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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 14:16
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ASSISES DES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES. La session du 1er trimestre s'ouvre aujourd'hui avec une affaire de tentative de viol à Hendaye, et se clôt le 30 avec un incendie à Bayonne


Incendie mortel en septembre 2005 à Bayonne. (photo archives Félix Dufour)
Incendie mortel en septembre 2005 à Bayonne. (photo archives Félix Dufour)

L'année judiciaire criminelle s'ouvre aujourd'hui au palais de justice de Pau, avec le premier procès de la session d'assises du premier trimestre.

Tentative de viol

Ces deux semaines sont inaugurées par le jugement de Txomin Etcheverry, un Angloy de 22 ans accusé de tentative de viol. Les faits présumés remontent à la matinée du 10 juillet 2006. Une joggeuse était agressée sexuellement par un homme en scooter. À l'origine, le jeune homme était mis en accusation pour viol. Mais la chambre de l'instruction a requalifié les faits en tentative. Verdict demain mardi.

Une affaire surgie du passé

De mercredi à vendredi, une affaire surgie du passé occupera la cour d'assises des mineurs, lors d'une audience non publique.

Au coeur des débats : le viol d'une fillette de 12 ans par des adolescents, en 1989. Ce n'est qu'en 2004 que la victime, aujourd'hui âgée de 32 ans, s'est résolue à porter plainte pour les sévices subis dans une bergerie abandonnée.

Les accusés : deux hommes de 35 et 36 ans aujourd'hui, bien insérés socialement. Et celle qui était alors la « meilleure amie » de la victime, et qui en avait profité pour l'attirer dans un traquenard, deux jours de suite. À noter que certains des garçons qui auraient participé à ces viols collectifs, et qui avaient moins de 16 ans à l'époque des faits, ont été renvoyés pour leur part devant le tribunal pour enfants. Verdict vendredi.

Violences conjugales fatales

À partir de lundi prochain, c'est une affaire paloise qui occupera les jurés.

Le 30 juillet 2005, Michel Larrieu-Manan appelait les secours après avoir trouvé sa femme sans vie dans son lit.

Le décès remontait en fait à deux jours, et il aurait été provoqué par une chute contre la cheminée suite à une dispute conjugale trois jours auparavant. Le mari aurait confectionné un pansement avec de l'essuie-tout et aurait servi à sa femme de l'alcool, dont le couple était friand, pour la soulager. Mais il n'a pas appelé les secours à temps.

L'homme de 63 ans est accusé de violences ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner. Verdict mardi.

Incendie mortel

Dernier procès, de mercredi à vendredi prochain : celui d'un Espagnol sans-domicile fixe de 33 ans, accusé d'avoir allumé quatre incendies dans le centre de Bayonne dans la nuit du 19 au 20 septembre 2005. Et notamment d'avoir mis le feu à un immeuble, au 5 rue d'Espagne, dans les décombres duquel les pompiers ont trouvé deux corps sans vie. Ceux de Christian Louis, 44 ans, et Anita Noguès, 80 ans.

Après son arrestation, Francisco Ascencio Ramirez a expliqué qu'il avait mis le feu pour effacer les traces de ses cambriolages. Placé en détention provisoire, il est jugé pour dégradation du bien d'autrui par des moyens dangereux pour les personnes, suivie de mort, tentative de vol et vol à l'aide d'une effraction.

Auteur : gwenaël badets
g.badets@sudouest.com
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 14:13
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18/01/2009 10:47
RENNES, 18 jan 2009 (AFP) - Le procès renvoyé après une demande motivée par le ramadan s'ouvre à Rennes

Le procès de plusieurs braqueurs présumés renvoyé déjà par deux fois, dont la deuxième fois juste après une demande motivée par le ramadan de l'un des accusés, s'ouvre lundi pour trois semaines devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine.

Le deuxième renvoi avait provoqué la polémique. Le procureur général de la cour d'appel de Rennes, Léon Bernard de La Gatinais, avait affirmé que la décision avait été prise "au vu de plusieurs éléments", niant que l'argument du ramadan ait pesé.

La ministre de la Justice Rachida Dati avait également expliqué que la décision avait été prise "pour une bonne administration de la justice", comme l'indiquait le texte de l'ordonnance de renvoi en date du 2 septembre.

Mais plusieurs avocats avaient souligné que le ramadan était bel et bien le seul argument nouveau avancé au moment du report, tous les autres ayant déjà été précédemment rejetés par les magistrats.

