Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 08:25

Chers lecteurs, en raison du succès d'intime conviction dont vous êtes les principaux responsables, votre quotidien judiciaire déménage
pour devenir plus performant, plus attrayant....bref, ce n'est que justice à votre égard :

voici sa nouvelle adresse :

      
       
          http://www.intimeconviction.fr/


              - nouvelles chroniques/nouveaux chroniqueurs  
- des vidéos en ligne relatives à la justice
- des interviews sur  l'actualité judiciaire


                              La justice : ses réformes, ses affaires, ses dysfonctionnements... n'ont jamais été aussi présents dans l'actualité, il est donc nécessaire qu'un média se spécialise dans ces domaines qui touchent souvent à nos libertés fondamentales.

Les affaires judiciaires sont trop régulièrement survolées par des journalistes n'ont spécialisés qui s'attachent plus au(x) scandale(s) qu'au fond.

Intime Conviction continuera de faire une revue de presse, mais nous ajouterons, quand nous le jugerons nécessaire, des bandeaux d'informations, quand nous trouverons l'information incomplète où tout simplement mal comprise.

A ce titre, ne possèdant pas la science infuse, l'équipe d'Intime Conviction vous encourage à publier des commentaires; en effet, nous sommes très attachés à vos avis qu'ils soient étayés d'arguments juridiques ou non, car nous sommes convaincus qu'en ce domaine, le fameux principe de transparence de la justice ne représente rien si les citoyens ne sont pas en mesure de donner leurs impressions.
(nous n'effectuons aucune censure excepté si les propos prennaient une tournure illégale, raciste ou incitatrice à la violence)


Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre journal ainsi qu'à la justice en général.
A ce titre, n'hésitez pas à répondre au sondage (en un clic) sur la justice, que nous vous proposons sur notre nouveau support :
http://www.intimeconviction.fr/


Enfin, le nouveau site garde un lien permanent avec l'ancien intimeconviction.com en guise d'archives des centaines d'articles déjà publiés.


Avec tout notre respect et notre transparence !
 David Castel & Benjamin Brame, administrateurs d'Intime Conviction


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Commentaires

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Bises,

jades.

Commentaire n°1 posté par jades le 09/04/2010 à 20h14
Victime d'une terrible erreur judiciaire,
DANIEL MASSÉ DEMANDE L'ANNULATION DE SA CONDAMNATION À 25 ANS DE PRISON
DEVANT LA COMMISSION DE RÉVISION DES CONDAMNATIONS PÉNALES.

Tout a commencé le 16 décembre 1994, lorsque mon père a été accusé de façon immédiate et brutale par M. et Mme Hernandez d’être la personne qui avait déposé, devant les locaux de leur entreprise de fabrication de lentilles souples, un colis piégé, une bombe incendiaire de type cocktail Molotov.

Ce colis piégé, Mme Hernandez l’avait rentré dans le local et avait demandé à son mari de l’ouvrir, ce qui leur avait occasionné, à M. Hernandez plus particulièrement, de graves brûlures.



La seule charge du dossier :
L'accusation fantaisiste portée contre mon père par les victimes


Mon père a été mis aussitôt en garde-à-vue mais il a été relâché et les gendarmes ont écrit qu’ils ne disposaient d’aucune charge; il n’a pas non plus été présenté au Parquet.

Mais aussitôt, l’administration judiciaire a considéré qu’il n’y avait pas lieu de vérifier la valeur des accusations proférées par les époux Hernandez et qu’elle pouvait décréter mon père coupable a priori.

Le parquet a osé écrire qu’il était considéré « présumé coupable » en attendant de trouver des charges et c’est ainsi qu’il a été mis en détention provisoire, détention qui a cessé au bout de six mois, puisque l’enquête n’avançait pas.

Les investigations ont donc été menées par le juge d’instruction Fernandez dans un seul sens :

Il fallait trouver des traces de la fabrication du colis dans le garage de notre maison, on n’a trouvé strictement aucune trace.

Il fallait que mon père ait menacé les Hernandez puisque ces derniers l’affirmaient, il n’y avait trace d’aucune menace, mon père n’ayant jamais menacé personne.

