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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 19:16



AP | 21.03.06 | 16:40


PARIS (AP) -- Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé a félicité mardi les douaniers de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour cinq saisies de pilules Viagra de contrefaçon réalisées entre le 28 février et le 14 mars. Elles portent au total sur 360.000 cachets pour une valeur estimée à plus de trois millions d'euros.
Ces saisies ont toutes été réalisées dans la zone fret sur des chargements provenant d'Inde et aux destinations variées (République dominicaine, Mexique, Burkina Faso et Togo).
Dans un communiqué, le ministère précise que ces cachets saisis présentaient tous la forme caractéristique de losange bleu du produit original. "En revanche, comme il est fréquent dans ce type de fraude, le nom du produit et l'aspect de l'emballage constituaient des imitations grossières". AP
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 19:14


LE MONDE | 21.03.06 | 11h16  •  Mis à jour le 21.03.06 | 11h16
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Ils s'appellent Jérôme Ribeiro, dit "coup de tête", Samir Ait Abdelmalek, alias "Smiler", ou "agent Murphy", comme dans le film Matrix, Fabrice Polygone, Yahia Kaba et Jean-Christophe G., le seul mineur du groupe, surnommé "Zigo". Ils ont entre 17 et 27 ans. Geôliers d'occasion, recrutés par Youssouf Fofana, 25 ans, – "le boss" – au hasard des cités de Bagneux. "Youssouf Fofana fait peur, très peur, a dit Jérôme Ribeiro aux policiers, on sait tous dans la cité qu'il ne faut pas l'enculer, sinon c'est chaud pour nous." Un "grand" de la cité, ancien taulard qui les recrute à la mi-janvier pour quelques milliers d'euros. "Il m'a demandé si je voulais me faire beaucoup d'argent, j'ai répondu oui, a expliqué Jérôme Ribeiro. Il m'a indiqué qu'il suffirait de garder trois jours un homme." Cet homme, c'est Ilan Halimi ; sa détention durera en réalité trois semaines, du 21 janvier au 13 février, jour où le jeune homme a été retrouvé à l'agonie. L'autopsie a conclu à un décès "consécutif à des brûlures étendues associées à des plaies cervicales par arme blanche". Elle a également révélé la présence de multiples ecchymoses et éraflures.

"TRACES DE BRÛLURES"

La première semaine de séquestration se passe dans un appartement prêté par le concierge. Youssouf Fofana a installé le décor : des draps "de couleurs à motifs orange, pour masquer les murs". Menotté, habillé d'un peignoir acheté chez Auchan, nourri de protéines liquides à l'aide d'une paille, ses geôliers autorisent Ilan Halimi à fumer un joint, entre deux gifles. Pour entrer dans l'appartement, un code : deux coups puis un autre, frappés sur la porte. Puis Ilan Halimi est transporté dans une salle de la chaufferie, sur les épaules du "boss". Son sort ne varie guère. "Il pissait dans une bouteille et faisait caca dans un sac en plastique", a indiqué un geôlier, Yahia Kaba.

Les violences sont régulières. "Dès le premier jour, j'ai pu constater que l'otage présentait des traces de brûlures par mégots au niveau des côtes et du dos", a affirmé Cédric Birot Saint-Yves, autre geôlier. Pour Jean-Christophe G., les coups auraient débuté après un premier échec de remise de rançon. Selon lui, Ilan Halimi "a commencé à réclamer souvent des cigarettes. Tous les quatre, Nabil, Yahia, Jérôme et moi, nous lui avons mis des tartes quand il gémissait pour avoir des cigarettes. (…) Il m'est arrivé aussi de lui mettre de petits coups de balai sur les jambes, cuisses ou mollets." Mais les épisodes les plus signifiants ont eu lieu avant de prendre des photos destinées à effrayer la famille de la victime : simulacre de sodomie avec un manche à balai, coup de cutter à la face infligé par Samir Ait Abdelmalek.