Le procès avait déjà été renvoyé en février 2008 à la demande des avocats des parties civiles et de la défense: à l'audience, la cour avait découvert la condamnation d'un gendarme ayant mené l'enquête pour une agression sexuelle sur un témoin principal.

L'affaire concerne une série de braquages commis à Saint-Malo et à Rennes en 2000 et 2001. Huit personnes sont accusées, dont l'une est en fuite.

Pierre Abegg, l'un des avocats des parties civiles, a dit à l'AFP "s'attendre à des incidents de tout ordre" lors de cette audience prévue pour durer jusqu'au 6 février.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:56


Les trois assassins de Sandrine Cordon, une mère de famille enceinte, ont été condamnés hier à des peines allant de 18 ans à 25 ans de réclusion criminelle.

Guénaèle Calant | 17.01.2009, 07h00
 

C’est un coup de massue qui est tombé sur la tête de Régis Tiercelin. Cet habitant de Luzancy de 40 ans a été condamné hier à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun, pour complicité d’assassinat.
Cet accusé, qui comparaissait libre, a été écroué à l’issue de l’audience.

Depuis le début de la semaine, il était jugé aux côtés de Sylvie Douet, 44 ans, et de Guillaume Gérard, 23 ans, soupçonnés d’être à l’origine de la mort, dans des circonstances atroces, de Sandrine Cordon, une mère de famille de 23 ans tuée de 60 coups de couteau le 17 janvier 2005, dans une cave de La Ferté-sous-Jouarre
(voir nos éditions précédentes).

« Nous ne savons pas encore si nous allons faire appel »

Le jury criminel est donc allé beaucoup plus loin que ne l’avait requis l’avocate générale Ulrika Weiss, qui avait demandé entre dix et quinze ans à l’encontre de Régis Tiercelin. « Je suis choqué par le quantum. Mon client aussi, même s’il se préparait à aller peut-être en prison le soir même. Nous ne savons pas encore si nous allons faire appel de cette condamnation. Nous sommes tombés d’accord pour ne pas prendre de décision à chaud et attendre quelques jours. Cela mérite réflexion », explique M e Emmanuel Giordana, qui avait plaidé l’acquittement, estimant que Régis Tiercelin n’avait donné aucune instruction aux deux autres accusés.
Tout comme l’avait requis l’avocate générale, Guillaume Gérard, qui avait porté les coups de couteau, a été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour assassinat, tandis que Sylvie Douet qui avait aiguisé le couteau a écopé de vingt ans pour complicité. M e Jean-Charles Negrevergne, l’avocat de Guillaume Gérard, a estimé qu’il s’agissait pour son client d’une « peine adaptée ». Il n’est pas question pour lui de faire appel. Sa seule crainte : si Régis Tiercelin fait appel, le parquet en fera autant… à l’encontre des trois accusés, estimant que le procès d’un seul du groupe n’aurait pas de sens.

Le Parisien

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:52


Après un premier procès retentissant qui l'avait opposé à Marseille à plus de 90 de ses victimes recensées en juin dernier, le Dr Michel Maure, 60 ans, comparaît à partir de lundi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Jugé pour "tromperie", "mise en danger de la vie d'autrui" et "blessures involontaires", l'ex-médecin qui s'était improvisé chirurgien esthétique encourt quatre ans d'emprisonnement ferme. 

 

Il avait été condamné le 8 septembre 2008 à trois ans de prison, soit un an de moins que ce qu'avait requis le ministère public, et à une amende de 75.000 euros. Il a fait appel du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Marseille. Le procès doit durer jusqu'au 27 janvier.

La cinquième chambre de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) passera au crible ses agissements au cours des années 2001-2004.

Le Dr Maure avait été arrêté au mois d'août en Espagne, après avoir violé le contrôle judiciaire qui lui était imposé. Lundi, il comparaîtra détenu. D'après son avocat, Me Dominique Ramirez, il entend solliciter de la cour "sa réhabilitation" et donc la relaxe. "Il est fatigué par une détention qui l'a beaucoup éprouvé", a déclaré son conseil.

Dans son jugement rendu en septembre, le tribunal correctionnel de Marseille avait critiqué "une médecine de garage" et pointé du doigt des "installations totalement obsolètes", une "absence de personnel qualifié" et "des patients exposés à un risque de mort". Michel Maure était accusé d'avoir mutilé des dizaines de patientes lors d'opérations de chirurgie esthétique pratiquées entre 2001 et 2004 dans une clinique fermée depuis 1995.

