

le jeudi 27 novembre 2008 à 04:00
La tâche est malaisée. Il s’agit de témoigner, en restant crédible, du plaisir pris à recevoir ces confidences-là, précieuses car rares. Disons-le tout net et restons-en là : Sandrine Briclot, auteur-réalisateur des documentaires que diffuse la chaîne Planète Justice, est journaliste à France-Soir. Elle y tient chronique des palais et, à ce titre, côtoie régulièrement les vingt avocats qui ont accepté de se livrer. Ils comptent parmi le cercle restreint des pénalistes courus, le « club des 500 » – au moins 500 dossiers plaidés aux assises.
Ces « ténors du barreau », ainsi désignés parce que leur voix porte haut la parole de l’accusé, qu’elle lui permet d’être entendu et si possible cru, dévoilent ici, pour la première fois à la télévision, le pan inconnu de leur profession. Que se dit-il au parloir des prisons ? Comment vivent-ils leur relation avec un criminel ? Ont-ils le trac avant de plaider ? Quel regard portent-ils sur le juge d’instruction, sur le président ou l’avocat général, croisent-ils celui des jurés à l’heure du verdict ?
Se souviennent-ils seulement de leur premier procès ? Aux questions posées, ils répondent sans détours, parfois avec humour, tel Joseph Cohen-Sabban qui n’a pas oublié son baptême du
feu : « Maman m’avait apporté une banane pour la suspension d’audience, ce qui m’a couvert de ridicule auprès de mes copains pendant dix ans. » Philippe Lemaire n’a pas oublié le
conseil de son mentor : « Tu plaides pour le gendarme qui dort. S’il se réveille, c’est que tu plaides bien. »
Au fait, d’où viennent ces pénalistes ? Ont-ils tous grandi, tel Me Lemaire, dans une famille où l’on endosse la robe de père en fils ? Certainement pas. Le hasard a mené là François Gibault, « parce que j’avais raté l’Ena et un certain nombre d’autres examens. » Eliane Keramidas souhaitait être actrice, Jean-Yves Liénard vendait des chaussures. « Je me serais très bien trouvé de ne rien faire, à lire des livres et peut-être en écrire », avoue Thierry Levy.
La révélation s’est imposée à Eric Dupond-Moretti quand Christian Ranucci a été guillotiné. Gilbert Collard a toujours été sensible aux victimes : « Dans ce pays administratif où les coups de tampon remplacent les coups de cœur, elle est abandonnée. » Certains regrettent la rigidité de quelques magistrats : « Le juge d’instruction est un personnage schizophrène, déplore Me Dupond-Moretti. On lui demande d’instruire tout à la fois à charge et à décharge, ce qui est ridicule. On ne peut pas vous demander de faire tout et son contraire. » Paul Lombard supporte mal le président lorsqu’il se « considère propriétaire du procès et mène l’audience avec autoritarisme. » Jean-Louis Pelletier, qui évoque ses liens avec Jacques Mesrine, dit souffrir lorsque sonne l’heure de la plaidoirie, cependant moins que son confrère Dupond-Moretti qui a « vécu dix ans avec l’impérieuse et détestable nécessité d’aller vomir avant de plaider. »
Tous, enfin, vivent l’enfer pendant les délibérations. Sophie Bottai dit que « c’est le moment le plus affreux du métier. » A l’époque où il fumait, Joseph Cohen-Sabban grillait jusqu’à deux paquets de cigarettes : « Désormais, je me mets sous bêtabloquants la veille. » Ces confidences d’avocats renseignent sur la qualité et la profondeur de leur engagement. « C’est un métier qui est dur, conclut Jean-Louis Pelletier, mais on y croit. C’est un beau métier. »
Ténors, confidences d’avocats, premier et deuxième volets diffusés à partir de 20 h 45 ce soir sur Planète Justice (plusieurs rediffusions sont programmées).
