Cours d'Assises


Mardi 30 septembre 2 30 /09 /Sep 15:56

Actualité Lens


mardi 30.09.2008, 05:03 - La Voix du Nord

|  RÉACTIONS |

Hier après-midi, au terme de délibérations qui auront duré deux heures, la cour d'assises du Pas-de-Calais a condamné l'accusé à dix ans de prison (lire ci-contre). Réactions des trois avocats.

 

Me Jean-Bernard Geoffroy, avocat de la famille de Jérôme Dombrowski.- «  Ce qui m'a importé, c'est la mémoire du défunt qui a été sauvegardée et qui n'a pas été salie. C'était un fils aimant et aimé. C'était un frère et un oncle entouré par les proches de sa famille. En ce qui concerne la sanction, je ne peux répondre à cette question avant de l'avoir évoquée avec sa famille. Il importait avant tout qu'Abdelasid Berrag soit reconnu coupable des faits sachant qu'en début d'instruction il contestait avoir porté le coup. » Me Jérôme Delbreil, avocat de la concubine, à l'époque, de la victime.- « Ma cliente est déçue, je peux la comprendre, compte tenu de ce que l'avocat général avait demandé (dix-huit ans de réclusion). Sur un plan professionnel, je ne suis pas surpris si l'on considère l'image que veut renvoyer l'accusé. À des moments, il montre un bon visage. Et puis on est sur des coups mortels, on n'est pas sur un meurtre. » Me Pascal Leroy, avocat de l'accusé.- « Je crois que les jurés ont fait preuve d'humanité vis-à-vis de mon client. Ils ont compris que ce n'était pas le monstre dépeint par l'avocat général. Avec des réquisitions à dix-huit ans et une décision à dix ans, la cour a considéré qu'Abdelasid Berrag n'était pas quelqu'un de manipulateur mais quelqu'un qui avait du respect vis-à-vis de la victime. Il n'a pas tellement eu de réaction.

Il est épuisé par la fin du ramadan. Il n'en a pas dormi du week-end. Il est conscient de sa responsabilité et savait que la sanction allait tomber. On n'a pas parlé de cette éventualité de faire appel parce que c'était encore trop chaud. Ce qui a pollué les débats ce sont ces deux affaires de stupéfiants en maison d'arrêt. On a beaucoup parlé de cannabis (aux audiences) en oubliant parfois M. Dombrowski, ce qui m'a gêné (...). J'ai trouvé que l'avocat général avait retiré toute humanité à mon client, qu'il l'avait diabolisé. » • S. R.

> À l'audience civile qui a immédiatement suivi le verdict, l'accusé a été condamné à verser 20 000 E à l'ancienne concubine du défunt, 16 000 E aux parents et 12 000 E à chaque frère et soeur.