Pour l'un des avocats des victimes, Me Jérôme Rambaldi, "les patientes du Dr Maure souhaitent vraiment en finir avec cette affaire, car elles vont encore ressasser de mauvais souvenirs." De l'aveu de leur défenseur, le médecin déchu n'a toujours pas commencé à les indemniser, alors qu'il doit verser au titre des indemnisations de chacune des patientes des sommes allant de 2.000 à 7.000 euros pour les souffrances endurées, et de 1.000 à 3.000 euros pour le préjudice moral.

Le Dr Maure, officiellement radié de l'Ordre des médecins début 2007, s'était autoproclamé "l'un des plus grands chirurgiens esthétiques du monde", fier de posséder une clientèle de 5.000 malades.

La cour sera également saisie en appel des faits de location de son ancienne clinique Saint-Bernard, aux Chartreux, transformée en appartements, qui lui avaient valu en février 2008 six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. AP

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 23:46


Constance Jamet (lefigaro.fr)
16/01/2009 | Mise à jour : 15:28
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INTERVIEW - Le procureur de Dortmund a présenté jeudi l'avancée de son enquête sur le massacre en 1944 de 124 habitants de Maillé, en Indre-et-Loire. Comment enquête-on 64 ans après les faits ? Explications avec Sébastien Chevereau, historien et directeur de la maison du souvenir à Maillé.

Le 25 août 1944, jour de la libération de Paris, 60 à 80 soldats allemands avaient massacré 124 hommes, femmes et enfants à Maillé, près de Tours, avant de bombarder le village. Deuxième massacre de civils en France derrière celui d'Oradour-sur-Glane (642 victimes, le 10 juin 1944), Maillé n'a pourtant été que rarement mentionné, jusqu'à l'ouverture, en 2004, d'une information judiciaire pour crime de guerre, par le procureur de Dortmund Ulrich Maass, qui a enquêté sur place en juillet dernier. De nouvelles archives «confirment la présence le jour du massacre du 17e bataillon SS, basé à Châtellerault», et «d'une attaque sur une voiture allemande la veille dans laquelle se trouvait le sous-officier Gustav Schlüter, principal protagoniste de la demande de représailles», a-t-il expliqué jeudi lors d'une conférence de presse à Maillé.

Historien et directeur de la maison du souvenir à Maillé, Sébastien Chevereau a aidé Ulrich Maass dans son enquête. Il raconte son déroulement.

LE FIGARO.FR - Pourquoi une enquête a-t-elle été ouverte plus de 60 ans après les faits ?

Sebastien CHEVEREAU - Le massacre de Maillé a été occulté par la libération de Paris. Les gendarmes de l'époque ont réalisé une enquête minimale. Ils n'ont par exemple relevé aucune munition. Le procès de 1952 où a été condamné à mort par contumace un sous-officier allemand, Gustav Schlüter, a été tout autant bâclé. Un procès sans témoin dont le compte-rendu fait seulement 10 pages. On ne connaissait pas le rôle exact joué par ce militaire : était-il seulement à Maillé ? Contrairement à Oradour-sur Glane, pratiquement aucun manuel d'histoire n'a mentionné la tragédie de Maillé. Pendant longtemps c'est comme si le massacre n'avait pas existé. Aucune figure de l'après-guerre ne s'était mobilisée pour retrouver les coupables et en 1952, l'heure était à la réconciliation, à la construction européenne. Si l'enquête a rebondi c'est grâce à Ulrich Maass, qui s'est autosaisi. Le magistrat, qui traite les crimes de guerre, imprescriptibles outre-Rhin, a été alerté en 2004 de l'existence de Maillé par des journalistes qui travailllaient sur un documentaire sur le village pour France 3.

Comment enquête-on sur des faits qui se sont déroulés en 1944 ?

En l'absence de traces matérielles, l'enquête passe par un travail d'historien. Les archives, journaux de marche des unités allemandes, rapports de police, occupent une place majeure, tout comme les auditions de témoins français et allemands. Jusqu'à présent, 60 personnes ont été entendues. En Allemagne, la tâche est complexe. 100 000 soldats allemands sont passés à proximité de Maillé au cours du mois d'août 1944. Les anciens militaires qui ont été interrogés affirment n'avoir pas été présents à Maillé le 25 août 1944. Les officiers qui encadraient les coupables sont morts de vieillesse, et si on retrouvait des membres du bataillon, il ne s'agirait que de simples soldats.