Il fallait que mon père soit la personne qui avait écrit l’adresse de l’entreprise sur le colis, on n’a comparé que son écriture pour n’aboutir qu’à de vagues hypothèses - alors que la requête révèle aujourd'hui que l’écriture d’un autre protagoniste en est beaucoup plus proche.

Il fallait que mon père ait un mobile et qu’il veuille se venger, il n’y avait pas de mobile même s’il subsistait un petit différent commercial de 30 000 francs qui pouvait se régler devant n’importe quel tribunal d’instance à son bénéfice puisqu’il s’agissait d’appliquer un contrat en bonne et due forme que l’instruction s’est ingéniée à écarter comme s’il n’existait pas.

Il y avait deux éléments dans le colis qui pouvaient certes servir à désigner mon père mais dont la présence signifie bien plutôt qu’ils ont été choisis à dessein, en vue de l’accuser.



Un acharnement vain et destructeur

Et comme on ne trouvait rien à charge contre mon père, on a fait durer l’instruction 5 ans et 3 mois. Cinq ans et Trois mois pendant lesquels nous avons vu notre famille et chacune de nos vies saccagées. Saccagées par un acharnement univoque et incompréhensible sans preuve, ni témoin, ni aveux.

L’affaire n’aurait jamais dû être renvoyée devant les assises tellement les charges réunies étaient inexistantes et consistaient en allégations discordantes, mais l’administration s’est acharnée encore à nuire et à nuire encore à mon père, à nuire à notre famille, à ne jamais s’interroger sur la valeur des accusations, alors qu’elles étaient en réalité fantaisistes.

Mon père a été acquitté en première instance, qu’importe, le parlement a justement voté une loi pour permettre au procureur de faire appel de cet acquittement en violation du principe de la non-rétroactivité des lois.

Le président de la cour d’assises d’appel, M. Richiardi, a décidé de faire des investigations à charge contre mon père pour obtenir à toute force les charges manquantes et une condamnation, avant de se prétendre impartial en présidant après avoir instruit. Comme le premier procès d’appel ne se déroulait pas comme prévu, il l’a fait renvoyer et il a siégé de nouveau en double violation des dispositions légales.

25 ans de prison et 800 000 euros de dommages et intérêts sur la base d’un dossier VIDE.


Un Comité de soutien que je préside s’est formé pour venir au secours de mon père et lui rendre son honneur et sa dignité - obtenir sa réhabilitation - faire échec à une justice qui n’est pas la justice républicaine, qui n’est pas la justice d’un pays démocratique.

Mon père vient, avec mon aide et l’aide de tous les membres qui composent le comité de soutien, de déposer une requête en révision pour que sa condamnation soit annulée sans renvoi.

Cette requête reprend le dossier et l’examine avec sérieux et précision :

Elle reprend toutes les allégations, les erreurs, les imprécisions de l’accusation et surtout : elle dévoile la vérité enfin élucidée de ce dossier.



La requête en révision révèle enfin le véritable mobile :
La spoliation de M. Hernandez de son entreprise


Il ne s’agissait pas d’une vengeance. Ce n’est pas mon père qui était impliqué. C’est M. Hernandez qui était visé et qu’on a voulu violemment intimider. Car à l'époque de l’explosion, la propriété de l’entreprise change subrepticement de main et M. Hernandez perd les deux tiers des 90 parts sur 100 qu’il possédait au profit de son beau-père, sans aucune contrepartie. Ce qui est resté totalement inconnu des juges.

Car tout ceci, qui mettait en cause une partie de la famille Hernandez, l’instruction n’a pas pu, n’a plus voulu le trouver, elle n’a pas voulu prendre en compte le fait qu’il s’agissait en réalité d’une affaire de famille et que l’accusation portée contre mon père cachait idéalement l’extorsion dont M. Hernandez ne fera jamais état non plus.

Aujourd’hui nous voulons simplement que la Cour de Cassation - formée en Commission de Révision - examine avec diligence la demande de suspension de sa condamnation que mon père a formulée, qu’elle prenne enfin en compte le véritable mobile qui ne concerne mon père en aucune façon mais concerne uniquement M. Hernandez, son épouse et son beau-père.