Pour Henri Leclerc, le parloir avocat à la prison sert surtout à nouer des liens : « On ne défend bien que les gens qu’on connaît. Si l’on veut réussir à redonner de l’humanité à celui que l’on défend, alors que les actes qu’il a commis sont souvent révoltants, il faut bien le connaître, pouvoir bien parler de lui. Cela ne peut pas être factice. » Jean-Yves Liénard admet qu’il est difficile « de bien comparaître » : « C’est rester crédible, c’est exprimer une sensibilité qui ne soit pas ridicule, ça nécessite un vrai talent. Si vous pleurez trop sur le sort de votre victime, on vous accusera de faire des grimaces opportunistes pour attendrir vos juges. Si vous ne dites rien, on pensera : “Quelle froideur ! Même devant sa victime, il n’a pas ce petit mot qu’on attendait de lui…” »
Edition France Soir du jeudi 27 novembre 2008 n°19965 page 9
Daniel Karlin et Rémi Lainé réalisateurs
Citant saint Augustin et partant du principe «qu’on ne peut aimer que ce que l’on connaît», le Conseil supérieur de la magistrature préconise désormais l’ouverture des prétoires aux caméras. «Les tribunaux doivent s’ouvrir aux modes actuels de communication : on ne peut pas à la fois faire le constat d’un important déficit de l’institution judiciaire en ce domaine et rejeter toute réflexion sur l’entrée des micros et des caméras dans les prétoires. L’image et le son sont en effet de loin désormais les premiers vecteurs d’information du grand public. Si la justice veut espérer mieux se faire connaître et comprendre, il lui faudra bien se tourner vers ces médias et pas seulement vers la presse écrite, seule actuellement à entrer dans les salles d’audience et à relater directement ce qui s’y passe.» Les membres du CSM ont raison : lorsque des règles sont clairement définies et respectées, justice et télévision font plutôt bon ménage.
En 1992, France 2 créait un événement documentaire et judiciaire en diffusant Justice en France, une série de neuf films de quatre-vingt-dix minutes. Pour la première fois, une équipe de télévision, la nôtre, avait pu trois ans durant et en toute liberté filmer le fonctionnement de l’appareil judiciaire français.
Depuis 1954, et la ruée indécente des cameramen et photographes au procès Dominici, il était devenu théoriquement impossible de filmer ces audiences ordinaires : un décret - et non une loi - a en effet interdit alors la présence d’appareils d’enregistrement dans les enceintes judiciaires. En 1992, dans la même démarche que celle aujourd’hui préconisée par le CSM, Pierre Arpaillange, garde des Sceaux de l’époque, nous avait autorisés à rendre compte pour le grand public du fonctionnement de l’appareil judiciaire français.
Nous avions alors établi des règles: les tournages s’étaient faits avec l’accord préalable de tous les justiciables, des magistrats et gens de justice concernés. Puis les séquences montées dans lesquelles ils apparaissaient avaient été montrées aux uns et aux autres, avec toute possibilité pour eux de modifier voire supprimer leur image du montage final.
Notre expérience de 1992 et d’autres qui l’ont suivie, tels les films de Raymond Depardon Délits flagrants ou Dixième Chambre , ont ainsi prouvé qu’il était possible de filmer les procès dans une démarche éthique, et sans porter atteinte à la sérénité et l’impartialité des débats. Mieux, sous le regard des caméras, la justice se montre d’une haute tenue. Les formes sont respectées scrupuleusement, les magistrats donnent le meilleur d’eux-mêmes.
Partant de ce constat, nous proposons dans un premier temps la création d’une chaîne justice à titre expérimental, et pour une durée limitée, de l’ordre de trois ans par exemple. Elle pourrait trouver sa place sur la TNT et fonctionner dans le même esprit que la chaîne américaine Court TV, c’est-à-dire en suivant chaque jour et dans leur intégralité des procès en direct, avec en permanence l’incrustation de l’image d’un commentateur (magistrat, avocat, juriste) expliquant aux téléspectateurs le déroulement des débats et le sens des échanges. Cette chaîne aurait pendant cette première période l’exclusivité de la retransmission des procès (à charge pour elle de donner aux autres chaînes libre accès à ses images selon des modalités à définir) et les enseignements tirés de cette expérience permettraient à l’issue des trois ans de définir une politique nationale de retransmission des cérémonies judiciaires.