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Lundi 29 septembre 1 29 /09 /Sep 14:38
Seize ans après un hold-up raté, l'un des braqueurs présumés affronte la justice.Autre dossier de la session de mardi : une femme accusée de tortures. C'est le procès de l'éternel absent. Seize ans après le braquage raté de la Caisse d'épargne de Pontlieue, quatre ans après la condamnation définitive devant la cour d'appel d'assises d'Angers des trois auteurs de ce hold-up, Guy Boulie, 66 ans, complice présumé du trio, devrait se présenter à partir du mercredi 8 octobre devant les jurés de la cour d'assises de la Sarthe. Hospitalisé lors du premier procès en 2002 au Mans, l'homme était en cavale lors du procès en appel dans le Maine-et-Loire. Désormais entre les mains de la justice, il est attendu pour une audience qui devrait durer trois jours. Retour sur les faits. « C'est un hold-up ! » Le 12 août 1992, quatre malfaiteurs collent une bonne frayeur à la trentaine de personnes, clients et employés de la banque, présentes ce matin-là dans la Caisse d'épargne de Pontlieue. Les braqueurs n'atteindront jamais ni les coffres ni les guichets. Interrompus dans leur élan par une équipe de convoyeurs de fonds qui se présentent au même moment devant la banque. Puis par la cavalerie, gendarmes et policiers, qui déboule dans la foulée. On frôle le drame. Plusieurs coups de feu sont échangés. Tirés par les braqueurs comme par les forces de l'ordre. L'équipe de malfaiteurs parvient à prendre la fuite. Elle est prise en chasse par les gendarmes sur l'autoroute A 11. À la hauteur de La Ferté-Bernard, les braqueurs font de nouveau usage de leurs armes. C'est un miracle. Personne n'est blessé. En mars 1993, après un gros travail de filatures et d'écoutes téléphoniques, quatre hommes sont interpellés. Le procès de trois d'entre eux, vrais « tontons flingueurs » dignes de figurer dans des films d'Audiard, se déroule au Mans sous haute protection des hommes du RAID. Autre procès de cette session d'assises : celui de Virginie Hertz. La jeune femme est accusée de « torture ou acte de barbarie en réunion, séquestration précédée ou accompagnée de tortures ou actes de barbarie ». Les faits se sont produits fin juin 2006, dans un appartement du Mans. La victime, âgée d'une vingtaine d'années, aurait subi des sévices pendant toute une journée pour une querelle futile. L'accusée était accompagnée d'une complice présumée, mineure au moment des faits, qui a déjà été jugée par le tribunal pour enfants. Autre aspect effrayant de cette histoire : six personnes se seraient succédé dans l'appartement tout au long de la journée sans réagir ni intervenir. Âgés de 21 à 37 ans, ces quatre garçons et ces deux filles seront jugés, lundi, devant le tribunal correctionnel du Mans pour non-assistance à personne en danger. Deux affaires de viols sont également inscrites au rôle de cette session d'assises qui se tient jusqu'au10 octobre. Un dernier dossier concerne trois garçons du Maine-et-Loire condamnés en mars dernier à 10, 12 et 15 ans de réclusion pour avoir tenté de braquer un couple de gérant d'un bar-PMU d'Angers dans la nuit du 4 au 5 novembre 2005. Les trois hommes seront rejugés au Mans les 6 et 7 octobre. Ouest-France

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Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 14:54
ASSISES | Père de deux enfants, il massacre son ami homosexuel après une liaison de vingt-quatre ans. © Patrick Tondeux | L'accusé et le frère de la victime aux Assises. CATHERINE FOCAS | 26.09.2008 | 00:00

Combien de minutes ce retraité de 68 ans a-t-il agonisé? Peut-être cinq, peut-être dix, peut-être bien une demi-heure… C’est tout à fait possible, a confirmé, hier, le médecin légiste devant la Cour d’assises. Pendant ce temps, son meurtrier continuait à le poignarder, à lui obstruer le nez et la bouche pour l’asphyxier avant de s’asseoir en face de lui pour le regarder mourir en buvant un whisky. Vingt-six plaies dont deux mortelles. V., 68 ans, méritait-il une fin aussi atroce? Le Ministère public représenté par Marco Rossier parle d’une «agonie affreuse». La défense, avec Mes François ­Canonica et Olivier Boillat, se prépare à plaider le meurtre passionnel. La passion, vraiment? L’homme qui comparaît depuis hier en Cour d’assises est né en 1962. Cet ancien employé des Transports Publics Genevois (TPG) est originaire de Sainte-Croix dans le canton de Vaud. Il est marié et il a deux enfants de deux compagnes différentes. A côté de sa vie conjugale, il entretient une première liaison homosexuelle puis une deuxième en parallèle. La deuxième, c’est V. justement, dont il fait la connaissance en 1983. Ce dernier a vingt ans de plus que lui. L’accusé tente plusieurs fois de rompre, notamment à la naissance de ses enfants. Sans succès. Comment expliquer l’explosion meurtrière du 7 mai 2007 à la rue du Prieuré aux Pâquis? Selon le Ministère public, le prévenu a agi ainsi pour «remédier aux problèmes de personnalité que son homosexualité lui causait.» Pour la défense, au contraire, il s’est soudain révolté contre un homme qui le dominait dans le cadre d’une relation sado-masochiste. Qui était V. la victime? Un retraité allemand qui avait longtemps travaillé dans la mode. Il est décrit comme un homme poli et cultivé. Son frère aîné explique à la barre qu’ils étaient quatre garçons. Leur père, juriste, fonctionnaire puis militaire dans l’armée du Reich est mort au combat en France. A 29 ans, leur mère a élevé seule ses quatre fils. Mère et grand-mère sont devenues les figures marquantes et chéries de leur enfance. Il s’est senti outragé L’homosexualité de V.? Ils la connaissaient, l’acceptaient, mais n’en parlaient pas: «V. était un membre à part entière de notre famille, poursuit son frère. Il n’y avait ni mépris ni exclusion.» Le prévenu a déclaré au cours de l’enquête qu’à une occasion il s’est senti particulièrement humilié par V. Ce dernier l’a contraint à revêtir des habits de femmes. Et pas n’importe lesquels. Les propres vêtements de la défunte mère de V… Le procès se poursuit