Au nom de mon père Daniel Massé, au nom de tous ceux qui nous ont rejoints dans notre combat pour une autre justice, je vous remercie de m’avoir prêté votre attention.


Merci pour votre soutien.
Yannick Massé - Président du Comité de Soutien à Daniel Massé



Le texte intégral de cette requête est à présent disponible a
Commentaire n°2 posté par Yannick Massé le 22/06/2009 à 18h53
[b]Victime d'une terrible erreur judiciaire,
DANIEL MASSÉ DEMANDE L'ANNULATION DE SA CONDAMNATION À 25 ANS DE PRISON DEVANT LA COMMISSION DE RÉVISION DES CONDAMNATIONS PÉNALES.[/b][center][ [url=http://www.presume-coupable.com/downloads.php?cat_id=6&download_id=9]Téléchargez la Requête du 22-05-2009 au format PDF[/url] ][/center]

[i]Tout a commencé le 16 décembre 1994, lorsque mon père a été accusé de façon immédiate et brutale par M. et Mme Hernandez d’être la personne qui avait déposé, devant les locaux de leur entreprise de fabrication de lentilles souples, un colis piégé, une bombe incendiaire de type cocktail Molotov.

Ce colis piégé, Mme Hernandez l’avait rentré dans le local et avait demandé à son mari de l’ouvrir, ce qui leur avait occasionné, à M. Hernandez plus particulièrement, de graves brûlures.[/i]


[b]La seule charge du dossier :
[u]L'accusation fantaisiste portée contre mon père par les victimes[/u][/b]

[i]Mon père a été mis aussitôt en garde-à-vue mais il a été relâché et les gendarmes ont écrit qu’ils ne disposaient d’aucune charge; il n’a pas non plus été présenté au Parquet.

Mais aussitôt, l’administration judiciaire a considéré qu’il n’y avait pas lieu de vérifier la valeur des accusations proférées par les époux Hernandez et qu’elle pouvait décréter mon père coupable a priori.

Le parquet a osé écrire qu’il était considéré « présumé coupable » en attendant de trouver des charges et c’est ainsi qu’il a été mis en détention provisoire, détention qui a cessé au bout de six mois, puisque l’enquête n’avançait pas.

Les investigations ont donc été menées par le juge d’instruction Fernandez dans un seul sens :

[u]Il fallait trouver des traces de la fabrication du colis dans le garage de notre maison[/u], on n’a trouvé strictement aucune trace.

[u]Il fallait que mon père ait menacé les Hernandez puisque ces derniers l’affirmaient[/u], il n’y avait trace d’aucune menace, mon père n’ayant jamais menacé personne.

[u]Il fallait que mon père soit la personne qui avait écrit l’adresse de l’entreprise sur le colis[/u], on n’a comparé que son écriture pour n’aboutir qu’à de vagues hypothèses - alors que la requête révèle aujourd'hui que l’écriture d’un autre protagoniste en est beaucoup plus proche.

[u]Il fallait que mon père ait un mobile et qu’il veuille se venger[/u], il n’y avait pas de mobile même s’il subsistait un petit différent commercial de 30 000 francs qui pouvait se régler devant n’importe quel tribunal d’instance à son bénéfice puisqu’il s’agissait d’appliquer un contrat en bonne et due forme que l’instruction s’est ingéniée à écarter comme s’il n’existait pas.

Il y avait deux éléments dans le colis qui pouvaient certes servir à désigner mon père mais dont la présence signifie bien plutôt qu’ils ont été choisis à dessein, en vue de l’accuser.[/i]


[b][u]Un acharnement vain et destructeur[/u][/b]

[i]Et comme on ne trouvait rien à charge contre mon père, on a fait durer l’instruction 5 ans et 3 mois. Cinq ans et Trois mois pendant lesquels nous avons vu notre famille et chacune de nos vies saccagées. Saccagées par un acharnement univoque et incompréhensible sans preuve, ni témoin, ni aveux.

L’affaire n’aurait jamais dû être renvoyée devant les assises tellement les charges réunies étaient inexistantes et consistaient en allégations discordantes, mais l’administration s’est acharnée encore à nuire et à nuire encore à mon père, à nuire à notre famille, à ne jamais s’interroger sur la valeur des accusations, alors qu’elles étaient en réalité fantaisistes.

