NOUVELOBS.COM | 10.12.2008 | 09:56
Image extraite de la vidéo de Ladj Ly (Ladj Ly)
mercredi 24.09.2008, 05:02 - La Voix du Nord
Des jeunes gens qui balancent des produits ou objets par delà les murs de la maison d'arrêt Arras, les juges arrageois en voient des dizaines chaque année en audience. Mais les quatre Roubaisiens qui ont comparu hier ont réservé quelques surprises...
S'il s'agissait d'une réaction à une bonne blague de Carlos, on comprendrait. Mais l'irrépressible envie de rire en pleine audience, à la barre, pendant qu'un magistrat pose des questions, ça n'amuse que moyennement les robes noires..;
Nabil H., Oumar D., Djavet G. et Hassan B. ont sans doute un sens comique développé. Et une imagination sans faille. Pêchés par la police au pied de la maison d'arrêt d'Arras le 26 février 2008, ils ont difficilement masqué leurs intentions. Une caméra du conseil général a bien filmé deux d'entre eux récupérant des objets dans un sac en plastique, les jetant ensuite au-dessus du mur de la prison... « Je ne savais pas que c'était une prison », expose Hassan B., qui confirme avoir jeté des boulettes «
sans savoir ce qu'il y a dedans. » Nabil D. confie quant à lui avoir été payé 100 E pour balancer de la viande hallal. Oumar D., lui, explique s'être trouvé là à lancer de la viande... sans connaître le moindre détenu de la prison d'Arras. Djavet G., enfin, aurait été mis au courant sur place... Parmi les autres excuses avancées, le groupe se serait retrouvé là par hasard, alors qu'il était venu à Arras « pour draguer des filles ».
Les versions divergentes et la désinvolture des quatre compères ont achevé de convaincre le tribunal... dans le mauvais sens. « Ils n'ont pas compris l'objet de la convocation. Vous n'êtes pas au cirque ni dans un parc de loisirs », selon la procureure.
L'ambiance kermesse ne s'est toutefois pas arrêtée à la suspension d'audience. La transmission d'un morceau de ce qui ressemblait à un produit stupéfiant a été intercepté dans la salle, par un gendarme, alors qu'Oumar D. avait retrouvé son box (il a comparu détenu, pour cause d'attaque à main armée), et que les trois autres regagnaient les bancs. Lancée sur-le-champ, une procédure d'enquête avec saisie du produit et établissement de constattions a abouti à l'interpellation, par la BAC, de Nabil H., Hassan B. et Djavet G. Tout juste informés qu'ils avaient écopé respectivement de trois et un mois de prison ferme, ils ont été placés en garde à vue. Oumar D. a également été condamné à trois mois de prison. •
BENOÎT FAUCONNIER
SEVRAN - BOBIGNY.
QUAND un procès en correctionnelle convoque autant de personnes, les débuts sont forcément fastidieux. Il y a toujours des questions d’intendance de dernière minute à régler, comme l’extraction tardive des détenus, ou encore ces repas qui n’ont pas été prévus pour ceux qui respectent le jeûne du ramadan et qui, si les débats tardent le soir, n’auront rien à manger à leur retour en prison.
Le Parisien
Epinay-sur-Seine (93) (AP)
Le prévenu était jugé en comparution immédiate pour ce nouveau délit, introduit par la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007, et puni de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende lorsqu'il est commis seul. "Trois ans, dont deux ferme, c'est une belle peine", a commenté une source policière.
Le jeune homme avait été interpellé jeudi dernier à 15H00 par des policiers des Unités territoriales de quartier (Uteq), la nouvelle police de quartier testée en Seine-Saint-Denis, sur le toit d'un immeuble de la cité du Franc-Moisin à Saint-Denis.
Il avait, selon la police, rassemblé un tas de pierre et s'était allongé sur le toit "dans l'intention de caillasser" les policiers. Il s'agit d'un jeune du quartier connu pour plusieurs "antécédents", et déjà condamné, selon la source judiciaire.
Le jeune homme niait les faits en début de garde à vue, selon la source judiciaire.
Les deux premiers jours des Uteq avaient été agités dans cette cité de Saint-Denis où ces nouveaux policiers ont été pris à partie les 14 et 15 avril par une trentaine de personnes, et caillassés. Deux policiers avaient été légèrement blessés
NANTERRE (AFP) - Un élève de 16 ans d'un collège
d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) comparaîtra ce mercredi devant le tribunal pour enfants de Nanterre pour avoir donné des coups de poing à une assistante d'éducation lors d'un cours.
Le procès, qui aura lieu à 10H00, se déroulera à huis clos, seuls la famille et, éventuellement, les éducateurs du garçon pouvant y assister. L'élève encourt des sanctions allant d'une mesure éducative à l'emprisonnement.
L'agression avait eu lieu au début du mois de février, en cours, alors que l'assistante d'éducation âgée de 25 ans surveillait la classe en l'absence d'un professeur.
Refusant que l'élève sorte de la classe, la jeune femme avait reçu plusieurs coups de poing au visage. Prenant la défense de la jeune femme, un autre élève avait été pris à partie par plusieurs de ses camarades.
Face au début de bagarre générale, un responsable de l'établissement avait requis l'intervention des forces de l'ordre, qui avaient interpellé l'élève de 16 ans.
L'incident avait provoqué une vive émotion dans le collège André-Malraux, classé ZEP et Ambition Réussite, où les enseignants avaient immédiatement exercé leur droit de retrait.
Secrétaire général du syndicat Snes pour les Hauts-de-Seine, Laurent Desanti voit dans cette affaire un "dysfonctionnement du système, car un certain nombre de signaux d'alerte n'avaient pas été entendus" concernant le jeune garçon.
