UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 :
Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi 5 janvier par la cour d'assises de Paris.
Accusés de complicité d'assassinats et d'association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste, ils encourent la réclusion à perpétuité pour l'attaque au camion piégé d'une synagogue à
Djerba, le 11 avril 2002. L'attentat avait tué vingt et une personnes, dont quatorze touristes allemands, cinq tunisiens et deux français ; deux décès qui avaient conduit le parquet de Paris à
ouvrir une information judiciaire.
Un kamikaze, le Tunisien Nizar Naouar, dont la famille vit à Vénissieux (Rhône), conduisait le camion citerne rempli de gaz. Il a péri dans l'explosion. Son frère Walid, 28 ans, qui lui aurait fourni un téléphone portable, un modem et des faux papiers, comparaît également devant la cour d'assises.
Arrêté en mars 2003 au Pakistan, Khaled Cheikh Mohammed a été livré aux autorités américaines. Enfermé depuis cette date à Guantanamo, il a plaidé coupable en décembre 2008 pour les attentats du 11-Septembre. Il n'a jamais été interrogé par la justice française sur son rôle dans l'affaire de Djerba. Il sera malgré tout jugé en son absence pour avoir financé cette opération à hauteur de 19 326 euros. Selon les enquêteurs, Khaled Cheikh Mohammed était à la fois le chef et le guide de Nizar Naouar.
Christian Ganczarski, alias Ibrahim ou Abou Mohamed, est suspecté d'être l'un des personnages-clés dans la planification de l'attentat de Djerba. Le 11 avril 2002, trois heures avant la tuerie, Nizar Naouar l'a appelé en Allemagne. Les deux hommes ont eu une brève conversation dont la teneur a été reconstituée par la police allemande. A la suite du 11-septembre, celle-ci a placé Ganczarski sous surveillance en raison de ses relations avec des membres de la cellule islamiste d'Hambourg par laquelle avaient transité certains kamikazes des attaques contre New York et Washington. "Que Dieu te récompense !", aurait lancé Ganczarski à Naouar en guise d'adieu.
Né à Gleiwitz en Haute-Silésie, dans la Pologne dirigée par les communistes, Ganczarski, issu d'une famille catholique, s'est converti à l'islam en 1986. A partir de 1990, avec son épouse, une Allemande également convertie à l'islam, il entame un parcours religieux qui le conduit en Arabie saoudite de 1992 à 1994. Il y apprend l'arabe, peaufine sa formation à l'Islam et suit des études d'informatique. Selon ses déclarations, c'est en 1999 au Pakistan qu'il a rencontré Nizar Naouar. Ganczarski a effectué six séjours en Afghanistan entre 1998 et fin 2001. A cette occasion, il a croisé plusieurs hauts responsables d'Al-Qaida, dont Oussama Ben Laden. Ce dernier figure sur un enregistrement vidéo aux côtés de l'épouse de Ganczarski et d'un de ses enfants. Christian Ganczarski, qui nie les accusations dont il est l'objet, attribue cette proximité aux lois du hasard. Le procès doit durer cinq semaines.
Un Koweïtien considéré comme le "cerveau" des attentats du 11 septembre 2001 sera jugé en son absence à partir de lundi à Paris pour son implication présumée dans une attaque au camion piégé contre une synagogue de Djerba. Lire la suite l'article
Arrêté en mars 2003 au Pakistan et détenu dans le camp américain de la base cubaine de Guantanamo, Khalid Cheikh Mohammed, 44 ans, visé par un mandat d'arrêt français, est présenté comme un proche collaborateur d'Oussama ben Laden.
Un autre haut dirigeant présumé d'Al Qaïda, Christian Ganczarski, un Allemand de 42 ans converti à l'islam et lieutenant supposé d'Oussama ben Laden comparaîtra aussi devant la cour d'assises spéciale.
Le procès, qui doit durer cinq semaines, porte sur l'attentat-suicide au camion piégé contre une synagogue de Djerba, en Tunisie, qui avait fait 21 morts le 11 avril 2002.
Khalid Cheikh Mohammed et Christian Ganczarski sont accusés d'avoir été les instigateurs et organisateurs de l'attentat, revendiqué par Al Qaïda. Deux Français et de nombreux Allemands figuraient au nombre des victimes.
