Partager l'article ! Astérix au tribunal: LE MONDE | 29.01.09 | 16h25 • Mis à jour le 29.01.09 | 16h25 a zi ...

Du terrain médiatique, la bataille est passée au judiciaire. En effet, dans une tribune publiée le 15 janvier dans Le Monde, Sylvie Uderzo avait lancé un appel "aux lecteurs d'Astérix" dénonçant "une manipulation" dont était victime le héros gaulois. Elle vient de décider d'intenter une action en justice.
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Pourquoi Sylvie Uderzo a-t-elle été mise à l'écart ? Qui conseille Albert Uderzo ? Hachette a-t-il suivi des consignes d'Albert Uderzo pour écarter sa fille ? Autant de questions qu'elle se pose avec son mari Bernard de Choisy. Ils ont tous les deux travaillé de longues années au sein des éditions Albert-René avant d'en être brutalement licenciés en 2007.
L'avocat de Sylvie Uderzo, Me Fedida a demandé "la communication de tous les documents qui sont liés à la vente et qui sont refusés à sa cliente." Il veut s'assurer qu'elle n'a pas été lésée lors de la cession à Hachette. Me Fedida s'interroge aussi sur la question des droits d'exploitation de l'oeuvre d'Astérix à l'avenir. Chez Hachette, on se refuse à tout commentaire, n'ayant reçu, à la date du mercredi 28 janvier, aucune assignation.
Agé de 81 ans, Albert Uderzo a en revanche répondu à sa fille "Ce qui a été cédé n'est rien de plus que des actions d'une société d'édition, les Editions Albert-René, que j'ai créée en 1979", écrit-il dans un communiqué envoyé à l'AFP. "L'accusation dirigée contre moi n'est pas seulement inspirée par l'appétit de pouvoir, elle vise à abuser les lecteurs d'Astérix en confondant de manière perfide ma qualité d'auteur et celle d'actionnaire d'une maison d'édition", poursuit-il. Le dessinateur souligne qu'il a décidé de céder à Hachette Livre ses participations dans Albert-René "dans le seul objectif de préserver l'oeuvre entreprise avec René Goscinny et de l'asseoir dans la durée."
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