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Mercredi 24 septembre 3 24 /09 /Sep 16:03


FAITS DIVERS mar 23 sep

Priscillia Marteau, l'ancienne petite amie du premier accusé et l'une des victimes de l'incendie, est venue mardi après-midi à la barre de la cour d'assises de Namur, justifiant son absence du matin par la non-réception de sa convocation.

Interrogée sur ses relations avec le premier accusé Francisco Sambon au moment des faits, la jeune femme, aujourd'hui âgée de 18 ans, a précisé à la cour que l'intéressé n'avait jamais été violent avec elle. Mais, sous l'effet de la boisson, il pouvait néanmoins se montrer irritable. Ce que les experts psychiatres, également entendus lors de cette deuxième journée, ont souligné.

La jeune femme a aussi confirmé au président Dominique Gérard que l'accusé lui avait dit un jour que si elle le quittait, "il prendrait sa tête et repeindrait les murs avec son sang".

Ce procès d'assises concerne trois jeunes, Fracisco Sambon (22 ans), Yves Dedobbeleer (28 ans) et Nicola Delaby (25 ans). Ceux-ci sont accusés d'une triple tentative d'assassinat par incendie perpétré la nuit du 17 au 18 mai 2006 dans un immeuble de la rue Arthur Defoin à Dinant. Immeuble dans lequel Francisco Sambon vivait.

Et la jeune femme de revenir sur la nuit du sinistre, alors qu'elle dormait dans l'appartement de son nouvel ami, Michaël Bodart, voisin de Francisco Sambon: "Au milieu de la nuit, Michaël m'a réveillée pour me dire qu'il y avait le feu dans l'immeuble. Il venait d'être prévenu par téléphone par le troisième occupant des lieux, Christian Geortay. Comme la chaleur avait déjà envahi le couloir, nous sommes tous les trois sortis par la fenêtre et nous avons trouvé refuge dehors, sur une petite plate-forme contre les rochers. Ce n'est qu'à l'arrivée des pompiers que nous avons pu être évacués".

Toutefois, à entendre le propriétaire du bâtiment voisin, dont la vue donne aussi sur les rochers, les trois victimes semblaient particulièrement décontractées en attendant les secours. L'une d'elle fumait même une cigarette. Le procès se poursuivra mercredi avec l'audition des premiers témoins de moralité.


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Mercredi 24 septembre 3 24 /09 /Sep 16:02


SOCIETE - Encore une sale journée pour Pierre Bodein, devant la cour d’assises du Haut-Rhin, où se déroule son procès en appel. Ce mardi, Georges D. était à la barre, entendu comme témoin. Georges D. a un langage fleuri et de la répartie. Il a connu Bodein "dans les bals", au milieu les années 70, et plus tard en prison. C’est lui qui a hébergé Bodein entre sa sortie de la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), en mars 2004, et son arrestation trois mois et demi plus tard dans le cadre d'une enquête sur trois meurtres, dont deux précédés de viol commis sur des mineures de 10 et 14 ans. Et il se souvient notamment d’avoir vu Bodein nettoyer des tâches de sang sur sa voiture, avec "un vieux balai" et de "l’eau sale", au lendemain de l’un des enlèvements.