Mon père a été acquitté en première instance, qu’importe, le parlement a justement voté une loi pour permettre au procureur de faire appel de cet acquittement en violation du principe de la non-rétroactivité des lois.

Le président de la cour d’assises d’appel, M. Richiardi, a décidé de faire des investigations à charge contre mon père pour obtenir à toute force les charges manquantes et une condamnation, avant de se prétendre impartial en présidant après avoir instruit. Comme le premier procès d’appel ne se déroulait pas comme prévu, il l’a fait renvoyer et il a siégé de nouveau en double violation des dispositions légales.

25 ans de prison et 800 000 euros de dommages et intérêts sur la base d’un dossier [b]VIDE[/b].


Un Comité de soutien que je préside s’est formé pour venir au secours de mon père et lui rendre son honneur et sa dignité - obtenir sa réhabilitation - faire échec à une justice qui n’est pas la justice républicaine, qui n’est pas la justice d’un pays démocratique.

Mon père vient, avec mon aide et l’aide de tous les membres qui composent le comité de soutien, de déposer une requête en révision pour que sa condamnation soit annulée sans renvoi.

Cette requête reprend le dossier et l’examine avec sérieux et précision :

Elle reprend toutes les allégations, les erreurs, les imprécisions de l’accusation et surtout : elle dévoile la vérité enfin élucidée de ce dossier.[/i]


[b]La requête en révision révèle enfin le véritable mobile :
[u]La spoliation de M. Hernandez de son entreprise[/u][/b]

[i]Il ne s’agissait pas d’une vengeance. Ce n’est pas mon père qui était impliqué. C’est M. Hernandez qui était visé et qu’on a voulu violemment intimider. Car à l'époque de l’explosion, la propriété de l’entreprise change subrepticement de main et M. Hernandez perd les deux tiers des 90 parts sur 100 qu’il possédait au profit de son beau-père, sans aucune contrepartie. Ce qui est resté totalement inconnu des juges.

Car tout ceci, qui mettait en cause une partie de la famille Hernandez, l’instruction n’a pas pu, n’a plus voulu le trouver, elle n’a pas voulu prendre en compte le fait qu’il s’agissait en réalité d’une affaire de famille et que l’accusation portée contre mon père cachait idéalement l’extorsion dont M. Hernandez ne fera jamais état non plus.

Aujourd’hui nous voulons simplement que la Cour de Cassation - formée en Commission de Révision - examine avec diligence la demande de suspension de sa condamnation que mon père a formulée, qu’elle prenne enfin en compte le véritable mobile qui ne concerne mon père en aucune façon mais concerne uniquement M. Hernandez, son épouse et son beau-père.

Au nom de mon père Daniel Massé, au nom de tous ceux qui nous ont rejoints dans notre combat pour une autre justice, je vous remercie de m’avoir prêté votre attention.[/i]

[i]Merci pour votre soutien.
Yannick Massé - Président du [url=http://www.presume-coupable.com/news.php?readmore=40]Comité de Soutien à Daniel Massé[/url][/i]


Le texte intégral de cette requête est à présent disponible au téléchargement au format PDF Acrobat, tout comme ses annexes, après identification sur le site [url=http://www.presume-coupable.com]Presume-coupable.com[/url].

N'hésitez pas à prendre connaissance ci-dessous des documents et [u]des éléments nouveaux présentés qui mettent à jour le véritable mobile qui ne concernait pas Monsieur Massé, mettant au contraire en cause certaines des personnes liées à la propriété de l'entreprise et qui, à l’époque de l’explosion précisément, ont réussi à s’en emparer par cette intimidation[/u].