A la fin de la détention, les rotations sont de plus en plus laborieuses chez les geôliers. Certains se cherchent des excuses pour raccourcir leur tour de garde. L'impatience règne. Une réunion de crise est organisée dans le local, deux jours avant la mort d'Ilan Halimi . "La conversation s'est tenue devant l'otage, a raconté Cédric Birot Saint-Yves. Le boss nous a réunis afin de savoir qui voulait ou ne voulait pas continuer. (…) Nous craignions la présence de la police dans le secteur et nous pensions que nous n'aurions pas d'argent." Nabil Moustafa confirme cet épisode : "On a dit qu'on en avait assez. Le boss a réfléchi et il a décidé qu'il n'y avait plus que ce soir-là, que l'autre devait dégager." Mais le calvaire d'Ilan Halimi n'est pas fini. Youssouf Fofana aurait continué à entretenir l'espoir d'une rançon. "Il voulait obtenir de l'otage le numéro d'un membre de sa famille qui n'aurait pas encore été contacté", a affirmé Fabrice Polygone, qui dit être sorti afin de faire le guet. Les autres auraient alors infligé des violences à Ilan Halimi. A son retour, il l'aurait trouvé "dos contre le mur, jambes un peu repliées vers le torse. Il était en peignoir. J'ai vu nettement des traces d'éraflures ou de frottement sur le côté gauche de son torse, un peu partout, vers les côtes, le cou, la poitrine. Ça ne saignait pas." Le chef de la bande aurait encore donné des gifles à l'otage ; il portait "des gants avec tissu sur le dos de la main et un simili-cuir sur le plat", précise Fabrice Polygone. Il est minuit passé, ce lundi 13 février. Il faut préparer Halimi avant sa remise en liberté, pendant que Youssouf Fofana va chercher une voiture. "Lorsque j'ai soulevé sa couverture, j'ai vu des taches de sang sur son pyjama avec des trous, au niveau des jambes et du ventre, a détaillé Nabil Moustafa. Quand on l'a déshabillé, j'ai vu des plaques rouges sur son ventre (…), ça ressemblait un peu à des brûlures." Avant de le remettre à leur chef, les geôliers doivent nettoyer toute trace compromettante sur leur otage. "Nabil, Zigo et moi, on devait le laver avec de l'eau, du gel douche qui se trouvait sur place et des gants de toilette, a expliqué Fabrice Polygone. Je lui ai coupé les cheveux. Zigo et Nabil ont trouvé que ce n'était pas assez court et ils ont essayé de le lui raser les cheveux avec un rasoir mécanique à deux lames, noir ou bleu." Puis Ilan Halimi est séché et enveloppé dans un drap violet, que Jean-Christophe G. avait acheté au supermarché du coin.

"DROIT DANS LES YEUX"

Plus tard dans la nuit, Youssouf Fofana arrive. "Une fois dans le local, Youssouf nous a dit qu'il allait partir avec l'otage", a déclaré Fabrice Polygone. Les geôliers l'aident à conduire Ilan Halimi jusqu'à une voiture, le hissent à l'intérieur. Après le départ du chef, ils nettoient les lieux. "J'ai jeté des sacs de courses, des bouteilles, des sachets de biscuits, des croissants", s'est souvenu Cédric Birot Saint-Yves.