A partir d’un cahier des charges strictement défini et sous le contrôle d’un haut comité composé de personnalités incontestables, cette chaîne devrait montrer les instances civiles au même titre que les instances pénales, de manière à donner un aperçu exhaustif de la justice française.
La justice civile (conflits d’intérêts privés, justice commerciale, prud’hommes, tutelles, protection des mineurs, contentieux de la famille - divorce, adoption), trop souvent négligée, véhicule elle aussi sa charge de tensions et d’émotions et peut se révéler identificatoire pour la grande majorité des citoyens. Les soirées et les nuits seraient consacrées à des résumés des événements de la journée, des films sur la justice des autres pays, des émissions de débats et de réflexion.
Nous sommes persuadés qu’une telle entreprise non seulement est viable en France, mais est même concevable sans apport d’argent public. A condition, bien entendu, d’obtenir le soutien de la chancellerie. Elle ferait entrer officiellement l’audiovisuel dans les prétoires, avec un souci strict (et exemplaire pour l’avenir) du respect des magistrats, des justiciables, et au-delà, de la justice elle-même et des spectateurs, c’est-à-dire de la nation.
France 3 - 20h55
Durée : 2 heures
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo
Interdit aux moins de 10 ans.
Trois procès d'assises dans l'Oise, autant de tragédies et plus encore de vies brisées, racontés par leurs acteurs, magistrats, experts et familles des victimes.
Jeannot Riefflé, un mécanicien au chômage, sous le coup de la boisson, a grièvement blessé sa femme qui lui annonçait qu'elle le quittait, puis s'est remis à boire jusqu'à l'arrivée des gendarmes et à une nouvelle fusillade. David Anssens a abattu son père, dont la tyrannie s'exerçait sur toute la famille. Deux jeunes d'un petit village ont masssacré un cadre parisien pour lui voler sa carte de crédit et financer leurs projets de voyage. Ces trois tragédies se sont déroulées dans le département de l'Oise où elles sont jugées en procès d'assises. Magistrats, experts, journalistes et familles des victimes témoignent. Des jurés, également, qui, s'ils ne peuvent pas commenter le déroulement du procès, abordent le dilemme moral qu'ils ont dû affronter.

A tous ceux qui pensent que l’indépendance de la justice n’est qu’un confort destiné à des magistrats irresponsables. A tous ceux qui soutiennent que la non-rétroactivité des lois pénales n’est qu’un principe destiné à assurer l’impunité des criminels. A tous ceux qui estiment que la liberté de parole du procureur à l’audience n’est qu’un vieil adage permettant à des substituts rebelles de s’affranchir de la tutelle hiérarchique. A tous ceux qui refusent de s’intéresser aux réformes en cours au motif que le droit n’est qu’un ensemble de règles complexes ne concernant que les juristes et les délinquants. Enfin, à tous ceux qui prétendent que la colère et l’inquiétude des magistrats et des avocats ne sont que des réflexes corporatistes d’une caste privilégiée.
A tous ceux-là, je leur propose de voir ou de revoir le
film de Costa-Gavras, Section spéciale. Ils y découvriront un ministre de l’Intérieur faire adopter une loi pénale rétroactive en contradiction avec tous les principes généraux du droit.
Ils y verront un garde des Sceaux choisir ses juges et assurer une promotion rapide aux plus serviles. Ils y verront un substitut requérir, en contradiction avec sa conviction, la peine de mort
par soumission à sa hiérarchie. Ils y verront des juges appliquer une loi illégale et condamner sans preuves à des peines exorbitantes par lâcheté et carriérisme. Ils y verront des avocats
impuissants face à l’arbitraire et à l’effondrement de l’Etat de droit, Ils y verront les vies brisées d’individus pris dans les filets d’intérêts politiques jugés supérieurs. Ils y verront une
justice asservie à un exécutif reniant les principes hérités de 1789 dans l’indifférence générale.