[center][b][url=http://www.presume-coupable.com/downloads.php?cat_id=6&download_id=9]Requête 22-05-2009 au format PDF[/url][/b]

[url=http://www.presume-coupable.com/downloads.php?cat_id=6&download_id=10]Annexe 1[/url] · [url=http://www
Commentaire n°3 posté par Yannick Massé le 22/06/2009 à 18h50

La pêche au gros (procès Tiberi acte IV)

C’est sans enthousiasme que je me dirigeais ce lundi vers la 17ème chambre correctionnelle. Bon d’accord il y avait des vedettes au programme : les Tiberis au grand complet + Madame Afret en intermède et monsieur Bardon en vedette américaine. Mais la foule des troupes de l’ancien maire de Paris me donnait je ne sais quoi de tristesse. Des dames surtout, âgées pour la plupart, venues défendre leur maire. Des dames frisottées comme on en rencontre dans les salons de coiffure du 5ème et qui vous disent comme cet homme est brave et que ça se voit sur sa figure.

Ce qui m’amuse c’est la barre des dépositions Tous les jours elle recule. Quand elle sera au niveau du public on pourra voir enfin les mimiques de ceux qui déposent. Pour le moment c’est encore réservé au Tribunal. Quelle différence  avec le second jour où Raymond Nentien a du déposer avec Madame Affret sous son nez. Celle-ci a essayé de refaire la même chose avec Madame Mercier (vous savez, les plumes) mais le Président l’a rappelée à l’ordre.

 

A l’ouverture du procès surprise ! il manque madame Havre à l’appel Tout le petit monde judiciaire se concerte sur l’estrade. Pas de madame Havre épouse Mathieu qui n’a rien fait connaître de ses intentions.

On commence par ce Monsieur Bardon qui s’est reconverti dans le tourisme et qui travaille maintenant à Stockolm pour défendre l’image de la France. Tiens comment est-il arrivé à ce poste encore ronflant ? Se demande-t-on in petto car c’est vrai nous avons mauvais esprit (je parle pour le public)

Eh bien par réponse à une annonce internet. Il n’est pas fonctionnaire mais a un statut d’expatrié. On se trouve un peu bête d’avoir imaginé encore un réseau obscur de relations…. Mais tout est tellement glauque dans ce dossier que nous avons des excuses.


On va passer vite donc avec le sieur Bardon, un jeunot de 56 ans, maire « potiche » du 5ème arrondissement pendant l’interim de Jean Tiberi, maire de paris. Pourquoi avoir choisi cet homme ? Tout simplement parce qu’il n’avait pas la carrure d’être calife à la place du Calife. Ce dont pourtant Madame Tiberi ne va pas tarder à l’accuser.
Le président s’émeut d’un « maire de transition » comme il s’appelle lui même qui est tellement en retrait que

 «je n’avais pas mon nom sur les cartons d’invitation, je ne prenais pas la parole aux inaugurations » Est-ce une stratégie pour se dédouaner de l’Affaire ? Madame Tiberi en l’attaquant ne va pas tarder à lui rendre un peu de son honneur.
« Avec Raymond Nentien on avait un point commun : la chasse mais je ne comptais pas non plus pour lui, il prenait ses ordres de Tiberi »

 Bref le maire intérimaire ne comptait pour personne.

Pourtant son niveau (un DEUG de droit) en fait l’intellectuel de la bande !
C’est arrivé qu’il soit même évincé de son bureau par Madame Tiberi « qui était partout chez elle» elle n’avait pas besoin d’un bureau puisqu’elle pouvait s’installer où elle voulait. Trouvait-il cette omniprésence légitime ? Non même pas, il la subissait c’est tout.
Sur une question sur les rapports du couple Tiberi- Affret, Bardon a ce mot « c’était dans les murs, il existait avant moi... Monsieur Bardon n’exprime qu’un regret et c’est pour les petits fonctionnaires qui ont pâti dans leur carrière de ce qui est arrivé.


Mais arrive Xavière Tiberi et le tribunal reprend des couleurs. On sent que c’est pour ce  théâtre que son vieux fan club a accepté de franchir la Seine.
Ell
e règle le micro dont elle n’a nul besoin, parait à l’aise dans cette situation incongrue. Pas du tout sur la défensive, son truc à elle c’est l’attaque et le franc-parler « j’ai tellement entendu de fariboles que j’en ai des pulsations »

