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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 13:51

Publié le 27/08/2008 à 13:25 - Modifié le 05/09/2008 à 18:27 Le Point.fr


Par Laurence Neuer

Au tribunal correctionnel de Paris : brèves d'audience

Photo d'illustration © JOEL SAGET / AFP


13 h 30, à Paris, la 15e chambre du tribunal ouvre ses portes. Les avocats se ruent vers le greffier pour faire enregistrer leur affaire. Ici défilent des agresseurs d'enfants mineurs : des pères et mères de famille, pour la plupart. Le ballet des robes noires forme un contraste étrange avec les visages blêmes des prévenus venant répondre de violences envers leurs chérubins. Coups et agressions sexuelles sont au programme du jour. Au fond de la salle, dans l'ombre, des hommes en cravate semblent vouloir se cacher. Ils sont convoqués pour "détention d'images pédo-pornographiques".

La présidente appelle la première affaire. "La jeune fille raconte que vous lui avez demandé de faire l'amour avec elle, elle dit que vous l'avez touchée...". L'homme, d'une quarantaine d'années, reste impassible. Il nie. En creusant le dossier, la magistrate découvre que le prévenu souffre de troubles mentaux, ce qui le rend partiellement responsable. Il écopera de deux mois de prison avec sursis.

Plus tard, c'est la mère d'un petit garçon qui comparaît. Le professeur de gym avait repéré des marques de coups sur le corps de l'élève. "Maman me frappe avec une ceinture", avait avoué le gamin de 6 ans. Ce qui est confirmé par la grande soeur, présente à l'audience. "C'est moche de se présenter devant le tribunal pour des coups de ceinture donnés à son fils", déplore la Présidente. La mère au casier judiciaire vierge sera condamnée à deux mois avec sursis.

"Les enfants, ça marque facilement"
L'atmosphère moite de l'été se mélange à la tension de l'audience. Les avocats bavardent en attendant leur tour. Cela peut prendre de longues heures... Drames familiaux et personnels se succèdent. L'alcool est souvent au coeur des comportements. "Il faut vous faire soigner", sermonne périodiquement la présidente. L'audience a un air de dialogue de sourds.

Les larmes d'un père de trois enfants régulièrement frappés ne parviennent pas à émouvoir le tribunal. Ni la salle. "Il a déchiré mon pyjama et m'a donné des coups de poing... Il a tué mon chat devant moi, j'avais 13 ans... J'entends encore le bruit des miaulements... Je m'en souviendrai toute ma vie...", témoigne l'aînée âgée de 12 ans. La mère, quant à elle, continue de garder le silence. Et d'assister, passive, au spectacle, comme elle le fait depuis toujours. Le père tente de minimiser ses actes. "À cet âge-là, les enfants, ça marque facilement", ose-t-il.

Plus tard, c'est une jeune fille de 16 ans qui attend les excuses de son père qui a abusé d'elle quand elle avait 8 ans. Mais il reste muet. "On ne peut pas croire que vous n'ayez rien à dire", s'agace la Présidente. Rien ne vient. Pas un mot, pas un regret. L'avocat plaide la "relation complexe" père-fille. Finalement, entre deux sanglots versés par l'homme, on entend, très indistinctement... "pardon".

Collectionneur d'images pédo-pornographiques

Les choeurs de la Sainte-Chapelle font entrer une brume de douceur dans la salle, gagnée cette fois par l'émotion. Un homme handicapé avance à la barre. Il est poursuivi pour avoir téléchargé 727 images pédophiles et 2 vidéos à caractère pornographique d'enfants d'environ huit ans. Ce docteur en sciences s'exprime difficilement : "Mon objectif est de ne pas recommencer. J'ai décidé de faire une psy. Je manque de contact, je suis trop solitaire. Je voudrais me faire oublier de la justice...". Son avocat plaide le "vide sexuel" gâchant la vie de son client et la "facilité d'accès aux images pornographiques par tout un chacun". Il dit que l'inscription de l'infraction au casier judiciaire serait un drame pour son client qui est un employé de l'administration. L'homme bénéficiera d'une dispense de peine.

Suit un chef d'entreprise, père de famille, qui a eu la mauvaise idée de confier son ordinateur défaillant à un ingénieur informatique. Une dizaine d'images pédo-pornographiques y figuraient...

