d'autres villes du Yémen dans le but de "nuire à l'ordre public", selon l'acte d'accusation présenté au tribunal de Sanaa, spécialisé dans les affaires de terrorisme.

Le principal accusé, Bassam al-Haïdari, 26 ans, a "pris l'initiative d'envoyer un message électronique de son émail personnel au Premier ministre de l'entité sioniste dans lequel il écrivait: +Nous sommes l'Organisation du Jihad islamique et vous êtes juif. Mais vous êtes honnêtes et nous sommes prêts à faire n'importe quoi+", ajoute l'acte accusation.

L'acte d'accusation affirme encore que Bassam al-Haïdari, alias Abou Ghaïth, avait ensuite "reçu la réponse du Premier ministre de l'entité sioniste dans laquelle il écrivait: "Nous sommes prêts à vous soutenir. Que vous soyez un obstacle au Moyen-Orient et nous vous soutiendrons comme un agent".

Ce suspect et ses co-accusés, Imad al-Rimi, 23 ans, et Abdallah al-Mahfal, 24 ans, sont jugés pour leurs activités durant la période de mai à septembre 2008, selon le représentant du procureur général.

Les accusés ont nié les charges et le tribunal a fixé sa prochaine audience au 17 janvier.

Le 6 octobre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait annoncé le démantèlement au Yémen d'"une cellule terroriste", en affirmant qu'elle était liée aux services de renseignements israéliens.

 


[Samedi 10 Janvier 2009]

SANA'A, 10 Jan. (Saba) – Le tribunal pénal d'instance a ouvert samedi le procès contre trois yéménites accusés d'espionnage en faveur d'Israël.

Le tribunal sous la présidence du juge, Mohssen Alwan, a cité l'acte d'accusation présenté par le parquet pénal contre les trois accusés qui ont communiqué par internet avec le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, pour comploter contre le Yémen.

Le principal accusé, Bassam al-Haïdari, 26 ans, a "pris l'initiative d'envoyer un message électronique de son émail personnel au Premier ministre de l'entité sioniste dans lequel il écrivait: "Nous sommes l'Organisation du Jihad islamique et vous êtes juif. Mais vous êtes honnêtes et nous sommes prêts à faire n'importe quoi", ajoute l'acte accusation.

Ce suspect et ses co-accusés, Imad al-Rimi, 23 ans, et Abdallah al-Mahfal, 24 ans, sont jugés pour leurs activités durant la période de mai à septembre 2008, selon le représentant du procureur général.

L'acte d'accusation affirme encore les suspects, avait ensuite reçu la réponse du Premier ministre de l'entité sioniste dans laquelle "Nous sommes prêts à vous soutenir. Que vous soyez un obstacle au Moyen-Orient et nous vous soutiendrons comme un agent".

Les accusés ont publié des informations malveillants et de fausses déclarations au nom de l'Organisation du Jihad islamique dans lesquelles ils ont indiqué la volonté de l'Organisation pour piéger des voiture ciblant le siège présidentiel, le ministère de l'Intérieur et de l'ambassade de l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Grande-Bretagne.

I T

Saba
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:10
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:05
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 22:43
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 22:28
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 13:13
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Critique
"Un récit de "meurtre rituel" au Grand Siècle. L'affaire Raphaël Lévy. Metz, 1669", de Pierre Birnbaum : Raphaël Lévy, un coupable idéal
LE MONDE DES LIVRES | 08.01.09 | 12h50  •  Mis à jour le 08.01.09 | 12h50