Pourquoi Ilan Halimi n'a-t-il pas été relâché ? Samir Ait Abdelmalek a dit qu'il avait croisé Youssouf Fofana au lendemain du départ d'Ilan Halimi de la cave. En tête-à-tête, le chef du gang lui aurait raconté qu'il avait déposé l'otage, la veille, dans les Yvelines, à bord d'une voiture volée, puis serait revenu auprès de lui. "A ce moment, Ilan avait réussi à enlever son bandage des yeux, a expliqué Samir Ait Abdelmalek. Il avait donc vu Ilan le regarder droit dans les yeux et du coup Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l'autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait sûrement dû revenir avec un bidon d'essence car il m'a dit qu'il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l'a incendié sur place." Interrogé le 23 février à Abidjan, Youssouf Fofana a nié toute responsabilité. Il a affirmé qu'il a conduit son otage derrière le supermarché Cora de Bagneux, pour le confier à un dénommé Marc, dit "Crim" ou "Craps", et à un autre homme, qui l'ont enfermé dans le coffre de leur voiture. Le lendemain seulement, Fofana a dit avoir appris que "Crim et son copain s'étaient rendus à Sainte-Geneviève-des Bois, qu'ils avaient déposé le corps dans un petit bois et qu'ils avaient versé de l'acide sur l'ensemble du corps, qu'ils y avaient mis le feu et qu'une boule de feu s'était formée".

Gérard Davet et Piotr Smolar
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Published by David CASTEL - dans Cours d'Assises
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 19:11


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La cour d'appel de Paris s'est prononcée, mardi 21 mars, pour la remise en liberté des militants nationalistes corses Vincent Andriuzzi et Jean Castela, acquittés le 22 février pour l'assassinat du préfet Erignac dans un arrêt de cour d'assises qui fait l'objet d'un pourvoi en cassation.

Jean Castela, 50 ans, et Vincent Andriuzzi, 46 ans, étaient toujours en prison après avoir été condamnés respectivement à dix et huit ans de détention pour leur participation à des attentats en 1994. Leurs avocats estimaient que ces peines avaient été purgées car ils sont détenus depuis novembre 1998 pour le premier et mai 1999 pour le second. Ils auraient dû être libérés aussitôt après le procès en appel au bénéfice des remises de peine automatiques.

Le parquet général de Paris avait annoncé, vendredi 17 mars, qu'il ne s'opposait pas à la libération des deux nationalistes corses.

Le règlement définitif du dossier a été compliqué par le dépôt d'un pourvoi en cassation par le parquet général de Paris, qui maintient juridiquement les deux hommes dans le statut de"détenus provisoires". Ce pourvoi est juridiquement inopérant dans le dossier Erignac, le code de procédure pénale prévoyant qu'il ne peut remettre en cause un acquittement partiel ou total.

Avec AFP et Reuters
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Published by David CASTEL - dans Dysfonctionnements
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 19:10


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Une juge du tribunal de commerce de Madrid a suspendu, mardi 21 mars, l'OPA hostile du groupe gazier espagnol Gas natural sur le premier groupe d'électricité espagnol, Endesa, à la demande de ce dernier. La magistrate a conditionné l'application de cette suspension au versement par Endesa d'une caution d'un milliard d'euros dans un délai de 10 jours, afin qu'elle réponde d'un éventuel préjudice en cas de rejet de sa demande sur le fond.

Endesa a dénoncé devant le tribunal de commerce de Madrid un pacte entre Gas natural et Iberdrola prévoyant que le premier revendrait au second entre 7 et 9 milliards d'actifs en cas de succès de son OPA sur Endesa.

Endesa estime que cet accord viole l'article 81 de l'Union européenne sur la libre concurrence. Le tribunal de commerce a également décidé de suspendre cet accord, mais ne se prononce pas sur le fond de la requête d'Endesa. Son jugement peut faire l'objet d'un appel.

CONTRE-OFFRE SURPRISE

Gas natural a lancé en septembre 2005 une OPA hostile de 22,5 milliards d'euros sur le numéro 1 de l'électricité, Endesa. Mais ses plans ont été sérieusement hypothéqués par une contre-offre surprise annoncée mi-février par le géant énergétique allemand E.ON, qui valorise Endesa à 29,1 milliards d'euros.

Le gouvernement espagnol tente, au risque d'un affrontement avec Bruxelles, de bloquer cette contre-offre supérieure d'environ 30% à celle de Gas Natural, en invoquant la sauvegarde de ses intérêts énergétiques stratégiques.