Le dernier prévenu à se présenter devant les juges aura attendu 10 heures. Son ordinateur collectionnait 130.000 images d'enfants nus. Il écopera de l'énième peine avec sursis assortie d'une injonction de soins. "Ces personnes ne sont pas passées à l'acte. Ce que l'on tente de faire est de les amener à réfléchir sur leur comportement", explique François Sottet, vice-procureur au parquet des mineurs de Paris.

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 20:19


dimanche 17.08.2008, 04:44 - La Voix du Nord

 À gauche, l'Auberge de la Bombe à Lorgies où se réunissait la bande à Pollet. À droite, Abel Pollet et son lieutenant Théophile Deroo.

|  CENT ANS APRÈS |

La quadruple exécution capitale de 1909 à Béthune et le simulacre de funérailles par les charitables ont longtemps marqué les esprits. Le procès de la bande Pollet s'était déroulé l'été précédent à Saint-Omer, il y a tout juste cent ans.

Ces « chauffeurs » du Nord (ils brûlaient les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer où était caché leur magot) avaient défrayé la chronique entre 1895 et 1905. Leur arrestation est l'un des premiers exploits au crédit des fameuses brigades du Tigre créées par Clemenceau. Quand le procès s'ouvre aux assises de Saint-Omer, le 16 juin 1908, le prétoire doit être agrandi pour accueillir vingt-sept accusés, sans parler de la presse régionale et nationale et d'une foule de curieux.

Les membres de la bande Pollet y répondent de sept assassinats et de dix-huit tentatives d'assassinat suivies de vols.

Un cabaretier assassiné à Locon

Abel Pollet et son frère n'étaient au départ que des contrebandiers d'Hazebrouck. En prenant le train, ils étendent leur théâtre d'opération dans la campagne béthunoise. D'abord voleurs de poules à Gonnehem et Lestrem, les Pollet s'enfoncent dans la criminalité. Un agriculteur de Calonne-sur-la-Lys, M. Deron, est roué de coups en 1905 mais il survit. Puis, à Locon, près de Béthune, les Pollet s'en prennent à un couple de cabaretiers, les Lenglemetz. L'homme est assassiné. En 1906, à Violaines, un couple âgé de 81 et 79 ans et leur fille de 55 ans sont retrouvés morts. Abel avait été employé dans leur ferme un an plus tôt et savait qu'il y avait de l'argenterie. Mais les voleurs ont eu beau frapper leurs victimes à coups de platine en fonte, ils ne l'ont pas trouvée.

Le vendredi 26 juin 1908, quatre hommes sont condamnés à mort tandis que le reste de la bande écope de fortes peines de prison. La cassation est refusée, tout comme la grâce du président de la République. Le Garde des Sceaux, Aristide Briand, avait pourtant soumis aux députés en juillet 1908 un projet de loi prévoyant l'abolition de la peine capitale, qui n'était plus appliquée depuis trois ans. Le projet de loi est rejeté en décembre 1908. Le 11 janvier 1909 au petit matin, en présence d'une foule considérable, les quatre meneurs de la bande sont exécutés par Anatole Deibler devant la prison de Béthune.

Des trains spéciaux avaient été organisés pour permettre au public de venir assister à la quadruple exécution. Plusieurs centaines de gendarmes à pied et à cheval et de soldats sont mobilisés pour le service d'ordre. L'exécution sera même filmée par les opérateurs de Pathé Actualités. La diffusion de ces images aura pour conséquence la création de la censure cinématographique, les autorités voulant stopper l'escalade d'un voyeurisme morbide. •

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 14:48


Nouvelle affaire de trafic de drogue, hier, au tribunal correctionnel. Sept prévenus devaient comparaître. Trois étaient absents. Ils sont en fuite !

Combien de kilos de cannabis Youcef Akoudade est-il allé chercher à Nantes au cours des années 2006 et 2007 ? Entre cinq et dix kilos, comme soutient le Quimpérois à la présidente Mme Robert. Ou peut-on considérer que le trafic a porté sur 70 kg en trois ans, comme le suppose le procureur Jobard ? L'interrogation a longuement occupé l'audience du tribunal correctionnel de Quimper, hier. Et fait dire à Me Fillion le défenseur du jeune homme de 22 ans, détenu dans le cadre de cette affaire depuis plus de neuf mois « sur les quantités en cause c'est vraiment le grand écart... ». Ce qui est sûr c'est que Youcef Akoudade a eu de 2006 à novembre 2007 un train de vie ne correspondant pas à sa situation de travailleur intérimaire occasionnel : achat de voiture, vêtements de marque. À l'époque, sa petite amie a même confié « il donnait toujours l'impression que l'argent allait tomber du ciel ».