e 25 septembre 1669 devait être un jour ordinaire dans la vie de Raphaël Lévy. En vue des célébrations de Yom Kippour, le Nouvel An juif, ce marchand de bestiaux quitte ce matin-là sa petite bourgade de Boulay pour se rendre à Metz afin d'y faire quelques provisions. Dès le milieu de l'après-midi, il est de retour chez lui, pile à l'heure pour le début de la fête. Presque un exploit quand on sait que Boulay se situe à une trentaine de kilomètres de Metz. Une chose paraît certaine : l'homme n'a guère eu le temps de s'attarder en route.
Cette version des faits, Gilles Le Moyne, un habitant d'un village voisin de Boulay, n'y croit pas un seul instant. Il faut dire que son fils Didier, âgé de 3 ans, a précisément disparu le même 25 septembre en début d'après-midi. Et que deux témoins assurent avoir reconnu l'enfant attaché au cheval de Raphaël Lévy. Une enquête est ouverte. Le 12 octobre, Raphaël est conduit à la prison de Metz. Le 16 janvier, le parlement de la ville, assemblé en cour de justice, le déclare coupable de meurtre. Le lendemain, après plusieurs séances de torture au cours desquelles il n'a cessé de clamer son innocence, il est conduit sur le bûcher.

PROCÈS BÂCLÉ

De ce fait divers qui fit grand bruit à l'époque, Pierre Birnbaum livre une chronique impeccablement documentée. L'historien relate une à une les étapes successives d'une "affaire" qui apparaît aujourd'hui comme une scandaleuse erreur judiciaire. L'instruction et le procès, rappelle-t-il, furent littéralement bâclés. Non seulement les témoins à décharge ne furent pas entendus, mais les témoins à charge, eux, ne cessèrent de se contredire. Que Raphaël, face à eux, apparût sûr de lui, qu'il réfutât point par point les accusations proférées à son encontre, qu'il s'acharnât à souligner les erreurs commises par les experts, tout cela ne changea rien : condamné avant d'avoir été jugé, le brave marchand de grains n'avait aucune chance d'être déclaré innocent.

Si cet essai de "micro-histoire" est passionnant, ce n'est pas uniquement parce que son auteur est parvenu à ressusciter les différents protagonistes de cette ténébreuse affaire, en particulier ces neuf femmes dont les dépositions, d'une violence inouïe, ont été décisives pour l'issue du procès. Ce n'est pas non plus parce qu'il s'est évertué à refaire l'enquête en démontrant, hypothèse la plus probable, que le petit Didier a sans doute été la proie d'une bête sauvage. C'est aussi parce qu'il a réussi - comme il le fit dans une précédente étude sur l'antisémitisme pendant l'affaire Dreyfus (1) - à mettre en évidence les conditions sociales qui firent de Raphaël un coupable idéal.

A priori, pourtant, rien ne laissait présager qu'une telle affaire pût éclater sous le règne de Louis XIV. Certes, rappelle Pierre Birnbaum, le préjugé selon lequel les juifs feraient couler le sang des enfants chrétiens pour fabriquer des matzot - du pain non levé - fait partie du "substrat" de l'antijudaïsme depuis le Moyen Age. Mais, précise-t-il, aucun juif n'a été exécuté pour cette raison depuis le XVIe siècle. Exceptionnelle par son retentissement, et encore objet de débats parmi les spécialistes (2), l'affaire de Trente, qui se solda en 1475 par quatorze condamnations à mort, fut sans doute le dernier grand procès pour "meurtre rituel" dans l'Occident chrétien.

Pourquoi, donc, cette superstition d'un autre âge réapparut-elle en cette fin du XVIIe siècle ? La Lorraine, rappelle l'historien, fait partie de ces territoires périphériques où les procès pour sorcellerie ont été particulièrement nombreux. Non pas que les croyances irrationnelles y aient été plus développées que dans d'autres provinces. Mais, parce que la mainmise de l'Etat y fut plus tardive qu'ailleurs, les institutions concurrentes y purent modeler plus durablement les esprits. L'Eglise au premier chef, très influente dans ce "diocèse-frontière" de Metz où la population se montrait particulièrement sensible aux diatribes antijuives et antiprotestantes d'un clergé largement acquis à la Contre-Réforme.