Walid Naouar, Tunisien de 28 ans et frère du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar, mort dans l'explosion, est le troisième accusé de ce procès où les prévenus sont jugés pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".
Il lui est reproché une complicité car il a acheté un téléphone satellite et l'a fait porter à son frère en Tunisie, ainsi qu'un modem et de faux papiers.
Il résidait à Vénissieux (Rhône), près du reste de sa famille. Mis en examen et détenu 14 mois, son oncle a bénéficié d'un non-lieu en fin d'enquête. Plusieurs autres membres de la famille ont été interrogés mais blanchis.
Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Walid Naouar va plaider l'acquittement, car il nie avoir été informé du projet de son frère et déclare n'avoir rien à voir avec l'attentat. A l'instruction, Christian Ganczarski a aussi nié toute implication.
"MARTYR"
Selon plusieurs témoins, Khalid Cheikh Mohammed aurait été chargé des "opérations extérieures" d'Al Qaïda et de leur financement. Il n'a jamais été interrogé sur l'affaire de Djerba et a peu de chances d'apparaître jamais en France.
Il a en effet plaidé coupable début décembre avec quatre co-accusés à un autre procès, celui des attentats du 11 septembre 2001 de New York et Washington, qui avaient fait 2.973 morts lorsque des avions détournés par des kamikazes avaient frappé plusieurs objectifs.
Dans cette audience qui se tient à Guantanamo depuis un mois, il assume le rôle d'instigateur et a dit souhaiter la peine de mort pour finir en "martyr". Son sort devrait être tranché en début d'année.
A Paris, où aucun avocat ne devrait le représenter, il lui est reproché d'avoir financé l'action de Djerba en remettant 19.326 euros au kamikaze, qu'il aurait guidé.
L'enquête a montré que, quelques heures avant l'attentat, ce dernier a appelé de son téléphone satellite, retrouvé chez lui, un numéro au Pakistan attribué à Khalid Cheikh Mohammed et un numéro en Allemagne attribué à Christian Ganczarski.
La conversation avec Ganczarski au cours de laquelle le kamikaze demande une bénédiction en arabe ("douhaa"), l'Allemand répondant "Que Dieu te récompense", a été enregistrée par la police allemande qui surveillait son ressortissant.
Fait inexpliqué, la police allemande l'a arrêté et interrogé une quinzaine de fois en 2002, mais sans le poursuivre, avant de finalement permettre son arrestation par la France en signalant ses déplacements et son arrivée à Roissy.
L'enquête a par ailleurs démontré que le kamikaze de Djerba, qui avait séjourné en Afghanistan, était en relation téléphonique depuis longtemps avec Khalid Cheikh Mohammed, qui est la dernière personne qu'il a appelée avant l'explosion de la synagogue.
Edité par Sophie Louet
Par Dorothée MOISAN AFP - il y a 1 heure 47 minutes
PARIS (AFP) - Jugeant Safé Bourada toujours aussi "dangereux" qu'il y a dix ans, le ministère public a requis vendredi la peine maximale à l'encontre de l'islamiste, soit 20 ans d'emprisonnement, pour avoir fondé un groupe qui aurait projeté des attentats en France.
Au vu de "la persistance de sa détermination et de sa dangerosité" et considérant que le prévenu, récidiviste, n'avait "tenu aucun compte de sa précédente condamnation", le procureur de la République Jean-Julien Xavier-Rolai a réclamé une "peine de neutralisation sociale".
En 1998, ce Français d'origine algérienne avait été condamné à 10 ans d'emprisonnement pour son rôle de premier plan dans l'organisation du réseau chargé de la réalisation des attentats de 1995.
Voyant en lui un "docteur es manipulations, louvoyant entre sophismes et syllogismes", le parquetier a demandé au tribunal correctionnel de Paris de le condamner à 20 ans de prison, assorti d'une période de sûreté des deux tiers.
Contre Kaci Ouarab, "l'opérationnel du groupe", et Kaïs Melliti, "homme de confiance" de Bourada, il a demandé neuf ans ferme, assortis d'une période de sûreté des deux tiers.