 On sent qu’on ne va pas s’ennuyer
D’abord il y a beaucoup de gens prêts à témoigner qu’ils ne l’ont jamais vue à la Mairie du 5ème où elle venait très peu. Imaginer qu’elle puisse être sous la coupe de son mari ! Quelle folie ! Madame Tiberi est d'une autre trempe ; « Tiberi ne me donne jamais d’ordre, je suis un électron libre, UNE MILITANTE DE CHOC » La parole en tout cas est libre, véhémente, haute en couleurs comme la dame : le cheveu noir et 2 couches de fond de teint.
Je n’ai jamais donné d’ordre à un fonctionnaire, s’il m’avait écouté il aurait été bien bête » quant à son mari c’est simple : il fait tout le contraire de ce qu’elle lui dit. On lui prête une influence qu’elle n’a pas. Elle avoue juste une visite ou 2 pour l’attendre sur un banc et aller déjeuner ensemble.
Le Président « qui était votre chauffeur ? »
Xavière « je n’ai pas de chauffeur »
Le P « où était votre bureau ? »
X : «  je n’ai pas de bureau « »
Bref tous ceux qui l’ont vue dans le 5ème, moi y compris (j’y reviendrai), sont des menteurs
Le ton monte « je suis le maillon faible, tous ceux qui veulent abattre Tiberi s’attaquent à moi. Il est parti de la Mairie de Paris plus pauvre qu’en entrant alors que d’autres ont fait des carrières »

Je sens qu’on va avoir droit au portrait du Saint Homme

 Notre pauvre Président a du mal à en placer une, il arrive quand même à lui demander qui sont ses ennemis essentiels : Celui qui veut être calife à la place du calife Traduisez Monsieur Bardon  L’autre c’est, bien sur Raymond Nentien, avec qui le mari a été trop gentil. Il le lui a d’ailleurs manifesté en le licenciant.
Arrivée à ce stade Xavière réclame un verre d’eau pour pouvoir continuer à parler. On n’est pas sur que ce soit une bonne idée. Le président soupire que lui aussi a parfois des envies de verre d’eau.


Le procès s’enlise. Où est posé notre président retors et intraitable. Est-il fatigué ?
Il pose ensuite des questions sur les rapports avec les autres prévenus. Melle mockrycki « je ne l’ai jamais surprise à faire autre chose que son travail » Pour quelqu’un qui dit n’être jamais à la Mairie c’est presque amusant. Si on sourit c’est à contrecœur.

 Et on arrive enfin à madame Affret la grande amie.
Le président Albert ressort son érudition, on va encore avoir droit à l’affinité d’esprits entre corses et italiens, sans oublier le clin d’oeil historique sur la république de Gênes.
« Cela n’a rien à voir » le coupe Xavière « je m’entends très bien avec des arabes et des juifs » On entend rire dans les rangs des prévenus C’est madame Sahnoune qui apprécie sans doute que sa patronne sache tenir la dragée haute à ce petit magistrat. « D’ailleurs dans le parti de mon mari il suffit d’avoir un nom en I ou en A pour être suspect »
Comment cette Sainte femme a t-elle vécu les épreuves ? « Si je m’écroulais, toute ma famille s’écroulait, c’est ma foi qui m’a sauvée » Car elle a souffert : la presse sur le dos en permanence, 15 caméras braquées sur elle dès qu’elle sortait, la lâcheté des anciens amis, sans oublier 18 de tension.
Heureusement il y en avait un dans ce marasme qui ne l’a jamais trahie : il s’agit de Nicolas Sarkozy !c’est qu’elle pourrait en citer bien d’autres des ingrats pour qui Tiberi a tout fait comme ElKabache qui lui doit sa légion d’honneur.
« Eh puis je sais qu’il faut des preuves » reprend-elle alors qu’on ne lui demande plus rien « les mensonges c’est le FAIT DES JUGES ET DES GENDARMES » La salle frémit.

Je me dis qu’au lieu d’un verre d’eau, il suffirait d’un peu de vin, même corse, pour qu’elle dise tout ce qu’elle a vraiment sur le cœur.
Un avocat de la partie civile revient sur l’omniprésence de la Dame à la Mairie du 5ème « je ne suis rien du tout, je ne peux même pas changer un fonctionnaire en place » on sent qu’elle le regrette. Pour elle 2 personnes disent l’avoir vue très souvent à la Mairie, les autres (des bataillons entiers de petits employés) sont prêts à jurer que non.