Est-ce à dire que le procès aurait été impossible dans le cadre d'un Etat "fort" ? Pierre Birnbaum, dont plusieurs travaux portent précisément sur l'antisémitisme d'Etat, n'a pas la naïveté de le croire. Mais, en évoquant la relative efficacité des appels à la tolérance lancés par le pouvoir royal dans les années qui suivirent l'affaire Lévy, il rappelle avec force une idée simple : quand la haine antijuive se déchaîne au sein d'une communauté, seule l'autorité suprême, donc l'Etat, peut servir de rempart à sa propagation.


UN RÉCIT DE "MEURTRE RITUEL" AU GRAND SIÈCLE. L'AFFAIRE RAPHAËL LÉVY. METZ, 1669 de Pierre Birnbaum. Fayard, 238 p., 23 €.

(1) Le Moment antisémite. Un tour de France en 1898, Fayard, 1998.

(2) Signalons à ce sujet l'excellent article de Sabina Loriga sur le livre controversé de l'historien italo-israélien Ariel Toaff, Pasque di sangue ("L'affaire Toaff", Annales. Histoire, sciences sociales, janvier-février 2008).


Thomas Wieder
Article paru dans l'édition du 09.01.09
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Published by David Castel - dans Livres et Films
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 12:48


NOUVELOBS.COM | 09.01.2009 | 10:11

Le procureur leur reproche des applaudissements lors d'un discours en faveur de l'indépendance de la justice, prononcé jeudi par la présidente du Tribunal de grande instance. Le Syndicat de la magistrature y voit une "manoeuvre d'intimidation".

(Reuters)

(Reuters)

Le procureur de Nancy convoque les parquetiers, vendredi 9 janvier, pour avoir applaudi un discours de la présidente du Tribunal de grande instance portant sur l'indépendance de la justice. Les parquetiers seront également convoqués lundi par le procureur général, selon une source syndicale.
"Il y a une reprise en main complète des parquets. Il est quand même honteux qu'on puisse reprocher à des représentants du parquet d'avoir simplement applaudi le discours d'un magistrat", a regretté Fabienne Nicolas, déléguée du Syndicat de la magistrature (SM, minoritaire) pour la Cour d'appel de Nancy.

Une "manoeuvre d'intimidation"

"Ils sont convoqués en groupe pour s'exprimer sur leur attitude durant l'audience solennelle de rentrée", a expliqué Fabienne Nicolas, qui a dénoncé une "manoeuvre d'intimidation".
"Et c'est à des magistrats que l'on ne considère pas comme libres d'applaudir que l'on compte transférer les compétences d'enquête du juge d'instruction... C'est à ce parquet traité comme des soldats que l'on entend confier le pouvoir d'enquête du juge d'instruction", a-t-elle commenté.
Durant l'audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de Nancy, la présidente du TGI Marie-Agnès Crédoz avait exprimé sa "grande interrogation sur le sens du discours du chef de l'Etat, avant même le dépôt du rapport de la commission Léger, avant surtout tout débat parlementaire".

Applaudissement général

"L'indépendance est la seule garantie d'une bonne justice, puisqu'elle oblige à l'impartialité, à l'objectivité, à la neutralité, mais qu'elle met aussi le juge à l'abri de l'intrusion d'autres pouvoirs", avait-elle ajouté, appelant deux députés UMP présents, Valérie Rosso-Debord et Laurent Hénart, à la tenue d'un "débat démocratique" riche.
Tous les magistrats présents, aussi bien du siège que du parquet, s'étaient alors levés et avaient applaudi son discours, à l'exception du procureur de Nancy Raymond Morey.
Les parquetiers ont reçu peu après une convocation de Raymond Morey pour vendredi et une autre lundi du procureur général Christian Hassenfratz, en présence du procureur de Nancy, selon Fabienne Nicolas. (avec AFP)

Sur Internet
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:00


C. C. (avec AFP)
08/01/2009 | Mise à jour : 20:51
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Le prévenu a été reconnu coupable d'homicide involontaire mais le juge a omis de spécifier sa demande de maintien en détention en fin d'audience.