Encouragés par l'ouverture de l'enquête, les témoins du drame ont-ils évoqué des éléments nouveaux ?

Certains survivants ont évoqué la couleur particulière des uniformes allemands. Nous avons recoupé ces renseignements avec les archives. Le principal suspect est le bataillon SS de Châtellerault. Les 700 hommes du bataillon avaient le profil et le matériel pour réaliser le massacre. Encore en formation, ils étaient très jeunes, entre 16 et 18 ans et n'avaient jamais connu le combat, ce qui a pu contribuer à la cruauté du massacre. De nombreux enfants de Maillé ont été tués à la baïonnette. D'après les témoignages, le « groupe des massacreurs », de 50 à 80 soldats, est passé près de deux fermes proches de l'entrée du village avec leur arme sur l'épaule, ce qui indique qu'ils étaient plutôt détendus. A l'entrée du village, ils ont brusquement fait demi-tour vers les fermes. Ils ont alors tiré sur tout ce qui bougeait avant de décider de faire une pause pour manger. La jeunesse de ces hommes pourrait expliquer ce comportement déphasé.

Quelles pourront être les suites de l'enquête ?

Si au terme de son enquête Ulrich Maass retrouvait un des auteurs du massacre, un procès pourrait avoir lieu en Allemagne. Cependant au mieux, un survivant du bataillon aurait 82 ans. Serait-il en état d'affronter un procès ? Je crois que la probabilité que cette affaire se termine devant un tribunal est nulle. On ne peut pas accuser sur la seule base d'un témoignage, il faudrait aussi que des archives allemandes mentionnent nommément la présence à Maillé du prévenu.

L'enquête permettra peut-être de comprendre ce qui s'est passé et pourquoi il n'y a pas eu de vraie enquête côté français, Maillé est la dernière zone d'ombre de l'occupation. Les recherches d'Ulrich Maass peuvent contribuer à apaiser le mal-être des survivants qui ont énormément souffert de l'oubli de la nation. Jusqu'en 2006, il n'y a eu aucun représentant de poids de l'Etat lors des commémorations. Cette enquête donne l'impression aux villageois qu'on prend enfin en compte leur tragédie.

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 22:20
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:12

NOUVELOBS.COM | 16.01.2009 | 12:14

Le jeune de 16 ans est soupçonné d'avoir poussé sous un manège de la Foire du Trône le gardien de la paix, Reynald Caron, mort de ses blessures.

Policiers devant l'entrée principale de la Foire du Trône, à Paris (Reuters)

Policiers devant l'entrée principale de la Foire du Trône, à Paris (Reuters)

Un jeune homme de 16 ans soupçonné d'avoir en 2007 poussé sous un manège de la Foire du Trône le gardien de la paix Reynald Caron, mort sur le coup, comparaît ce vendredi 16 janvier à huis clos devant le tribunal pour enfants de Paris, statuant en matière criminelle.
L'adolescent, poursuivi pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur personne dépositaire de l'autorité publique", encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Il est jugé aux côtés d'un autre mineur, renvoyé lui uniquement pour "violences en réunion".
Le 9 avril 2007, vers 21H00, une bousculade à l'entrée du manège "Le Maxximum" avait été provoquée par des jeunes gens à la Foire du Trône (XIIe arrondissement). Des policiers s'étaient interposés. Reynald Caron, 31 ans, avait été tué sur le coup par une nacelle du manège, toujours en mouvement au moment de l'altercation.

"Violences volontaires en réunion"

Quatre jeunes, deux mineurs et deux majeurs, avaient alors été placés en garde à vue. Tandis que Kevin, 15 ans à l'époque, a seul été mis en cause dans la mort du policier, les trois autres ont été renvoyés devant le tribunal pour "violences volontaires en réunion".
Les deux majeurs devraient comparaître à leur tour devant la 15e chambre du tribunal correctionnel de Paris d'ici à quelques semaines.
Quant à Kevin, détenu durant six mois, il a ensuite été placé en centre éducatif fermé. Il prépare un CAP pâtisserie.
Selon son avocat, Me Jean-Christophe Tymoczko, la question à l'audience sera de déterminer le "lien de causalité entre les actes de Kevin et la mort du policier".
Si le jeune prévenu reconnaît les violences, sa version diffère de celle des policiers.
D'après Me Tymoczko, une bagarre aurait éclaté entre les quatre jeunes gens et des forains. Cinq policiers seraient alors intervenus et Reynald Caron aurait essayé de ceinturer Kevin. Celui-ci se serait débattu, faisant perdre l'équilibre au policier, et le faisant chuter dans "la zone dangereuse" du manège.