Expéditions à Nantes

Retour au 16 mai 2007, à Quimper. Date à laquelle a débuté l'affaire. Un Rospordinois de 19 ans, porteur de quelques grammes de cannabis, est interpellé par les douanes. Qui trouvent à son domicile : 60 grammes de résine de cannabis, un couteau et trois téléphones portables. Le jeune homme ne fait aucunes difficultés pour dire qu'il a fait quatre voyages à Nantes en 2006 avec Youcef Akoudade et Christopher Clapètre entre autres. « Je servais de chauffeur ». Il raconte leurs expéditions. À deux voitures. Le départ de Gourvilly et le rendez-vous, sur le parking de L'Atlantis à Nantes. Où « un inconnu » leur remettait un grand sac de sport noir contenant du cannabis. « Quel poids faisait ce sac ? insiste la présidente vous avez parlé de dix kilos au début ». Hier, les quatre prévenus présents ont affirmé que ce n'était pas possible ! « Le sac ne pouvait pas être si lourd » !

Des absents

Sept prévenus auraient dû se trouver à la barre, hier. Seuls quatre étaient là. Trois ont disparu dans la nature. Un mandat d'arrêt a été délivré à leur encontre, le 15 mai 2008.

Réquisitions : des peines de 30, 15 et 12 mois de prison ferme pour les absents et 18 mois ferme à l'encontre de Youcef Akoudabe.

Jugements du tribunal : une seule demande de mandat d'arrêt a été maintenue à l'encontre de Christopher Clapètre. Le jeune homme âgé de 21 ans, (quatre condamnations au casier judiciaire), a été condamné à deux ans de prison ferme. Mélanie Vitry, en fuite aussi, a écopé d'une peine de deux ans de prison dont dix mois ferme. Le troisième absent a été condamné six mois de prison avec sursis.

Youcef Akoubade a été condamné à trente mois de prison dont dix-huit mois avec sursis et mise à l'épreuve de deux ans. Le Rospordinois a écopé d'une peine de douze mois de prison dont dix avec sursis. Les deux jeunes d'Ergué-Gabéric ont été condamnés à quinze mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour l'un et quinze mois de prison dont onze avec sursis pour l'autre.

Les jeunes devront verser solidairement 7 500 € aux douanes.

Ouest-France
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 13:46


jeudi 28.08.2008, 04:51 - La Voix du Nord

Les affaires au tribunal correctionnel se suivent mais ne se ressemblent décidément pas. Pour preuve avec une alcoolémie et un recel.

> Absent le jour de l'audience, R.P., 42 ans, était représenté par son avocat. Le 21 mai, vers 16 h 40, la police l'interpelle au volant de son véhicule lors d'un contrôle d'alcoolémie à Sin-le-Noble. L'éthylomètre le donne positif à 1,11 mg d'alcool/l d'air expiré (soit 2,2 g dans le sang) puis à 1,13. Dans le jargon, on parle de phase ascendante, ce qui signifie que la personne a bu peu de temps avant de prendre le volant. Lors de sa garde à vue, R. P. a tout simplement expliqué aux agents qu'il avait bu cinq canettes de bières, trois Pastis® et qu'il ne pensait pas être positif ! Même son avocat n'a pu réprimer un sourire à l'évocation de ces faits par la présidente du tribunal. « Ce qui m'inquiète, outre le taux d'alcool, c'est l'heure à laquelle le prévenu a été arrêté avec ce taux, ce qui suppose une addiction », a déploré la substitut. Le tribunal a condamné R. P. à deux mois de prison avec sursis et à dix mois de suspension de son permis de conduire.