C’était en 1941. La France était occupée, la République à terre. Quel péril justifie aujourd’hui la remise en cause de principes aussi fondamentaux pour la garantie
de nos libertés que la non-rétroactivité des lois pénales, la liberté de parole à l’audience des magistrats du parquet, l’indépendance de la magistrature ? La loi instituant la rétention de
sûreté, la «caporalisation» des parquets, la soumission du futur Conseil supérieur de la magistrature au pouvoir politique, l’introduction dans la future Constitution de la possibilité de voter
des lois rétroactives sont autant de brèches dans notre Etat de droit. Il me paraît temps que tous s’en inquiètent.
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Dans son arrêt, la cour infirme le jugement de première instance en reconnaissant la "bonne foi" à M. Karsenty qui "n'a pas dépassé les limites de la liberté d'expression". "Il est légitime pour une agence de notation des médias d'enquêter, ne serait-ce qu'en raison de l'impact qu'ont eu (ces) images, sur les conditions dans lesquelles le reportage en cause a été tourné et diffusé", note la cour dans son arrêt.
Si elle ne se prononce pas sur le contenu du reportage diffusé sur France 2, elle relève que "l'examen des rushes ne permet plus d'écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure" qui avaient mis en doute l'authenticité du reportage. "On a mis sept ans à obtenir ces rushes. On en attendait 27 minutes, on est passé à 18. Pourquoi ?" s'était interrogé l'avocat de M. Karsenty, Me Patrick Maisonneuve à l'audience le 27 février.
France 2 et Charles Enderlin s'étaient montré moins affirmatifs sur l'origine des tirs. L'avocat de la chaîne, Me Francis Szpiner, qui s'est déclaré "attristé" par l'arrêt, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.
LONGJUMEAU.
jeudi 24 avril 2008 | Le Parisien
Des caméras seront autorisées à filmer des audiences aux prud'hommes. Objectif de ce test mené en Essonne : expliquer le monde de la justice au public.
LES NOSTALGIQUES de la série « Tribunal », qui reconstituait de vrais procès rejoués par des acteurs, pourront désormais goûter à l'original plutôt qu'à la copie. Yves Levrat, procureur général de la cour d'appel de Paris, vient d'annoncer à quelques tribunaux d'Ile-de-France qu'ils avaient été choisis pour mener un test sur l'entrée de la vidéo dans les prétoires. Parmi eux, les prud'hommes de Longjumeau.
Les autres sites choisis sont le tribunal de commerce de Paris, le tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne) pour les audiences correctionnelles, un
tribunal d'instance de Seine-Saint-Denis et la cour d'appel de Paris.
Un test, qui devrait démarrer dès 2008, sera mené pendant trois ans. Les chaînes de télévision nationales seront autorisées à filmer et à retransmettre des procès, une grande première dans le
monde judiciaire français. Si l'expérience s'avère concluante, la loi pourrait ensuite être modifiée.
« Il s'agit vraiment de faire de la pédagogie »
« Actuellement, il est interdit de prendre des photos et de filmer à l'intérieur des tribunaux, à l'exception des procès historiques ou d'autorisations exceptionnelles, détaille
Claudy Carité, vice-président des prud'hommes de Longjumeau. L'objectif est d'améliorer la connaissance qu'ont les citoyens de la justice quotidienne, il s'agit vraiment de faire de la pédagogie.
» D'où des tournages strictement encadrés, pour éviter toute dérive sensationnelle. « Les audiences spectaculaires ne seront pas filmées, c'est d'ailleurs pour cela que les assises, qui sont par
essencedes procès hors du commun, ne font pas partie du test », précise encore Claudy Carité.
D'ores et déjà, Yves Levrat a édicté des conditions strictes : les personnes filmées doivent donner leur accord, les affaires impliquant des mineurs seront écartées, pas de gros plan, pas de
sponsors ni de publicité avant, pendant ou après l'audience, égalité de temps d'antenne entre les deux parties...Surtout, la cour d'appel de Paris donnera son accord avant diffusion et celle-ci
ne pourra intervenir qu'une fois que le tribunal aura rendu sa décision.
