Dimanche 27 novembre 2005
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Reuters
Plusieurs centaines de personnes ont participé à une marche silencieuse à Neuilly-sur-Marne, dans la banlieue parisienne, pour soutenir Chahrazad, lycéenne de 18 ans brûlée vive par un jeune homme qu'elle avait éconduit.
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La famille de la victime et les manifestants ont défilé derrière une banderole qui proclamait: "Aujourd'hui, Chahrazad. Demain, qui ? J'ai le droit de dire non."
Aspergée d'essence et brûlée à plus de 60%, la jeune fille est maintenue en coma artificiel à l'hôpital Cochin, à Paris, depuis le 13 novembre. Son agresseur est en fuite.
"Aujourd'hui, Chahrazad lutte contre la mort dans un hôpital parisien. Sa famille et tous ses amis réclament justice pour cet acte odieux", a souligné l'association Ni putes ni soumises, à l'origine de la manifestation.
"Avant Chahrazad, Sohane, Ghofrane, Stéphanie, Miu Ju ont elles aussi été victimes du machisme et de la barbarie. Rien ne peut justifier de tels actes qui ne doivent plus se reproduire."
Le président du Mrap, mouvement contre le racisme, a rappelé que "ces violences insoutenables ne sont malheureusement pas une exception en France, qui voit chaque année de trop nombreuses femmes victimes de leur conjoint, de leur compagnon ou de leurs collègues de travail".
Les droits de l'homme ne dépendent "ni de l'Occident, ni de l'Orient, ni d'une problématique religieuse, chrétienne ou musulmane", a insisté Mouloud Aounit en reprenant des propos de l'avocate iranienne Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix.
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