"Heurté par la nacelle"

"Au moment où il s'est relevé, il a été heurté par la nacelle", conclut l'avocat.
Une version difficile à avaler pour les policiers qui, très émus à l'époque, avaient défilé par milliers en signe d'hommage à Reynald Caron.
Vendredi matin, une vingtaine de ses anciens collègues de la 11e Compagnie d'intervention de la direction de l'ordre public et de la circulation étaient d'ailleurs venus soutenir la famille du défunt.
"Ce n'était pas un simple accident. C'est une mort injuste et volontaire", a dénoncé le major Hubert Cahoreau. Car pour lui et ses collègues, Kevin a bien "projeté Reynald sous la nacelle".
Selon lui, la bagarre a débuté car les jeunes gens cherchaient à resquiller et profiter des manèges sans payer. Des forains se seraient alors battus avec eux. Et Kevin, qui avait déjà "des antécédents" avec les policiers, aurait "jeté" sous le manège le policier qui essayait de le maîtriser.
En résumé, a averti le major, "on aurait du mal à comprendre s'il ressortait libre..."
L'audience devrait s'achever dans la soirée et la décision pourrait être rendue dans la foulée, vendredi ou samedi.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:08

NOUVELOBS.COM | 15.01.2009 | 10:52

L'humoriste avait été jugé en février 2008 pour avoir conduit un véhicule alors que son permis avait été annulé. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire, il avait fait appel.

Jamel Debbouze (AP)

Jamel Debbouze (AP)

Le procès en appel de l'humoriste Jamel Debbouzze, poursuivi pour avoir conduit sans permis, s'ouvre jeudi 15 janvier devant la Cour d'appel de Paris.
Le comédien et humoriste Jamel Debbouze avait été jugé en octobre 2007 par la 30e chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour avoir conduit un véhicule alors que son permis avait été annulé. Alors que la 30e chambre correctionnelle avait, le 4 février 2008, sanctionné l'absence de l'humoriste à l'audience et l'avait placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire tout véhicule, la cour d'appel avait annulé cette décision, décidant d'examiner elle-même le dossier.

Arrêté pour utilisation de portable au volant

Le 8 avril 2007, Jamel Debbouze avait fait l'objet d'un contrôle de police sur les Champs-Elysées, alors qu'il était au volant d'une grosse berline de location. Les policiers ayant contrôlé Jamel Debbouze assurent l'avoir arrêté car il tenait un téléphone portable avec sa main gauche, une accusation que conteste son avocat, Me Sébastien Dufour, qui explique que Jamel Debbouze a perdu l'usage de son bras droit à la suite d'un accident et ne peut par conséquent mobiliser son seul bras valide pour autre chose que la conduite.
L'acteur avait alors reconnu savoir depuis un an que son permis avait été invalidé après qu'il eut perdu tous ses points. Mais, avait-il assuré, une action était en cours devant le tribunal administratif qui devait lui rendre tous ses points et mener à la restitution de son permis. Il s'estimait donc autorisé à conduire.

Absent des premières audiences

Lors d'une première audience, le 15 octobre 2007, le président de la 30e chambre correctionnelle, Luc Barbier, avait renvoyé l'affaire au 4 février estimant que l'administration devait lui fournir des documents complémentaires concernant les six infractions routières commises par l'humoriste et ayant mené au retrait des 10 points de son permis.
Jamel Debbouze ne s'était pas présenté à l'audience car, d'après son avocat Me Sébastien Dufour, il était "dans le sud de la France, pour la promotion d'un film". Le tribunal avait alors placé l'humoriste "sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur" d'ici l'audience du 2 juin 2007. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire tout véhicule, l'acteur avait alors fait appel de la décision de justice.
La cour d'appel de Paris avait décidé d'examiner elle-même le dossier. Face à l'absence de l'intéressé, le président de la 20e chambre avait préféré renvoyer l'affaire au 15 janvier 2009, en attendant la décision du tribunal administratif qui devait signifier de la validité des points du permis de Jamel Debbouze.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 16:07

LONDRES


NOUVELOBS.COM | 16.01.2009 | 15:42

L'ex-chanteur de Culture Club a été reconnu coupable d'avoir retenu captif un "escort boy" norvégien, en l'attachant à un mur avec des menottes.