Le jour où la fillette a disparu, raconte Georges D., l’accusé lui a fait faux bond dans la matinée, alors qu’ils étaient censés aller ensemble chez un ferrailleur. Le lendemain d’un autre enlèvement, se rappelle encore Georges D., propriétaire d’une casse automobile, Pierre Bodein a dû être conduit à l’hôpital à cause d’une blessure à la main. "Il m’a dit qu’il s’était fait mal avec la porte d’une camionnette", rapporte le témoin, qui ne croit pas à cette version, pas plus qu’à une autre selon laquelle Bodein se serait coupé avec une faucille dans le coffre de sa voiture.
Il se souvient que Bodein, à qui il avait fourni cette voiture, n’était "jamais là" : "Il était en vadrouille sans arrêt. On ne le voyait pratiquement jamais, il faisait juste quelques apparitions. A partir du moment où on a mis cette voiture sous son cul, il ne l’a jamais prêtée". Cette voiture, une Ford Escort du même type que celle décrite par des témoins sur les lieux de deux enlèvements, Bodein l’utilisait pour conduire à l’école ou à la piscine les filles de Georges D. "Elles m’ont dit qu’il ne parlait que de cul, qu’il leur faisait des avances, il leur a offert des chaînettes, des babioles. Je ne croyais pas que Pierre était comme ça, c'était mon ami. Il m’a même remercié quand j’ai pris sa défense". "Bodein ne comprenait pas pourquoi (ma sœur) ne lui faisait pas la bise", complète John K, le fils de Georges D, également entendu mardi. Un avocat de la partie civile questionne le père sur le rapport aux femmes de Bodein : "En général, il les sifflait. Il y a cinquante ans en arrière, je sifflais sûrement aussi, mais c’est plus tellement le style ça, non ?".
Georges D. se souvient aussi d’une conversation avec Bodein, devant un reportage télévisé consacré à l’un des enlèvements. "Il a dit que s’ils avaient mis le corps dans l’eau, c’était pour faire disparaître l’ADN." Il se tourne vers Bodein. "Pierre quand tu as vu ça, tu as dit : "ceux qui font ça, il faut leur couper le kiki !"".
Entre les deux hommes, la tension monte, surtout quand Georges D. est interrogé par l’avocat de Pierre Bodein, Me Renaud Bettcher. Le point de friction concerne notamment un couteau de type Opinel, désormais pièce à conviction en raison de l’ADN identifié dessus, que Georges D. et son fils ont retrouvé longtemps après les faits. Me Bettcher s’étonne que le couteau soit en bon état, alors qu’il est sensé avoir séjourné plusieurs mois dehors. "J’ai trouvé le couteau sous une semi-remorque (près de la casse, ndlr), c’est la vérité, je le jure", réaffirme John K. à la barre. "Mais plein de fois vous avez menti", conteste l’avocat, qui rappelle que le jeune homme a fait des déclarations divergentes aux gendarmes, eux aussi étonnés par l’état de conservation du couteau. "Parce que quand je disais la vérité, on me disait que je mentais", rétorque John K.
"Vous voulez nous faire croire que vous êtes un meilleur enquêteur que les gendarmes ?", demande Me Bettcher à Georges D. Le père n’en démord pas et donne la même version de la découverte que son fils. Dans son box, Bodein marmonne et bougonne. Les jours précédents, au fil de déclarations brouillonnes, il a semblé mettre en cause les deux hommes comme auteurs d’un éventuel "complot" à son encontre. Le voilà d’ailleurs qui traite le témoin de menteur. Georges D : "Oh toi, ferme la mon pote !". Puis il prévient à propos de Bodein, qui nie toute culpabilité, comme lors de son premier procès : "Lui, il ne parlera jamais. Depuis des années que je le connais, il n’a jamais parlé".
T.C.


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Mercredi 24 septembre 3 24 /09 /Sep 15:59


8 contributions

Publié le mardi 23 septembre 2008 à 19H15

Un homme devant initialement participer à l'assassinat d'Orlando Capozzi, tué au fusil à lunette le 15 septembre 2003 alors qu'il montait dans son Aston Martin, à Cassis, a mis en cause deux des trois accusés jugés depuis lundi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

Denis G. a désigné Christian Spadoni comme l'auteur des trois de feu qui ont abattu l'ancien bijoutier marseillais reconverti dans la promotion immobilière à Saint-Domingue. Il a présenté Jean-Yves Giustiniani comme un complice actif, évoquant un essai de l'arme quelque temps avant les faits dans une forêt du Var. 

Un expert-psychiatre estime cependant que ce témoin "ne peut pas être considéré comme fiable et crédible ayant une tendance à la mythomanie et l'affabulation". Mais qui, selon l'avocat général, "a conduit les enquêteurs sur la bonne piste".