En juin prochain, les tribunaux concernés et les chaînes de télévision ont rendez-vous à la cour d'appel de Paris pour définir les modalités pratiques. Autour de la table : France Télévisions, TF
1, LCP (la chaîne parlementaire), i-télé, LCI, Arte, Planète Justice, M 6 et Canal +...
En attendant, s'il n'a pas eu d'explication officielle sur le choix de Longjumeau, Claudy Carité se réjouit d'une heureuse coïncidence. « Je ne sais pas s'il y a un lien, mais nos budgets de
peinture ont été débloqués tout de suite »...par un certain Yves Levrat.
22.04.08 | 16h50
e tribu nal administratif de Châlons-en-Champagne a refusé de
rétablir l'accréditation de l'hebdomadaire Paris-Match pour le procès des époux Fourniret à Charleville-Mézières en rejetant sa demande en référé, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Avec la décision du tribunal administratif, "il est reconnu que l'organisation d'un procès criminel relève de la seule compétence de l'autorité judiciaire", a constaté dans un communiqué Christophe Aubertin, le magistrat chargé des relations avec la presse au procès Fourniret qui se déroule depuis le 27 mars devant la cour d'assises des Ardennes.
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Paris-Match avait saisi le tribunal en référé après avoir été privé de son accréditation pour avoir publié une photographie de Michel Fourniret prise pendant une audience de la cour d'assises, en infraction d'une loi de 1954 complétant la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
La décision de retrait de l'accréditation avait été prise le 3 avril par le président de la cour d'assises, ainsi que le premier président et le procureur général de la cour d'appel de Reims.
Le directeur de la rédaction de Paris-Match, Olivier Royant, avait protesté contre cette décision "disproportionnée", en soulignant que le cliché montrait "en flou et en silhouette" le tueur en série présumé.
De son côté le procureur général de Reims, Eric Enquebecq, avait affirmé que cette mesure rarissime répondait à une "violation délibérée" des règles et que la "confiance (dans la presse) avait été trahie".
Quelque 300 journalistes et techniciens ont été accrédités au procès de Michel Fourniret qui répond de sept meurtres aggravés de jeunes filles. L'accusé avait refusé, à l'ouverture du procès, de s'exposer aux prises de vue des photographes et cameramen, à l'inverse de son épouse et complice présumée, Monique Olivier.
»... Vendredi et samedi, le palais de justice d'Arras offrira son cadre lambrissé à une fiction qui sera diffusée sur France 2, à l'automne prochain. Malik
Zidi y tient le premier rôle, celui d'un jeune résistant... Tiré du roman de Didier Daenynckx La Mort n'oublie personne, le scénario met en scène Jean Ricouart, un très jeune homme
entré dans la Résistance en mars 1944. Il est arrêté à la suite d'une opération au cours de laquelle il participe à l'exécution de collaborateurs.
Déporté en Allemagne, libéré puis transféré en Ukraine, il regagne son village, dans le Pas-de-Calais, en février 1946... Il y retrouve son premier amour, Marie, la fille d'un résistant qui
l'avait caché après un attentat contre les Allemands et qui lui a, depuis, donné un fils, À partir de là se noue une intrigue nourrie par une vengeance en cascade... Réalisé par Laurent
Heynemann, ce téléfilm « expose avec une justesse historique des instants de vie tragiques, sans pour autant tomber dans une banale saga familiale », nous promet la société
de production, La Main d'or création. Malik Zidi, qui fut César du meilleur espoir masculin en 2007 pour Les Amitiés maléfiques, y sera entouré par Judih Davis, Érick Desmarestz et
Natacha Lindinger.
Si le palais de justice d'Arras a été choisi c'est parce que - faut-il s'en glorifier ? - son aspect est assez proche de celui d'un tribunal des années cinquante.
Le tournage arrageois durera deux jours, vendredi et samedi, au palais de justice mais aussi place des États-d'Artois. •
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