Madrid a annoncé qu'il répondrait "quand il le pourra" à la demande d'explications immédiates de Bruxelles sur un décret renforçant le contrôle sur son secteur énergétique adopté en pleine offensive d'E.ON. Après la décision du tribunal de commerce de Madrid, les deux groupes espagnols ont prudemment réagien annonçant dans des communiqués en "analyser les implications".

Avec AFP
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 18:50


AFP 21.03.06 | 18h13

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L'accusation a requis mardi des peines de trois à onze ans de prison et 114 millions de dollars de dédommagements à l'encontre de six hommes soupçonnés d'être impliqués dans le vol du "Cri", le chef-d'oeuvre d'Edvard Munch dérobé en 2004 dans un musée norvégien et qui reste introuvable.

La peine la plus sévère, 11 ans de prison ferme, a été requise contre Bjoern Hoen qui aurait été le cerveau du vol à main armée commis le 22 août 2004.

Ce jour-là, deux hommes armés et encagoulés avaient fait irruption au musée Munch d'Oslo, s'étaient emparés du "Cri" et de "La Madone", une autre pièce maîtresse de Munch, puis s'étaient enfuis dans un véhicule volé conduit par un troisième homme.

Les deux tableaux, dont la valeur combinée pourrait atteindre 100 millions de dollars, n'ont toujours pas été retrouvés.

Huit ans de prison ont été requis contre Stian Skjold soupçonné par la police d'être l'un des deux malfaiteurs. L'identité du deuxième n'est pas claire.

Le chauffeur de la voiture utilisée pour la fuite, Petter Tharaldsen, encourt, lui, 10 ans de prison si le procureur obtient gain de cause.

L'accusation a aussi requis 9 ans de prison à l'encontre de Petter Rosenvinge, accusé de complicité.

Un autre complice, Morten Hugo Johansen, qui aurait joué un rôle moindre mais qui était aussi jugé pour d'autres faits, risque une peine de 3 ans de prison, dont 2 fermes.

Enfin, 4 ans de prison, dont 2 fermes, ont été requis contre Thomas Nataas, soupçonné de recel.

Le procureur d'Etat Terje Nyboe a en outre réclamé 750 millions de couronnes de dédommagements (114 millions de dollars) aux accusés --excepté Johansen-- pour compenser la perte subie par la municipalité d'Oslo.

Les six accusés avaient, eux, plaidé non coupable au premier jour de leur procès.

Les peines réclamées sont inférieures à ce que prévoit la loi norvégienne.

"Cela aurait été trop sévère. Si j'avais réclamé la peine maximale de 17 ans, je serais allé bien au-delà des peines attribuées dans la pratique pour les crimes et délits les plus graves", a déclaré à l'AFP le procureur Terje Nyboe.

L'accusation a élaboré son dossier en grande partie sur le contenu d'écoutes téléphoniques mais manquait cruellement de preuves matérielles en l'absence des deux tableaux.

Les malfaiteurs avaient aussi pris soin d'effacer leurs traces, en vidant par exemple un extincteur dans la voiture utilisée pour la fuite afin de gommer toute empreinte génétique.

Les prochains jours seront consacrés aux plaidoiries des avocats. Le verdict sera rendu à une date ultérieure, encore non déterminée.

Considéré comme le pionnier de l'expressionnisme, Munch (1863-1944) a peint plusieurs exemplaires de ces tableaux dans les années 1890.

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 18:49


AFP 21.03.06 | 17h54

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Le footballeur ivoirien Ibrahima Bakayoko, ancien attaquant de l'OM, a été condamné mardi par le tribunal d'instance de Brignoles (Var) à quatre mois de suspension du permis de conduire et à 1.200 euros d'amende pour un excès de grande vitesse.

Le 23 janvier, le footballeur, ancien de l'Olympique de Marseille (OM) qui joue actuellement à Livourne (Italie), avait été contrôlé à 214 km/h sur l'autoroute A8, à hauteur de Brignoles.