> Un Courriérois de 19 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel pour recel. L'objet, une moto de grosse cylindrée, était le produit d'un vol commis avec violences. Le 19 mai, un couple de Douaisiens est agressé et molesté par un groupe de personnes qui dérobent leur moto. À une heure du matin, Morad Malki, qui a participé au vol (et a depuis été condamné à vingt mois de prison ferme), dépose la moto chez K. P. « C'était un copain de maternelle », explique K. P. à la barre. Visiblement les liens d'amitié sont forts : cela fait six mois qu'il ne l'a pas vu et il sait que Morad Malki n'a pas le permis moto. « Vous ne vous êtes pas posé de question ? » l'interroge la présidente du tribunal.

Vague réponse négative en face. « Vous risquez cinq ans de prison pour le recel. C'est plus que pour le vol. Parce que les receleurs permettent aux voleurs d'écouler la marchandise », met en garde le parquet qui, au vu du casier vierge du prévenu, requiert finalement 140 heures de travail d'intérêt général. Le tribunal a suivi le ministère public. •

C. L.-S.

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 11:00

Raphaël Domenach | 30.08.2008, 07h00
 

UN FAUX taxi a été interpellé lundi et condamné à six mois de prison ferme, avant-hier, par la 16 e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Quatre mois après la mort de Susanna Zetterberg, cette étudiante suédoise retrouvée calcinée dans un bois de Chantilly (Oise) après avoir emprunté un faux taxi en sortant de discothèque, les forces de l’ordre parisiennes sont sur les dents.



Il est 18 h 30, lundi, à la place Pigalle (IX e -XVIII e ), quand des Boers policiers spécialisés dans le contrôle de la profession de taxi interpellent un chauffeur au volant de son taxi. Ils sont alors intrigués par cet homme de 32 ans incapable de présenter une pièce d’identité, ni même un permis de conduire et encore moins les papiers de sa Peugeot 407.

Deuxième indice : le chauffeur assure travailler pour une société de taxi alors que son voyant bleu réservé aux artisans est allumé. Dans les locaux de l’unité de traitement judiciaire des délits routiers, ce trentenaire assure louer son véhicule à une personne, non identifiée, moyennant 60 € par jour.

Un véhicule volé

Il reconnaît en outre avoir perdu tous les points de son permis de conduire. Les enquêteurs découvrent alors que le véhicule circulait sous une fausse immatriculation et qu’il a été volé en mai dernier dans le Val-d’Oise. A la suite d’une plainte de l’artisan volé, le chauffeur du faux taxi est reconnu coupable de huit délits : recel de vol, exercice illégal de la profession de taxi sans la carte de chauffeur, défaut de permis de conduire, absence de carte de stationnement, faux en écriture et défaut d’assurance. En comparution immédiate, il a été condamné, jeudi, à six mois de prison ferme.

Afin de faire face au problème des faux taxis dans la capitale, le nombre de Boers va bientôt passer de douze policiers à une soixantaine.

Le Parisien

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 10:55


mardi 02.09.2008, 04:57 - La Voix du Nord

Le tribunal correctionnel de Lille n'a pas hésité à envoyer deux jeunes gens derrière les barreaux pour des actes aussi inacceptables que difficiles à saisir. Gregory Naessens, 29 ans, et Ali Ouali, 35 ans, ont, chacun, écopé de deux ans de prison, dont un ferme.

Devant le président Jacques Huard, Gregory Naessens, de Croix, adopte une attitude de premier de la classe. Le prévenu est calme. Il affiche une apparence studieuse. Alors que le magistrat égrène les faits, l'homme dans le box se contente d'opiner régulièrement. Jacques Huard résume le dossier.

Simplement. « Cet été, pour des travaux de peinture, vous étiez chez une personne âgée, reconstitue le magistrat. Là, plusieurs chèques disparaissent.  » La suite de l'histoire sera narrée aux policiers par la propre soeur de Naessens. La jeune femme ne comprend pas pourquoi son frère lui a demandé d'encaisser des chèques sur son compte, puis de lui verser des espèces : 4 600 E. « J'avais une dette envers des dealers, tente d'expliquer le prévenu aux magistrats. J'avais peur.  » Était-ce également une raison pour dérober une carte bancaire à son employeur ? Puis 500 E à son frère ? Ou encore 700 E à un citoyen belge ?

« Le record des casiers judiciaires »

Quelques minutes plus tard, Ali Ouali remplace Naessens dans l'enclos de béton. Là, le regard est vague. Vendredi, le jeune homme a été surpris, dans un parking souterrain du centre de Lille, un sac de femme à la main. Le dialogue avec les juges est difficile. Le sac vient d'une voiture, dégradée pour l'occasion. Deux collègues de la victime ont dû en venir aux mains avec le suspect. Ce dernier n'a pas hésité à leur jeter une bouteille au visage. Ouali ?