Plus d'information demain dans La Provence


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Mercredi 24 septembre 3 24 /09 /Sep 12:12

Accusé du meurtre d'Olivier Hémon, à Saint-Germain-du-Puy, en juillet 2006, Olivier Deschateaux comparaissait, hier, devant la cour d'assises du Cher.
 
Je ne l'ai jamais renié et je lui ai gardé tout mon amour. Jean-Claude Pronteau est le père adoptif d'Olivier Deschateaux. Son témoignage et celui de son épouse ont marqué la première journée d'audience à la cour d'assises du Cher.
Olivier Deschateaux est accusé d'avoir tué, en juillet 2006, au domicile de ses parents adoptifs à Saint-Germain-du-Puy, Olivier Hémon, son ancien voisin. Un crime qu'il n'a jamais nié et qu'il raconte avec honte, debout, dans le box des accusés : « Ça s'est déroulé en quelques secondes. J'étais déchaîné, fou furieux, moi qui ne me suis jamais battu de ma vie. »
 
Le corps d'Olivier Hémon retrouvé deux mois plus tard
 
Dans un silence d'église, il explique, précisément, comment, à l'aide d'une barre à mine, il a frappé à plusieurs reprises Olivier Hémon, le laissant pour mort pendant plusieurs jours sur le sol du salon de ses parents. « Je ne savais pas quoi faire, alors j'ai mis le corps dans un container à poubelles. Mes parents étaient partis en vacances et, la veille de leur retour, j'ai ramené le corps chez moi. » Ce n'est que deux mois plus tard que les gendarmes retrouveront le corps décomposé de la victime, après avoir été appelés par des voisins incommodés par l'odeur nauséabonde.
Pendant plusieurs heures, le tribunal a cherché à retracer la personnalité d'Olivier Deschateaux. « C'est quelqu'un de très affectueux et de très attentionné », rapporte Séverine, sa compagne. « Ce qu'il a fait nous a rendus tellement malheureux qu'on n'a pas cherché à comprendre », poursuit Renée, sa mère adoptive.
 
La personnalité de l'accusé ?
“ Quelqu'un de très affectueux et attentionné ”

 
Pourtant, toute la journée, le tribunal va chercher à comprendre ce qui a motivé le geste d'Olivier Deschateaux. Banale histoire d'argent ou amitié qui dégénère ?
« Je reconnais avoir dérobé 800 € à Olivier Hémon, reprend l'accusé. Mais je le remboursais au fur et à mesure. Ce jour-là, s'il voulait me voir, ce n'était pas pour ça. Il voulait que je l'aide à trouver une excuse parce qu'il avait manqué son rendez-vous avec le juge d'application des peines. Et il ne voulait surtout pas retourner en prison. »
 
“ Il me considérait comme un dieu ”
 
Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois à la maison d'arrêt de Bourges, en 2004. Mais ils font vraiment connaissance à Vierzon, dans l'immeuble où ils sont voisins. « Il me considérait comme un dieu, mais nos relations se sont dégradées », détaille méthodiquement le prévenu.
Tant et si bien qu'Olivier Deschateaux et sa compagne décident de déménager à Mehun-sur-Yèvre. C'est là, au fond de leur cave, que le corps de d'Olivier Hémon a finalement été découvert par les gendarmes.
Olivier Deschateaux risque trente ans de réclusion criminelle. Il connaîtra, ce soir, le verdict des jurés.

Charles Martinnr.bourges@nrco.fr














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Mercredi 24 septembre 3 24 /09 /Sep 12:11

Hier, pour l’entame du procès d’assises, Alain Kernoa, qui comparaît pour l’assassinat de Mathilde Croguennec, lors du teknival de Carnoët en juin 2005, a présenté, tel Janus, deux visages.

« T’es au courant pour Kernoa ? ». Appelé à la barre, hier soir, le jeune chef de bordée embarqué sur la Jeanne d’Arc, témoigne et dit avoir « un peu honte » de ce qu’il confie à la cour d’assises des Côtes-d’Armor. Ce jour-là, au printemps 2006, le jeune militaire qui ignore tout de l’arrestation du meurtrier présumé vient de recevoir un SMS sibyllin d’un collègue marin. Message auquel il répond tout de go : « Quoi, il a violé une fille ? ». Dans le box des accusés, Alain Kernoa, 26 ans, reste impavide devant l’anecdote lourde de sous-entendus. Depuis le début de la journée, le Marseillais, accusé d’assassinat et de tentative de viol concomitante sur la personne de Mathilde Croguennec, 18 ans, ne manifeste aucune émotion à l’évocation de son passé militaire et familial. Petit, râblé, les épaules rentrées.