Bakayoko s'était vu retirer son permis sur le champ et son véhicule avait été immobilisé. Présent à l'audience, il n'est pas parvenu à faire fléchir les juges.

Au cours de cette même audience, deux autres procès, concernant également des excès de grande vitesse, ont été renvoyés. L'un concernait un Anglais domicilié à Monaco intercepté par les gendarmes à 211 km/h et l'autre un Grassois (Alpes-Maritimes), contrôlé à 247 km/h, le record du Var.

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 15:00

 
21/03/2006 - 13h14

PARIS (Reuters) - Cyril Ferez, syndicaliste de Sud-PTT blessé en marge de la manifestation contre le CPE samedi à Paris, a été frappé à coups de pieds par des policiers, selon un photographe de presse qui était présent sur les lieux.

L'incident s'est produit alors que les échauffourées survenues après la dispersion de la manifestation place de la Nation avaient dégénéré en affrontements généralisés. L'homme était alors assis en tailleur sur la place, "l'air hébété".

"Un peloton de CRS était sur le terre-plein. Ils ont formé une sorte de 'tortue'. Je les ai vus avancer, ils prenaient des projectiles de derrière et des côtés. Ils ont avancé vers lui et sont clairement passés dessus. J'ai vu des coups de pied partir, j'en suis sûr", a raconté le photographe, Victor Tonelli.

Au moment où il a été frappé, Cyril Ferez ne montrait aucune attitude hostile, a ajouté Victor Tonelli. Deux clichés qu'il a pris montrent le syndicaliste à terre, le visage tuméfié, aux pieds des policiers. Un second homme est allongé à ses côtés.

Cyril Ferez a été évacué ensuite à l'hôpital. Un certificat médical, saisi depuis par le parquet de Paris qui a ouvert une enquête préliminaire, a révélé un taux de 2,7 grammes d'alcool par litre de sang, dit-on de source judiciaire.

L'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices") cherche à identifier les CRS impliqués dans l'incident, ainsi que les témoins de la scène.

D'autres photographes ont déclaré dans la presse avoir aussi été témoins des violences, certains parlant de coups de matraques. Victor Tonelli n'exclut pas de telles violences mais ne les a pas vues personnellement.

L'épisode s'est déroulé alors que les policiers étaient harcelés depuis environ deux heures par des groupes d'individus masqués qui jetaient des bouteilles vides et d'autres projectiles sur les forces de l'ordre.

Repoussés sur les boulevards extérieurs, ils ont saccagé et pillé des commerces puis érigé une barricade, avant d'être dispersés peu avant minuit. Plusieurs CRS et plusieurs manifestants ont été blessés.

Cyril Ferez, âgé de 39 ans, a été admis au service de réanimation neurochirurgical de l'hôpital Henri Mondor, à Créteil, en banlieue parisienne, où son état est jugé alarmant.

S'il survit, Cyril Ferez pourrait souffrir de séquelles neurologiques, selon les médecins.

L'intersyndicale anti-CPE a demandé que "toute la lumière soit faite sur les responsabilités" de l'incident.

Sud-PTT estime pour sa part que le gouvernement "tente de couvrir une bavure policière" et demande "solennellement" à être reçu au ministère de l'Intérieur mardi après-midi.

Pour Sud-PTT, Cyril Ferez a été piétiné par les forces de l'ordre. L'IGS et le gouvernement "cherchent à le salir par tous les moyens", en évoquant son état d'ébriété, souligne le syndicat dans un communiqué.

"Même si notre militant n'était pas à jeun, cela donnait-il le droit de tuer à la police? (...) Cette déclaration pue la haine et la désinformation. C'est indigne d'un gouvernement d'un pays démocratique", ajoute Sud-PTT.