Un visage constamment fermé. « Vous détenez le record des casiers judiciaires de cette audience », souligne sobrement le président Huard. Le prévenu ne réagira qu'à la fin des débats, lorsqu'il aura - mentalement - calculé la somme des dommages et intérêts qui lui sont réclamées. « Elle ne veut pas aussi que je lui paie une nouvelle voiture ? », lance le jeune homme en tendant un doigt perplexe vers l'une des victimes. • L. B.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 10:50


Écroué à Paris, il profitait de sorties pour multiplier les arnaques au « collet marseillais » en Sarthe. Il a été condamné à trois ans de prison.

Dure journée pour Wahid Aouzmani. Hier à l'aube, cet Algérien de 39 ans qui purge actuellement une peine de prison en région parisienne a vu débarquer dans sa cellule les gendarmes de la Sarthe. Direction : le troisième étage de la cité judiciaire du Mans. Présenté au procureur de la République et jugé dans la foulée en comparution immédiate, il a repris, à 16 h 30, le chemin de sa cellule avec, en poche, une peine de prison supplémentaire de trois ans, dont six mois avec sursis.

« Manipulateur » et « baratineur »

Une condamnation prononcée pour des arnaques au « collet marseillais » que l'homme a commises en Sarthe entre le 5 juillet et le 2 août dernier alors qu'il bénéficiait d'une permission de sortie de prison pendant les week-ends.

Le collet marseillais ? Wahid Aouzmani connaît bien. Il a déjà été condamné pour ça en 2007. Le procédé est simple. Dans le cas des trois affaires sarthoises qui se sont produites à Saint-Calais et à Vibraye, l'Algérien jouait le rôle du « manipulateur ». C'est lui qui glisse des morceaux de cartes à jouer dans les distributeurs bancaires. Le premier client qui se pointe se retrouve alors piégé. Sa carte reste coincée. Déboule le complice, qu'on appelle le « baratineur ». Il propose un coup de main et invite la victime à resaisir le code secret. Un coup d'oeil et l'affaire est pliée. La victime et le « baratineur » s'éloignent ensemble. Grâce à un fil de fer ou un petit couteau, le manipulateur récupère la carte bloquée. Le tour est joué. Ne reste plus qu'à se servir à des distributeurs ou à effectuer des achats dans des magasins.

Un butin de 6 700 €

En tout, Wahid Aouzmani et son complice qui n'a jamais été identifié ont mis la main sur un butin de 6 700 €. L'Algérien a été reconnu par les gendarmes grâce aux caméras des distributeurs qui l'avaient filmé. « Je n'ai pas fait ça pour le plaisir. J'avais besoin d'argent pour payer le loyer et nourrir mes deux enfants. Alors je me suis retrouvé à faire ces bêtises », explique l'homme. « Trois mois avant votre sortie, relève la présidente Legrand, c'est vraiment un mauvais calcul. » Et la procureure Hiribarren d'embrayer : « A-t-il pensé aux familles à qui il a volé l'argent ? », le tacle la magistrate en réclamant la peine plancher de trois ans de prison puisqu'il a déjà été condamné pour des faits similaires. « Je m'excuse auprès des victimes. Je vous demande d'être indulgente », adresse-t-il à la présidente avant de regagner la voiture de gendarmerie qui le ramène dans sa cellule.

Igor BONNET.

Ouest-France
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 17:46

Le meurtre d'un jeune sur les Champs-Elysées en 2004

Tué pour rien

Confusion à la barre

10 à 15 ans requis...

Onze ans de réclusion criminelle

La cour d’assises n’est pas un théâtre

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 18:37


samedi 16.08.2008, 04:50 - La Voix du Nord


Il falsifieson ordonnance :quatre mois ferme

Absent le jour de son jugement, Jonathan Lemaire, Calaisien de 23 ans, est poursuivi par la Justice pour avoir falsifié une ordonnance médicale le 22 avril, prescrivant une délivrance de Subutex®, un médicament de substitution pour les toxicomanes. Auparavant, il avait raconté à son médecin s'être fait voler son ordonnance. Le docteur avait aussitôt déposé plainte contre son patient. Déjà condamné pour violences et vol de stupéfiants, le prévenu a été condamné par le tribunal de Boulogne-sur-Mer à quatre mois de prison ferme avec révocation du sursis et de la mise à l'épreuve.