Trois ans, assortis d'un mandat de dépôt, ont été requis contre "les apprentis" Stéphane Hadoux et Emmanuel Nieto, deux convertis qui, "au regard de la documentation retrouvée à leur domicile sont complètement fanatisés (...) et ont essayé de fabriquer des bombes".
Par ailleurs, il a réclamé huit ans contre Samir Bouhalli, six contre Yassine Ferchichi, quatre contre Djamel Badaoui, "le financier", et enfin trois, dont deux avec sursis, contre Achour Ouarab.
L'affaire était partie en juillet 2005 d'un fait divers crapuleux: l'agression d'un prostitué transsexuel. L'interpellation des trois agresseurs avait permis aux policiers de découvrir qu'ils commettaient ces agressions afin de financer un groupe islamiste baptisé Ansar al-Fath.
Ils étaient alors remonté vers Safé Bourada qui aurait, selon eux, à sa sortie de prison, en février 2003, fondé Ansar al-Fath, un réseau se livrant au prosélytisme et au financement de la cause, notamment par le racket de prostituées.
Vendredi, le représentant du ministère public a rejeté les arguments selon lesquels l'accusation ne tient que par les déclarations de M'Hamed Benyamina, arrêté en Algérie en septembre 2005 et dont les aveux auraient été obtenus sous la contrainte. Benyamina aurait alors évoqué des projets d'attentats contre le métro parisien, le siège de la DST et l'aéroport d'Orly.
"Lorsque l'on veut vous faire croire que l'accusation a monté cette histoire à partir des déclarations d'un homme détenu dans des geôles infectes, c'est pure invention", a brocardé M. Xavier-Rolai, rappelant l'existence d'autres éléments comme ceux attestant de la participation de Kaci Ouarab "à un stage au Liban ayant pour but de commettre des attentats".
"On ne peut pas dire que ce sont les prostituées qui financent Oussama Ben Laden", ni essayer de rattacher Bourada à des attentats projetés en France, réagissait Me Alexandre Duval-Stalla.
Depuis le début, son client reconnaît soutenir les actions violentes dans les terres de jihad, comme l'Irak ou l'Afghanistan, mais pas en Europe, relevait-il, martelant que dans ce dossier, "Benyamina est le seul à avoir indiqué le nom des cibles en France". Vingt ans, "c'est une peine d'exclusion sociale, mais pas une peine utile", concluait-il. Le tribunal devait mettre sa décision en délibéré.
Deux frères, Nicolas et Simon Salvini, comparaissent depuis mercredi matin devant la cour d'assises spéciale d'appel de Paris pour leur implication présumée dans le double attentat commis à Ajaccio contre les locaux de la DDE et de l'URSSAF le 25 novembre 1999. En première instance, ils ont écopé respectivement de huit années d'emprisonnement et de quatorze années de réclusion criminelle.
Ces deux marins-pêcheurs corses sont les seuls des onze accusés de première instance à avoir fait appel. Ils ont toujours clamé leur innocence. Leur procès devrait durer jusqu'au 26 septembre.
Le double attentat contre la DDE et l'URSSAF, commis en plein jour, avait poussé à l'époque le gouvernement de Lionel Jospin à engager des négociations avec les élus et les mouvements nationalistes corses qui ont abouti aux accords de Matignon. Revendiqués par le groupe Clandestinu, ils avaient fait une dizaine de blessés et causé de très importants dégâts matériels.
Les frères Salvini sont accusés d'être les auteurs de l'attentat contre la DDE. Mais en première instance, l'avocat général avait abandonné les charges criminelles contre Nicolas Salvini estimant que les mises en cause n'étaient pas suffisamment fiables. Il avait requis cinq ans de prison pour l'aîné des frères, mais la cour a décidé de le condamner à huit ans. Libre, il avait été arrêté à la barre, mais remis en liberté moins d'un mois plus tard par la chambre de l'instruction.
Simon Salvini, qui a toujours clamé son innocence, a été condamné à quatorze années de réclusion criminelle. Il est toujours détenu.