© Reuters Limited. Click for Restrictions.
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 14:59




NOUVELOBS.COM | 20.03.06 | 15:42

Le chanteur et compositeur Richard Cocciante a été condamné à 30 mois de prison, dont 10 ferme, pour fraude fiscale.

  Richard Cocciante (Sipa)
Richard Cocciante (Sipa)
 
Richard Cocciante a été condamné lundi à 30 mois d'emprisonnement, dont 10 ferme, pour fraude fiscale, par le tribunal correctionnel de Paris.
Sa femme Catherine, qui a été condamnée à la même peine, a indiqué après l'audience où elle était seule présente, qu'ils comptaient faire appel de ce jugement.
Le chanteur et compositeur âgé de 60 ans, connu notamment pour être coauteur de la comédie musicale "Notre Dame de Paris", comparaissait avec son épouse devant la 11e chambre. Il était accusé de s'être en 2001 "frauduleusement soustrait au paiement de l'impôt sur le revenu" de l'année 2000.

Sur le site
 Ecouter un extrait de "Coup de soleil"

Sur internet
 Fiche de Richard Cocciante sur Wikipédia

 Site de fan club

 Notre Dame de Paris

 La fraude fiscale sur légifrance

 Code général des impôts

 Site sur Richard Cocciante (anglais)

 Biographie Richard Cocciante

Dans l'Obs Hebdo
 Les malheurs de Cindy, Sylvain Courage (26/09/02)
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 14:57



NOUVELOBS.COM | 21.03.06 | 09:11

Christophe Beugnot n'a pas reconnu les coups fatals portés à Dylan. Sa compagne, Adeline Marfé, avait quant à elle "peur" d'appeler les secours.

  Des policiers dans la quartier de la Montagne verte à Strasbourg (Sipa)
Des policiers dans la quartier de la Montagne verte à Strasbourg (Sipa)
 
C hristophe Beugnot persiste dans ses dénégations. Jugé depuis lundi 20 mars devant les assises du Bas-Rhin à Strasbourg, il a affirmé ne pas être celui qui a porté les coups fatals à Dylan, le plus jeune des deux petits garçons de sa compagne, Adeline Marfé, accusant même cette dernière depuis le soir de la tragédie, le 3 octobre 2003.
Egalement dans le box des accusés, la jeune femme de 26 ans pleure. Alors que Beugnot est poursuivi pour "meurtre avec actes de torture et barbarie habituels sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité", elle est soupçonnée de n'avoir rien fait pour protéger son fils.
Le calvaire de son enfant, les jurés ont pu le deviner à la lecture des 84 pages de l'acte d'accusation. Quatre mois de sévices divers pour "apprendre à Dylan à devenir un homme", selon les dires de Beugnot, 23 ans aujourd'hui, qui avait jeté sa hargne contre l'enfant dès son installation, avec son chien, chez Adeline Marfé.

"Fruste et impulsif"

Massif, le cheveu rare, une petite barbe, l'air buté: même s'il est apparu effacé lundi, Beugnot est connu pour sa violence depuis son enfance. Son explication: le "manque d'affection de sa mère".

"Immature, fruste et impulsif", disent de lui les psychiatres.
Beugnot a été condamné en 2002 à deux mois de prison ferme à Vesoul (Haute-Saône) pour avoir frappé le bébé de 16 mois d'une précédente compagne.
Pour l'affaire Dylan, les charges pesant contre lui semblent accablantes. Beugnot est accusé d'avoir dénudé Dylan, l'exposant au froid devant une fenêtre ouverte, de l'avoir privé de nourriture et frappé, de lui avoir infligé des humiliations en l'obligeant à manger des excréments, en lui infligeant des douches glacées et le ligotant sur son lit pendant des heures.
Selon l'instruction, Beugnot contraignait Dylan à rester accroupi, l'anus au-dessus d'une pointe de stylo. Les mauvais traitements auront raison de cet enfant qui, jamais, ne s'est plaint. Il appelait même Beugnot "papa", le sien l'ignorant.