Boy George quittant sa maison le 16 janvier pour aller entendre sa sentence (Sipa)

Boy George quittant sa maison le 16 janvier pour aller entendre sa sentence (Sipa)

Le chanteur et disc-jockey britannique Boy George a été condamné vendredi à 15 mois de prison ferme pour avoir séquestré un "escort boy" norvégien qui avait refusé d'avoir des relations sexuelles avec lui.
L'ancienne star de la pop s'est rendu coupable de "violences gratuites", a estimé le juge David Radford, du tribunal de Snaresbrook, dans l'est de Londres, en prononçant la sentence.
De son vrai nom George O'Dowd, 47 ans, Boy George était accusé d'avoir enchaîné Audun Carlsen, 29 ans, à un mur de son domicile londonien et de l'avoir frappé.
Le juge a stigmatisé un acte "prémédité", "impitoyable" et "dégradant" qui a "traumatisé" la victime. "On l'a privé de dignité", a ajouté le juge en parlant de l'escort boy.

Chaînes, objets sexuels et lanières en cuir

Lors de son témoignage devant le tribunal de Snaresbrook, le prostitué norvégien Audun Carlsen, 29 ans, a raconté sa visite le 28 avril 2007 au domicile du chanteur androgyne à Shoreditch, un quartier chic de l'est londonien, pour une séance de photos pornographiques, agrémentée par la consommation de cocaïne.
Il avait affirmé qu'à son arrivée, Boy George, aidé d'un complice, l'avait menotté, attaché à un anneau scellé dans un mur de sa chambre, puis frappé à plusieurs reprises en le traitant de "pute".
L'escort boy avait précisé que Boy George avait alors sorti une boîte contenant des chaînes métalliques, des objets sexuels et des lanières en cuir. Il était parvenu à s'enfuir en dévissant l'anneau du mur à l'aide des menottes.

Bondage

Boy George, qui n'a pas témoigné, avait admis devant les policiers avoir menotté son invité qu'il avait rencontré sur un site internet, parce qu'il le soupçonnait d'avoir trafiqué son ordinateur pour lui voler des clichés stockés sur son disque dur. Mais il avait nié lui avoir porté des coups.
Les avocats de Boy George ont fait valoir que les blessures de Carlsen avaient été provoquées par les instruments de "bondage" employés par le jeune homme.
Audun Carlsen avait estimé que cet épisode avait été provoqué par son refus d'avoir des relations sexuelles avec le chanteur, lors d'une précédente rencontre à l'appartement de celui-ci en janvier 2007.
L'avocat de la star, célèbre dans les années 80 pour des tubes comme "Do You Really Want to Hurt Me?" ("Veux-tu réellement me faire mal?", en français), a quitté Culture Club en 1987 pour mener une brève carrière solo avant de se reconvertir en DJ et de lancer sa propre marque de vêtements, B-Rude.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:46

Le 15/01/2009 à 20:45

Un homme qui avait tué un malfaiteur lors d'un cambriolage en Vendée en 2006 a obtenu un non lieu pour légitime défense, a-t-on appris jeudi lors du procès du fils du cambrioleur décédé, suspecté d'être l'un des complices de son père.

En novembre 2006, quatre hommes avaient tenté de cambrioler une maison de Saint-Gervais (Vendée) habitée par des retraités de plus de 80 ans qui avaient déjà été victimes d'une demi-douzaine de cambriolages au cours des dix années précédentes.

Les malfaiteurs armés de pieds de biche avaient saucissonné le propriétaire avec du ruban adhésif et frappé son épouse pour la neutraliser mais n'avaient pas prévu la présence de leur fils qui dormait dans une chambre.

Réveillé, ce dernier avait pris un fusil de chasse et tiré sur un des malfaiteurs qu'il avait tué sur le coup. Mis en examen en mars 2007 pour homicide volontaire, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire.

La justice a prononcé un non lieu pour légitime défense le 28 septembre 2008, considérant que le tir n'était pas prémédité et que le fils, agé d'une soixantaine d'années, avait utilisé l'arme faute de pouvoir se défendre physiquement.

Un seul des malfaiteurs a été arrêté: le fils du cambrioleur tué, âgé de 22 ans, qui purge actuellement une peine de cinq ans de prison pour d'autres faits.

Le parquet a requis contre lui jeudi devant le tribunal correctionnel des Sables d'Olonne 3 ans de prison ferme pour complicité de tentative de vol avec violences. Le jugement a été mis en délibéré au 19 mars.



© 2009 AFP
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