Intervenu mardi dans l'affaire, le maire UMP d'Asnières, Manuel Aeschlimann, qui brigue un nouveau mandat dimanche, a souhaité
que "la plus grande fermeté soit appliquée à l'encontre" de l'élève.
NANTERRE (AFP) - Un élève de 16 ans d'un collège d'Asnières (Hauts-de-Seine) a été condamné mercredi par le tribunal pour enfants de Nanterre à deux mois de prison avec
sursis pour avoir donné des coups de poing à une surveillante en cours.
L'élève de 3e, reconnu coupable, a également été condamné à des travaux d'intérêt général d'une durée de 70 heures, soit deux semaines. Il devra les exécuter dans les six mois sous peine de voir son sursis levé.
La surveillante n'était pas présente à l'audience, qui s'est déroulée à huis clos, à l'exception de la famille et d'une éducatrice.
L'agression avait eu lieu au début du mois de février, en cours, alors que l'assistante d'éducation, âgée de 25 ans, surveillait la classe en l'absence d'un professeur.
Refusant que l'élève sorte de la classe, la jeune femme avait reçu plusieurs coups de poing au visage. Prenant sa défense, un autre élève avait été pris à partie par plusieurs de ses camarades.
Face au début de bagarre générale, un responsable de l'établissement avait requis l'intervention des forces de l'ordre, qui avaient interpellé l'élève de 16 ans.
Selon son avocate, Me Anne Lefevre Van den Keckhove, le jeune garçon reconnaît les faits, mais il déclare que la surveillante l'a provoqué et lui a mis une gifle, élément réfuté par un témoin.
L'incident avait provoqué une vive émotion dans le collège André-Malraux, classé ZEP et Ambition Réussite, où les enseignants avaient immédiatement exercé leur droit de retrait.
Selon des enseignants, l'élève devait passer en conseil de discipline pour une autre affaire le jour des faits.
Le secrétaire général du syndicat Snes-FSU pour les Hauts-de-Seine, Laurent Desanti, voit dans cette affaire un "dysfonctionnement du système, car un certain nombre de signaux d'alerte n'avaient pas été entendus" concernant le jeune garçon.
Outre sa sanction judiciaire, l'élève risque de se voir exclu définitivement de son établissement.
VERSAILLES (AFP) - Trois jeunes de 18 ans ont été condamnés lundi soir à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir insulté les
policiers vendredi soir, puis s'être rebellés pendant l'interpellation à Trappes (Yvelines).
Les trois prévenus, présentés en comparution immédiate, ont tenté de minimiser leur responsabilité expliquant qu'il n'avait "pas parlé comme cela aux policiers". L'un d'eux a expliqué s'être
débattu "reprochant aux policiers de les avoir provoqués".
Vendredi soir, alors que les policiers étaient au prise avec une cinquantaine de personnes dans le square Henri-Wallon, la situation a dégénéré. Ils ont alors interpellé, non sans mal, les trois jeunes qui ont été jugés lundi.
Dans un second temps, trois autres jeunes gens, soupçonnés d'avoir mis le feu à des véhicules et des poubelles pour se venger de ces premières arrestations ont également été interpellés dans le même quartier dans la nuit de samedi à dimanche. Et un quatrième jeune s'est présenté spontanément dimanche matin au commissariat pour les mêmes faits avant d'être lui aussi placé en garde à vue.
Ces quatre jeunes ont été mis en examen pour tentative d'incendie, selon une source judiciaire.
Dimanche soir toujours à Trappes, les policiers ont une nouvelle fois été pris à partie par plusieurs personnes square Paul-Verlaine, avant de tenter d'interpeller l'auteur d'un jet de pierres, selon une source policière.
Mais le suspect, aidé d'une vingtaine de personnes prêtes à en découdre, a réussi à fausser compagnie aux forces de l'ordre qui l'avaient pourtant menotté.
AIX-EN-PROVENCE - Deux des incendiaires du bus de la ligne 32 le 28 octobre 2006 à Marseille sont rejugés à partir de mercredi par la chambre correctionnelle des mineurs de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Le sinistre avait failli coûter la vie à Mama Galledou, une étudiante aujourd'hui âgée de 27 ans, dont 62% de la surface du corps a été brûlée.
Tous deux âgés de moins de 16 ans au moment des faits, ils avaient été condamnés en septembre dernier à huit ans de prison ferme. L'un d'eux avait fait appel, tandis que l'autre s'était abstenu. Dans un souci d'égalité, le parquet avait dès lors fait appel pour les deux.
Leurs cinq complices ont été condamnés le 7 décembre dernier par la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône à des peines de trois à neuf ans de prison ferme, selon leur degré d'implication dans les faits. Ils avaient tous pour leur part entre 16 et 18 ans au jour de l'incendie criminel. Le principal mis en cause avait reconnu à la barre sa responsabilité et livré les clés du rôle de chacun. Un dernier avait été acquitté.
Mama Galledou ne sera pas présente cette fois à Aix et aucune visioconférence ne devrait être organisée entre elle et ses incendiaires présumés. "J'espère que les gamins ont enfin compris qu'ils ont manqué une occasion de dire la vérité lors de leur premier procès", a déclaré l'avocat de Mama Galledou, Me Alain Molla.
Les deux mineurs qui vont être rejugés s'étaient en effet murés dans le silence, en refusant de livrer à leurs juges le rôle exact de chacun des protagonistes. Pour leurs avocats, Mes Philippe Vouland, Michel Lao et Anne Carrel, "ce sera l'occasion d'obtenir une juste peine, moins élevée, conformément à la hiérarchie des rôles".
Le procès devrait durer jusqu'à vendredi. AP
xnis/mw
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