"J'avais peur"

D'ultimes coups à la tête et un éclatement du pancréas devaient provoquer un coma irréversible.
Pendant ce temps, sa mère n'a non seulement n'a pas porté secours à Dylan, mais elle a attendu trois heures avant de téléphoner au Samu. "J'avais peur", avancera cette petite femme brune qui joue toujours la carte de la soumission.
Il est vrai qu'elle aussi était battue, tout comme Tino l'aîné, âgé de six ans.
Elle devra expliquer à la cour pourquoi elle n'a pas cherché du secours auprès de ses parents, en pleurs, dans la salle, pourquoi elle a donné le change, avec son air avenant, à l'assistante sociale venue chez elle demander des nouvelles de Dylan, qui l'a crue, et pourquoi elle-même, fortement soupçonnée d'avoir maltraité son enfant jusqu'à la mort, n'a jamais eu de sursaut maternel pour l'arracher à Beugnot.
En fin de journée, Adeline Marfé a expliqué aux jurés qu"'elle avait une enfance heureuse", entre un père facteur et une mère aide-soignante. "J'étais plutôt bonne élève. J'aurais voulu être institutrice pour être proche des enfants. Ma vie d'enfant s'est achevée à 14 ans avec un voisin de 30 ans". Celui-ci lui avait fait regarder des films pornographiques avant de la violer. Petits flirts et puis le père de ses enfants, alcoolique, la séduit. La jeune femme sera obligée de s'en séparer. Arrive Beugnot et son emprise sur elle, argumente son avocat. AP

Sur internet
 Une carte du Bas Rhin

 Une fiche sur Le rôle de la cour d'Assises

 Le site du ministère de la Famille et de l'Enfance

 Un site sur les enfants face à la maltraitance

 Une fiche sur le syndrome de Silverman

 Les chiffres de la maltraitance des enfants en France

 Proposition de loi visant à renforcer le rôle de l’école dans la prévention et la détection des faits de mauvais traitements à enfants

 Le service de l'Aide sociale à l'Enfance

 Aide sociale à l'enfance: quelques définitions

 La convention internationale des droits de l'enfant

Dans l'Obs Hebdo
 "Un Outreau bis ?" , par Isabelle Monnin (02/02/06)

 "L'autre affaire d'Outreau" , par Isabelle Monnin (30/09/04)

 "Maltraitance : Les silences de la Montagne-Verte" , par Sophie des Deserts (16/10/03)

 "Voyage au pays de la pédophilie ordinaire" , par Agathe Logeart (01/12/05)

 "Libres enfants de Southwark !" , par Caroline Brizard (25/08/05)

 "Tolérance zéro pour les hommes violents" , par Sylvie Véran (27/01/05)

 "Enfants : un texte révolutionnaire" , par Jean-Pierre Rosenczveig (18/11/04)

 "Ecouter et punir" , par Sylvie Véran (22/02/01)
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 14:35



NOUVELOBS.COM | 21.03.06 | 09:23

Vingt-sept personnes sont jugées à Paris pour leur implication dans des filières terroristes. Un procès sous haute sécurité.

  ''Filières tchétchènes'' : début dans la confusion
L e procès de 27 personnes jugées pour leur implication à des degrés divers dans l'organisation des filières françaises de soutien aux combattants tchétchènes s'est ouvert lundi 20 mars après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris siégeant exceptionnellement dans la salle de la cour d'assises.
Des mesures de sécurité drastiques ont été prises pour ce procès. Vitre de sécurité rajoutée au box des accusés de la salle d'assises, chiens renifleurs d'explosifs dans les couloirs du Palais de justice, nombreux gendarmes dans la salle d'assises.
La présidente Jacqueline Rebeyrotte a d'abord procédé à l'appel des prévenus avant de lire les charges retenues contre eux au terme de l'instruction.
Seize d'entre eux sont massés au premier rang du box des accusés, une vingtaine de gendarmes derrière eux en polo bleu ciel flambant neuf. Onze comparaissent libres, dont deux étaient absents lundi.