L'instigateur de ce double attentat, Joseph Peraldi, avait écopé de quinze années de réclusion. Il a été libéré début août par un juge d'application des peines, mais le parquet a interjeté un appel qui doit être examiné jeudi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. AP
Retour aux assises pour les frères Salvini Corse-Matin - Corse,France
Nouveaux témoignages sur les premiers interrogatoires
Une
procédure militaire aux allures très civiles
Le chauffeur Chauffeur de ben Laden
Guantanamo Guantanamo Guantanamo Guantánamo
Photo non datée de Salim Hamdan, Yéménite né en 1970 capturé en juin 2007 en Afghanistan par l'armée américaine.
Crédit Photo : LCI
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. Le tribunal de Paris a condamné mercredi ses sept membres pour avoir formé ou participé à une filière de recrutement et d'envoi de jihadistes en
Irak.
- le 14/05/2008 - 11h37 |
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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi les sept membres de la filière irakienne dite du "XIXe arrondissement" à des peines de 18 mois à sept ans de
prison ferme, pour avoir formé ou participé à une filière de recrutement et d'envoi de jihadistes en Irak à partir de 2004.
Contre l'organisateur principal de la filière, Farid Benyettou, la 14e chambre, présidée par Jacqueline Rebeyrotte, a prononcé une peine de six ans ferme, assortie d'une période de sûreté des
deux tiers. Boubakeur El Hakim, également considéré comme l'un des organisateurs de la filière, mais qui lui a combattu en Irak, a été condamné à une peine de sept ans ferme, assortie d'une
période de sûreté des deux tiers. Lors de l'audience, du 19 au 28 mars, le procureur de la République, Jean-Julien Xavier-Rolai, avait requis contre eux deux huit ans de prison, assortis d'une
période de sûreté des deux tiers.
"Rien à voir avec les jeunes du XIXe"
Contre Mohammed El Ayouni qui s'est rendu sur le front irakien, ainsi que contre Thamer Bouchnak et Cherif Kouachi, interpellés juste avant leur départ pour la Syrie, le tribunal a prononcé des
peines de trois ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis. Les trois jeunes gens, qui avaient comparu libres à l'audience, n'étaient pas présents au prononcé du délibéré. Ayant déjà accompli
de la détention provisoire, ils ne devraient pas retourner en prison.
Quatre ans avaient été requis contre El Ayouni et trois ans contre les deux autres. Le tribunal a condamné Nacer Eddine Mettai, jugé coupable d'avoir fourni des faux papiers aux jihadistes, à
quatre années de prison, conformément aux réquisitions. Sa peine sera confondue avec une autre peine de 6 ans qu'il purge actuellement.
Enfin, Said Abdellah, qui de l'aveu même du procureur n'avait "rien à voir avec les jeunes du XIXe", mais qui était poursuivi pour s'être connecté à de nombreux réseaux de combat au
Moyen-Orient, dont la filière du XIXe, a écopé de sept années de prison, assorties d'une peine de sûreté des deux tiers. C'est plus que les six ans qui avaient été requis.
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Crédit Photo : TF1 Goodies
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. L'ancien terroriste basque Juan Ibon Fernandez Iradi, dit Susper, a été condamné mercredi à quinze ans de réclusion criminelle et à une
interdiction définitive du territoire français.
. Le parquet de la cour d'assises spéciale de Paris avait requis une peine de 20 ans.
- le 14/05/2008 - 18h07 |
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Juan Ibon Fernandez Iradi, dit Susper, a été condamné mercredi à quinze ans de réclusion criminelle et à une interdiction définitive du territoire français par la cour d'assises spéciale de Paris en tant qu'ancien chef de l'appareil militaire de l'ETA.
La cour composée de magistrats professionnels, comme la loi le prévoit en matière terroriste, a prononcé des peines allant de cinq ans d'emprisonnement à douze ans de réclusion, toutes assorties d'interdiction du territoire, à l'encontre de quatre autres accusés, membres de l'organisation indépendantiste basque.
Le parquet avait requis des peines de 20 ans de réclusion contre Susper et de cinq à quinze ans à l'encontre de ses co-accusés. A l'issue du verdict, après quatre heures de délibération, les accusés ont levé le poing et entonné le chant historique des combattants basques, "Euskal Gudarriak", repris par leurs proches dans le public.
(D'après agen
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