L'accusé au crâne rasé ne lève pas un sourcil qu’il a épais et noir de jais, à l’inventaire des sévices sexuels infligés à la victime. En cette première journée de procès qui ne s’attarde pas sur le scénario du drame, des explications, il en donne volontiers sur son parcours. D’une voix posée et un brin nonchalante, il argumente. Précise même les circonstances quand celles-ci engagent peu. Et quand cela l’arrange, il escamote. Une mécanique froide qui s’emploie à démonter le portrait qui s’ébauche. Le juge Buckel, lui, tire patiemment sur la pelote et recadre si besoin.
« Un mythomane »
Alain Kernoa, dit « K boutique » sur les pontons (sobriquet moquant son goût du petit commerce entre marins), dit encore « Le pédophile », est-il le pervers polymorphe, le prédateur sexuel qui a lardé de 28 coups de couteau la jeune fille de Langoat au matin du 26 juin 2005, en lisière du teknival de Carnoët ? Est-il le marin à l’appétit sexuel tel, que lors des escales, il dilapide toute sa solde en pratiques tarifées, de Madagascar à Kuala-Lumpur, en passant par l’Afrique ? Chasse-t-il de préférence les mineurs lors de ses escales à terre ? Un « mythomane », témoignent ses ex-collègues de la Marine qui ne veulent pas le charger pour le plaisir. S’ils ne l’ont pas pris sur le fait, ils racontent malgré tout les deux visages de l’accusé. Renfermé mais bon camarade, il s’invente, à bord, une carrure de mafieux corse et marseillais pour se donner de la prestance. Alain Kernoa confirme alimenter les ragots et s’engueuler, à l’occasion, avec ses collègues, pour ses propos peu reluisants à l’égard de la gent féminine, assimilée à de « la viande ». Peu porté sur les confessions, il poussera le bouchon, aux dires des témoins embarqués, jusqu’à s’accuser, fin 2005, du meurtre de Mathilde. Une rodomontade de plus, estiment à l’époque ses collègues qui, à la lumière crue du drame, se disent qu’il ne faisait peut-être pas « que se la raconter ».
Un enfant aimant
Pour ses parents, Alain Kernoa présente un tout autre visage. Celui d’un enfant aimant, attentionné, un grand affectif, selon sa mère qui juge que le jeune Marseillais a pété un plomb ce soir-là, du fait de l’alcool et de drogues pris sur place. Son addiction aux jeux vidéos l’aurait aussi amené à confondre virtuel et réel. Une ligne de défense que l’accusé démultipliera durant l’audience.
Des années de frustrations
Alain Kernoa s’est en tout cas longtemps cherché. Sa première victoire, après un parcours scolaire chaotique, c’est la mention « très bien » au bac pro électronique. Il a 21 ans. Un cap après des années de frustrations entretenues par un physique qui l’amène à prendre des hormones de croissance pour ne plus être le « petit » au « sac d’école qui (lui) arrive aux genoux ». Alors qu’il compte enfin se bâtir un avenir professionnel à la hauteur de ses ambitions, problème : les portes de l’université lui sont fermées. Un choc à l’heure où ses parents divorcent. Dépression et, finalement, le rebond dans la Marine où son père a fait carrière. Là, nouvelle déception. Les quarts à répétition lui conviennent mal. Sa mère le dit alors épuisé. Au printemps 2006, il convainc le psy de l’armée et résilie son contrat. Entre-temps, Carnoët. A-t-il tendu un piège à la jeune fille qui sous l’empire de stupéfiants (un cocktail de LSD, amphétamines, cocaïne, chanvre indien et ecstasy) et de l’alcool (0,85 g par litre de sang), n’était plus lucide ? Avant son interpellation, Alain Kernoa, plus porté sur Bruel que la techno, s’est trouvé une copine polonaise. La première relation stable de celui qui disait avoir 200 conquêtes à son actif.
Arnaud Morvan

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Mardi 23 septembre 2 23 /09 /Sep 11:22

22-09-2008

Spécialiste de l’évasion, Pascal Payet avait tenté de s’échapper de la prison de Villefranche en 2005. Mais son plan avait échoué. Ses complices, qui sont jugés à partir d'aujourd'hui par la cour d'assises du Rhône, risquent 30 ans de prison.