Le Président s’évertue encore : « le Tribunal essaye de comprendre parfois avec difficulté »  qui faisait quoi notamment au niveau des permanences mais Xavière reste intraitable. Elle parle de ses ouailles. C’est le quartier latin au temps des colonies « on les traite de bobos mais certains sont intelligents »

On arrive enfin à savoir à quoi passaient ses journées. La rue Vésale ! normal pour une militante « de choc » ajoute le Président. Elle y était du matin au soir.

A la question d’un avocat lui demandant s’il s’agissait d’un mensonge individuel ou une cabbale ? elle redit que personne ne l’a vue à la mairie qu’elle ne connait pas les services et qu’elle n’assiste jamais à une commission.

Arrivée à ce stade je ne résiste pas au plaisir de vous donner lecture d’un billet envoyé par Madame Tiberi à Raymond Nentien : » « Raymond ! Je suis stupéfaite !! Des soutenances de thèse à la mairie du 5e, c’est du jamais vu. Il est hors de question de recommencer sans l’autorisation de JT ». Signé Xavière.

 

Arrive Madame Affret petite dame qui arrive juste au niveau du micro. A 71 ans c’est la benjamine de la bande. Avec une voix moins forte que Xavière elle va parler beaucoup et en même temps que le Président Albert que l’on sent agacé.

La salle est moins captivée par le récit de cette sainte : c’est pas compliqué elle aime tout le monde et se dévoue 24h sur 24 pour faire plaisir à la population. Même Monsieur Nentien qu’elle décrit comme un ami « nous dînions parfois le soir, en tout bien tout honneur » Ce qui ne l’empêche pas d’en faire le vrai patron en particulier du Bureau des élections et de l’avoir qualifié de « balance » et de « menteur » lors de son interrogatoire.

Le Président est contraint de lui répéter les questions sur son travail réel en 1995-1998 qu’elle détourne pour revenir à son credo. « C’est ça que vous ne voulez pas comprendre Monsieur le président un fonctionnaire ça ne travaille pas comme à l’usine» On finit tout de même par apprendre dans ce fatras verbal que la seule délégation de signature dont elle dispose concerne les certificats d’hébergement. Ouf !

S’ensuit une énième description des bureaux de la permanence de l’élu au rez de chaussée dans la cour de la Mairie. Cette description est actée par les gendarmes pendant la perquisition. Madame Affret conteste la description ainsi faite, un avocat demande un transport sur les lieux et le Président lui rappelle sèchement que nous ne sommes pas en Cour d’Assise.

Le Président relève que l’ordinateur trouvé dans son bureau ne fonctionnait plus à l’arrivée des gendarmes. Sans surprise on apprend que Madame Affret ne s’est jamais mise à l’informatique. Ce n’est d’ailleurs pas son bureau mais juste un endroit où on entrepose des dossiers de crèche.

C’est pas compliqué La Mairie du 5ème est un endroit où personne n’a de bureau. D’ailleurs on n’y comprend plus rien Y a-t-il une ou deux mairies ? Ça fait longtemps qu’on ne se demande plus qui fait quoi.

En matière de logement, on sait que nombreux étaient les personnes qui s’adressaient à madame Affret pour en obtenir un. « C’est en dehors de votre domaine de compétence en tant qu’élue » lui rappelle le Président. On se rassure, elle n’a fait que transmettre.

Le président lui demande comme aux autres comment elle a vécu l’affaire

-« j’ai des problèmes bien plus graves, c’est pour ça que j’ai voulu garder le silence pendant l’enquête ; j’ai l’impression d’être pénalisée car j’en fais trop »

En fait Anne Marie Affret ferait une parfaite responsable elle a tout de la victime expiatoire. Parions que les Tiberi y ont pensé « elle est tellement fidèle »

 

Avec Jean Tiberi, le ton change, on monte d’un cran et on a droit sans surprise à un discours électoral largement rodé dans les campagnes du 5ème « un endroit où je suis né, où les électeurs me font confiance » Vous me permettrez de l’appeler « le Mairavie »

Ses troupes qui remplissent la moitié de la salle, sont enchantées malgré la fatigue. Pas moyen de zapper. Par choix je ne soulignerai que les points de rupture qui émaillent ce discours lénifiant.