Procédure

De nombreux prévenus ont demandé l'assistance d'un interprète, ajoutant encore à la confusion régnant dans la salle d'assises, très mal sonorisée. C'est la première fois qu'un procès correctionnel se déroule dans la salle de la cour d'assises.

Pour des questions de symbolique, les autorités judiciaires parisiennes s'étaient jusque-là refusé à ce genre de déménagement.
Cette première journée a été consacrée aux questions de procédure. L'avocat de Saïd Arif, Me Sébastien Bono, a contesté la validité des déclarations faites par son client alors qu'il était détenu en Syrie, avant d'être extradé en France le 17 juin 2004.
Ses déclarations, assure-t-il, ont été obtenues sous la torture. "Il a été torturé pendant un an, ses déclarations ne valent rien", a-t-il déclaré estimant que la justice française a externalisé la torture avant de demander son extradition.
Le parquet doit prendre ses réquisitions mardi pour répondre aux questions de procédures soulevées par la défense des prévenus.
L'un des principaux prévenus, Menad Benchellali, avait fait savoir qu'il ne souhaitait pas assister à son procès et avait récusé son avocat. A l'ouverture de l'audience, il était toutefois présent.

Attentat chimique

A ses côtés, doivent être jugés son père Chellali, sa mère Hafsa et son frère Hafed qui ont exprimé au cours de l'enquête la crainte que leur inspirait l'Islam radical pratiqué par l'aîné des fils de la famille.
Si les enquêteurs ont ainsi acquis la certitude qu'une partie du groupe de Menad Benchellali, démantelé en décembre 2002 à La Courneuve et à Romainville (Seine-Saint-Denis), préparait un attentat probablement de nature chimique sur le sol français, les objectifs n'ont pas permis d'être clairement déterminés.
Certains mis en examen parlent d'intérêts russes, notamment l'ambassade de Russie à Paris. Mais d'autres comme Maamar Ouazane ont évoqué en 2004 un magasin Naf Naf aux Halles, des commissariats de police et même la Tour Eiffel.
Les 27 prévenus sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et encourent dix ans d'emprisonnement. Le procès durer jusqu'au 12 mai.
Reprises des débats mardi après-midi. AP

Sur le site
 Débat La violence terroriste

Sur internet
 La participation à une association de malfaiteurs dans le Code Pénal (art.450-1 à 450-4)

 Les islamistes tchétchènes sur tous les fronts (milieu de page)

 La question tchétchène

 Le financement des réseaux Ben Laden en Tchétchénie

 L'interpellation de plusieurs membres de ces "filières tchétchènes" (décembre 2002, ministère de l'Intérieur)

 Une fiche sur Menad Benchellali (en anglais)

 La France et la lutte contre le terrorisme

 Plan d'action contre le terrorisme (site du gouvernement)

 Les compétences du tribunal correctionnel

 Les compétences de la cour d'assises

Dans l'Obs Hebdo
 "Les mystères indonésiens" , par René Backmann (06/10/05)

 "Quand Sarkozy veut surveiller la France" , par Alain Chouffan (06/10/05)

 "Ce que dit vraiment Al-Qaida" , par François Armanet et Gilles Anquetil (01/09/05)

 "Penser le terrorisme" , par Jean Daniel (04/08/05)

 "La revanche de Scotland Yard" , par Olivier Toscer (04/08/05)

 "Le Royaume-Uni, vivier de terroristes" , par Marie Turberville (28/07/05)

 "La stratégie des terroristes" , par René Backmann (28/07/05)

 "Des kamikazes made in england" , par Olivier Toscer (21/07/05)

 "La démente face de l'islam" , par Jean Daniel (14/07/05)

 "La contagion irakienne" , par Farid Aichoune et René Backmann (14/07/05)
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Published by David CASTEL - dans Terrorisme
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