L'agence russe Interfax a annoncé mardi que le conducteur qui a écrasé et tué le champion olympique de ski de fond Alexei Prokurorov a été condamné à cinq ans de prison.
L'agence indique qu'une cour de Vladimir, à 160 kilomètres de Moscou, a aussi retiré à vie le permis de conduire de Yuri Matsora, âge de 23 ans.
L'agence explique que Matsora était en état d'ivresse et qu'il n'était pas autorisé à conduire en raison d'infractions précédentes.
Prokurorov, qui a participé à cinq Jeux olympiques, dont ses derniers à Salt Lake City en 2002, a été tué en traversant une rue alors qu'il se rendait à la gare en octobre. Il était âgé de 44 ans.
Il a remporté la médaille d'or dans le 30-kilomètres style libre des JO de Calgary en 1988 et a été 13 fois sacré champion de Russie. AP
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n activiste kurde iranien, Jabraïl Kosravi, a été condamné à 20 ans de prison et un exil
intérieur à Bandar Abbas (sud) pour appartenance à un parti politique illégal, a rapporté mardi le quotidien réformateur Etemad Melli.
"Jabraïl Kosravi, originaire de Sanandaj (Kurdistan iranien), avait été arrêté au début de l'année iranienne (mars 2008). Il a été condamné à cette peine par le tribunal révolutionnaire de Sanandaj pour appartenance à un parti politique illégal", rapporte le quotidien.
Le journal ne précise pas le nom du parti politique en question et la date de la condamnation.
Les partis politiques kurdes sont interdits par le pouvoir iranien.
La région du Kurdistan connaît régulièrement des troubles, notamment des manifestations politiques mais aussi des actions armées menées par des groupes indépendantistes ou autonomistes.
Par ailleurs, le bimensuel kurde Rojhalat (Le jour est venu), proche des réformateurs et dirigé par Mohammad Ali Tofighi, a été interdit par la justice pour la deuxième fois.
La Cour suprême iranienne avait annulé en novembre dernier une première décision d'interdiction du journal.
La justice locale a de nouveau interdit le bimensuel après la publication de cinq numéros.
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eux catholiques vietnamiennes, condamnées à de la prison avec sursis pour trouble à l'ordre
public et dégradation de propriété, ont porté plainte contre des médias officiels, contestant la couverture de leur procès, a indiqué leur avocat lundi.
Huit catholiques, âgés de 21 à 63 ans, avaient comparu le 8 décembre à Hanoï. On leur reprochait des activités religieuses illégales, dans des manifestations hors des lieux de culte, et la destruction d'un mur sur un terrain que se disputent l'église et le régime communiste.
Ils avaient reconnu leur participation aux rassemblements mais affirmé avoir voulu défendre la propriété de l'église. Sept avaient écopé de peines de prison avec sursis, le huitième d'un avertissement.
Le 8 janvier, deux d'entre eux, deux femmes, ont déposé plainte contre le quotidien Hanoi Moi et la chaîne publique de télévision VTV1. Elles reprochent aux médias de leur avoir fait reconnaître avoir violé la loi, a expliqué Me Le Tran Luat.
Nguyen Thi Viet et Ngo Thi Dung estiment ne pas avoir "commis de délit en faisant des prières simplement pour la justice et la paix", a-t-il poursuivi. "Pendant tous le temps de l'enquête et du procès, elles ont seulement reconnu avoir cassé un mur illégalement construit sur la terre de l'Eglise".
Elles demandent "des corrections officielles" dans ces médias, a-t-il ajouté.
Précédemment, les huit catholiques avaient déjà tous fait appel.
Leur procès en première instance était intervenu après des mois de tensions avec le régime.
Il y a un an, les catholiques amorçaient des manifestations sur le terrain de l'ex-ambassade du Vatican à Hanoï, l'un des sites les plus symboliques dont ils contestent la saisie par les communistes après le départ des Français en 1954.
Ces rassemblements s'étaient multipliés et étendus à un autre site, celui de Thai Ha où le mur avait été détruit et où les catholiques ont accusé la police d'agressions avec des matraques électriques -- version contestée par Hanoï.
L'Eglise catholique vietnamienne compte la communauté la plus importante d'Asie du Sud-Est après celle des Philippines -- quelque six millions de fidèles. Comme les autres religions, elle reste soumise au contrôle du régime.
n tribunal yéménite a ouvert samedi le procès d'une cellule de trois islamistes, accusée d'avoir
communiqué par internet avec le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, pour comploter contre le Yémen.
La cellule est accusée de "la publication de communiqués mensongers et tendancieux au nom de l'Organisation du Jihad islamique" sur de possibles attentats à Sanaa et d'autres villes du Yémen dans le but de "nuire à l'ordre public", selon l'acte d'accusation présenté au tribunal de Sanaa, spécialisé dans les affaires de terrorisme.
Le principal accusé, Bassam al-Haïdari, 26 ans, a "pris l'initiative d'envoyer un message électronique de son émail personnel au Premier ministre de l'entité sioniste dans lequel il écrivait: +Nous sommes l'Organisation du Jihad islamique et vous êtes juif. Mais vous êtes honnêtes et nous sommes prêts à faire n'importe quoi+", ajoute l'acte accusation.
L'acte d'accusation affirme encore que Bassam al-Haïdari, alias Abou Ghaïth, avait ensuite "reçu la réponse du Premier ministre de l'entité sioniste dans laquelle il écrivait: "Nous sommes prêts à vous soutenir. Que vous soyez un obstacle au Moyen-Orient et nous vous soutiendrons comme un agent".
Ce suspect et ses co-accusés, Imad al-Rimi, 23 ans, et Abdallah al-Mahfal, 24 ans, sont jugés pour leurs activités durant la période de mai à septembre 2008, selon le représentant du procureur général.
Les accusés ont nié les charges et le tribunal a fixé sa prochaine audience au 17 janvier.
Le 6 octobre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait annoncé le démantèlement au Yémen d'"une cellule terroriste", en affirmant qu'elle était liée aux services de renseignements
israéliens.
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