 

Lundi 4 juillet 2005, 20h. Bruno Rivollet, pilote d’hélicoptère et instructeur à l’aérodrome de Frontenas, à une trentaine de kilomètres de Lyon, attend des clients qui ont demandé à faire un baptême de l’air, quelques jours plus tôt. Mais trois hommes cagoulés et armés de kalachnikovs surgissent et l’obligent à voler jusqu’à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône, situé à quelques kilomètres. Leur objectif : libérer Pascal Payet, qui purge une peine de 30 ans de prison pour avoir tué un convoyeur de fonds. Mais Payet, 42 ans, est surtout réputé pour être un multirécidiviste avec pas moins de 3 évasions en 9 ans. D’ailleurs, c’est probablement au cours de sa détention à Luynes qu’il avait rencontré ses futurs complices qui vont tenter de le faire échapper de la prison de Villefranche par hélicoptère.
Seul problème : les trois “pirates” de l’air n’ont pas le niveau de Payet. Ils ont mal préparé leur coup et ne savent pas où faire atterrir l’hélicoptère sur le toit de la prison ! Du coup, ils sont rapidement repérés par les gardiens. Et ils sont obligés de faire demi-tour en catastrophe. En forçant leur otage à se poser dans un champ, à 5 km à peine de la prison, où les attend un quatrième complice au volant d’une Peugeot 307.
Mais la brigade anticriminalité, qui a suivi l’hélicoptère, arrive pratiquement au même moment. Une fusillade éclate. Et seuls deux malfrats parviennent à monter dans la voiture, puis à s’échapper. Alors que Lakdar Medjou, un Marseillais de 32 ans, est arrêté. Son casier judiciaire est lourd : vol, détention d’armes, recel, trafic de stupéfiants...
Les enquêteurs trouvent sur place un véritable arsenal : un pistolet automatique, deux fusils d’assaut, un pistolet mitrailleur. Puis ils partent à la recherche des trois autres complices en cavale. Rapidement, ils repèrent la Peugeot calcinée à Frontenas. Des empreintes sont alors prélevées, ce qui permettra de trouver deux autres véhicules qui ont servi à la fuite : une moto Honda près du cimetière d’Anse et un break Audi A6 près de la déchetterie de Vaise, dans le 9e arrondissement.
Mais ce n’est qu’après cinq mois d’enquête qu’ils interpellent enfin le reste de la bande : Moëz Hamdaoui, Frédéric Monteiro et Rachid Messous qui vivent dans la région marseillaise. Et qui sont tous connus des services de police.
Accusés d’enlèvement et séquestration, mais aussi d’association de malfaiteurs, ils sont jugés à partir de ce lundi par la cour d’assises du Rhône. Ils risquent 30 ans de prison.


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Mardi 23 septembre 2 23 /09 /Sep 11:11


LIèGE lun 22 sep

Mardi s'ouvrira devant le tribunal correctionnel de Huy le procès d'un Hutois âgé de 49 ans et inculpé de tentative de meurtre
 
Le 17 septembre 2006, l'individu avait lardé son ancienne compagne de neuf coups de couteau, à proximité du domicile de celle-ci, à Vierset-Barse, dans la commune de Modave, en province de Liège.

Frappée au niveau du thorax, du ventre, du dos et des côtes à l'aide d'un couteau à cran d'arrêt, la victime, grièvement blessée, avait pu être sauvée.      

Lors de son interpellation par les forces de l'ordre, l'auteur présumé des faits avait été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction de Huy qui avait alors retenu l'intention homicide, l'inculpant du chef de tentative d'assassinat.

Depuis, les faits ont été requalifiés en tentative de meurtre et le Hutois a été libéré sous conditions en janvier 2007. Mardi, son avocat plaidera l'acquittement, compte tenu du contexte particulier dans lequel se sont déroulés les faits.      

Le ministère public sera soutenue par la substitut Véronique Truillet, du parquet de Huy.

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