Cette nouvelle bourde pourrait relancer la polémique sur le fonctionnement de la justice. Un homme, condamné jeudi à huit années d'emprisonnement à Guéret pour homicide involontaire après une course-poursuite ayant entraîné la mort d'un gendarme, a été remis en liberté, la présidente ayant omis de lui notifier son maintien en détention.

Selon le jugement du tribunal correctionnel, Alain Antczack a été condamné à huit ans d'emprisonnement, à l'annulation de son permis de conduire avec interdiction de le passer pendant cinq ans, à l'interdiction de séjour en Creuse pendant cinq ans et à l'interdiction d'un port d'arme de première catégorie pendant cinq ans. Mais la présidente, Bernadette Bernier, n'a pas spécifié sa demande de maintien en détention à l'issue de l'audience. «C'est une boulette, car on ne condamne pas quelqu'un à huit ans d'emprisonnement pour le laisser libre ensuite», a commenté l'avocate du prévenu, Me Émilie Bonnin-Bérard. Elle a précisé qu'elle allait faire appel du jugement.

«Le prévenu est sorti libre», a confirmé le procureur Hervé Poinot. L'avocat de la famille du gendarme décédé, le major Michel Joachim, Me Philippe Lefaure, a estimé que «le fait qu'il comparaisse libre lors de l'appel va complètement changer la donne. Il risque de disparaître dans la nature», s'est-il inquiété. Me Bonnin-Bérard a assuré que son client, qui a déjà effectué vingt et un mois de détention, «va très rapidement communiquer sa nouvelle adresse».

Le 25 mai 2007, Alain Antczack, au volant d'un véhicule volé, avait commis une grivèlerie d'essence dans une station-service de la Haute-Vienne. Il avait été pris en chasse d'abord par un, puis par trois motards de la gendarmerie.

Lors de la course-poursuite, la moto du défunt était entrée en collision avec celle de l'un de ses collègues et le gendarme avait trouvé la mort dans l'accident.

Selon l'enquête, Michel Joachim, gêné dans sa vision par un léger virage, se serait retrouvé face à ses deux collègues qui suivaient le fuyard depuis qu'il avait fait demi-tour pour éviter un barrage de gendarmerie à Pontarion (Creuse).

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Published by David Castel - dans Dysfonctionnements
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 13:28


- Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros
cigarette fumer clope tabac
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Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros

  • Ce patron d'un bar, fumeur invétéré tolérait ouvertement que ses clients consomment du tabac dans son établissement. Il était allé jusqu'à entamer une grève de la faim.

 

Il était allé jusqu'à perdre 15 kilos. Le patron du bar "Le Club" à Châlons-en-Champagne, Emmanuel Galante, qui avait effectué 26 jours de grève de la faim pour défendre le droit de fumer dans son établissement, a été condamné lundi à 300 euros d'amende par le tribunal de Reims. Cette peine est conforme aux réquisitions du ministère public, alors qu'il  risquait un maximum de 750 euros d'amende.
 
"C'est une décision hypocrite, d'autres patrons de bar font comme moi, mais je suis le seul à être poursuivi car je suis le seul à demander ouvertement l'aménagement du décret" a-t-il déclaré à la sortie du tribunal. "J'ai l'intention de reprendre dans les jours prochains une grève de la faim, dans un premier temps dans mon établissement et ensuite devant un lieu public" a-t-il précisé. Par ailleurs, son avocat, Me Jean Louis Audabran, a précisé à l'AFP que son client ferait appel de cette décision. A la suite de son mouvement en novembre dernier, ce sexagénaire avait dû être hospitalisé.
 
Ce fumeur invétéré avait lancé son bar --qui ouvre en fin d'après-midi et ferme tard-- il y a un an et demi, après une période de chômage. Il tolérait ouvertement que les clients puissent consommer du tabac à l'intérieur de son établissement.
 
Il avait été convoqué devant le juge de proximité le 8 décembre pour répondre d'aide ou d'incitation à la violation de l'interdiction de fumer dans un lieu à usage collectif. Il est également toujours sous la menace d'une fermeture administrative de la préfecture.

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Published by Benjamin Brame - dans Intime Conviction
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