Les contrevérités concernent Monsieur Nentien « c’est lui qui a demandé à revenir à la mairie du 5ème » jamais ma femme ne lui a téléphoné pour lui proposer le poste de Secrétaire Général.

L’omniprésence de sa douce épouse est aussi contestée à tous les niveaux. Il dit qu’elle intervenait modestement et rarement. C’est tout à fait elle.

Mine de rien le Mairavie en vient à charger M. Nentien. On tend l’oreille. Il ne va pas oser ? mais si ! En fait c’est le Secrétaire Général qui a tout fait sans jamais lui parler.

Le Président : « compte tenu de l’ampleur de l’Affaire avez-vous procédé à une enquête interne sinon pourquoi ? »

le Mairavie : « je m’en suis bien gardé à cause de l’instruction judiciaire. J’ai constaté que le Préfet n’avait pas réagi. Les citoyens non plus !  (Lyne et Yves Contassot ont l’air d’apprécier) J’ai demandé qu’on envoie des notes aux maires d’arrondissement pour attirer leur attention »

 

Question du substitut du Procureur « Donniez-vous des noms au Préfet et au Président du tribunal pour désigner des membres de la commission de révision des listes » Manque de chance le Mairavie n’en a aucun souvenir. Il condescend à expliquer que ça doit se passer comme ça dans toutes les mairies d’arrondissement : les gens en place étaient souvent repris.

Le Président intervient alors pour signaler que parmi les gens qui siégeaient à ces commissions on retrouve entre autres des noms connus comme Lucien Bertoliatti, Philippe Matthieu tous deux mis en examen .Le Mairavie « je sais seulement que je n’y ai jamais siégé »

Un avocat des parties civiles rappelle que Tiberi s’est nommé directeur de la Commission en 1996

Tollé chez les avocats de la défense « d’où sort cette pièce nous n’en avons pas eu communication ? » Déposée en début d’audience le Président propose d’en repousser l’examen.

Un second avocat revient à la charge et dit enfin ce que tout le monde sauf le fan club veut entendre

« Vous n’avez pas demandé d’enquête. C’est bien pourtant de VOTRE ELECTION qu’il s’agit »

le Mairavie : «  ça ne m’avait pas échappé » il répète encore et encore qu’il n’a jamais souhaité interférer avec l’autorité judiciaire « pour laquelle, Monsieur le Président, j’ai le plus grand respect »

Autre question intéressante « Quel est l’intérêt de R. Nentien instigateur de l’affaire d’après vous ? »

« Je me suis interrogé. Il savait, il participait. Pourquoi ne pas m’en parler ? Il espérait sans doute une nomination comme Directeur à la Ville de Paris ?il aurait pu l’avoir d’ailleurs » la voix se fait doucereuse.

 

Il demande aussi qu’on ne l’agresse pas comme le font ces brutes d’avocats qui persistent à demander des détails, comme par exemple qui a décidé que R. Nentien soit démis de ses fonctions. Responsabilité que Tiberi accepte d’assumer totalement.

Et là on touche une des clés du procès

Avocat de Madame Affret « si ma cliente avait pris une initiative malheureuse, continueriez-vous à lui faire confiance ? »

le Mairavie « oui car je sais que sa bonne foi ne peut être mise en cause »

N’est-ce pas sublime une confiance aussi aveugle ? espérons que la Justice soit plus clairvoyante.

On finira sur les questions des avocats du  Mairavie qui montrent combien celui-ci débordé de travail ne pouvait se pencher sur un détail aussi insignifiant que la liste des électeurs du 5ème.

Il est plus de 19h Le fanclub est sur les rotules.

A suivre



http://desirsdavenirparis5overblog.com
Commentaire n°4 posté par Sanchez le 15/02/2009 à 07h50
Je suis une fidèle lectrice et je me régale parfois !!
Aujourd'hui, je voulais simplement savoir si la photo floue, était un effet voulu ?
Avec toute ma fidélité.
Sarah CASTEL
Commentaire n°5 posté par Sarah CASTEL le 07/02/2009 à 22h05

JUSTICE BRULANTE

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