Il met le feuà des containers

Accompagné de deux amis, mineurs, Damien Saison, jeune majeur de 19 ans, a mis le feu à deux containers devant l'école Greuze à Calais le 1e r mai. Ils sont interpellés par les policiers de la brigade anti criminalité. Le Calaisien, absent lors de son procès, a été condamné à quatre mois de prison ferme.

Conduite sans permis

Khalid Bilali, 28 ans, a été contrôlé par la police de Coquelles à Calais le 22 avril dernier à bord d'une voiture alors qu'on lui avait retiré son permis de conduire. Pour échappé aux poursuites, il a donné une fausse identité à l'agent. Quelques mois plus tard, le 24 juillet, il est à nouveau interpellé par le même policier, toujours sans permis. Cette fois-ci, il reconnaît les faits. Absent le jour de son procès, il a été condamné à quatre mois de prison et deux pour avoir transporté un passager à bord. Il devra s'acquitter d'une amende de 150 E.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 09:55


dimanche 10.08.2008, 04:46 - La Voix du Nord

Pas de trêve estivale dans les prétoires.

Valenciennes : en prison jusqu'à leur procès.- Deux détenus, interpellés dernièrement et qui ont refusé la comparution immédiate pour préparer leur défense, ont demandé à être remis en liberté en attendant d'être jugés, le 27 octobre. L'un parce qu'il travaille l'autre parce qu'il doit commencer une formation fin août. Dans cette affaire, quatre hommes ont été arrêtés pour avoir dealé en France et en Belgique. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à un réseau de trafic de drogue. Pour les deux prévenus, le substitut a demandé au tribunal de rejeter la demande de mise en liberté pour « éviter la concertation et la réitération ». Il a d'ailleurs promis que lors du procès, «  les peines requises seront à la hauteur du trafic ». Malgré les plaidoiries des deux avocats, le tribunal les a renvoyés en prison jusqu'au 27 octobre.

Denain : TIG non exécuté.- Un Denaisien de 22 ans a été condamné le 17 juin 2007 à un travail d'intérêt général de soixante-dix heures pour un vol en réunion au magasin ED d'Abscon. Seul souci, il ne l'a jamais exécuté. Jeudi, il a donc comparu une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel de Valenciennes. « Vous encourez une peine de deux ans d'emprisonnement », lui a rappelé le président Bak. « En acceptant le TIG, il s'engageait auprès du service de l'application des peines », a souligné le substitut du procureur. Parce qu'il n'a pas respecté cet engagement, le représentant du ministère public a requis quatre mois. Me Babouri, avocat du Denaisien, a demandé au tribunal d'assortir cette peine du sursis : « C'est un avertissement plus que sérieux. » Le tribunal a condamné le prévenu à un mois de prison ferme.

Crespin : escroquerie sur fond de querelle familiale.- Une soeur autorise son frère à ouvrir un compte en son nom pour l'aider alors qu'il connaît quelques difficultés de trésorerie. Leur accord est tacite : il pioche quand il veut dans la réserve d'argent et il rembourse quand il peut. Mais le frère et la soeur se fâchent en 2004. Le 9 juillet 2007, la compagne du frère, la prévenue donc, appelle la société de crédit pour débloquer 850 E. La société a un doute sur son identité (elle se fait en effet passer pour la titulaire du compte). La belle-soeur, alertée par la société de crédit, s'étonne que son frère continue de disposer de la réserve et dépose plainte. La belle-soeur a dû s'expliquer, jeudi, devant le tribunal. « Je n'ai pas vu le mal à disposer de cette réserve. L'argent n'a pas été débloqué et on lui a remboursé les 150 E qui manquaient », observe la trentenaire à la barre. Le substitut du procureur a requis une dispense de peine. Me Blin, avocat de la prévenue, a questionné : « Est-ce que la victime a été trompée ? Pourquoi la victime n'a pas clôturé le compte avant ? C'est une vengeance familiale et vous n'avez pas d'élément intentionnel. » Le tribunal l'a reconnue coupable mais l'a dispensée de peine. • VÉ. B.

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